
« Enfin les Congolaises et les Congolais ont réussi à mettre un terme aux velléités du président Joseph Kabila de violer la constitution et l’accord de la saint sylvestre, l’empêchant ainsi de briguer un troisième mandat » se réjouit d’emblée le CLC qui sursoit momentanément à ses actions pour prouver sa bonne foi.
« Le CLC qui est déterminé à défendre l’intérêt du peuple, accepte de manière temporaire de surseoir à son programme d’action du 12, 13, 14 pour faire preuve de bonne foi et encourager le chef de l’État et la CENI à prendre de bonne grâce et au non plus au prix du sang, toutes les dispositions du sang, toutes dispositions utiles, nécessaires et urgentes, pour garantir au peuple congolais son droit le plus légitime aux élections crédibles, inclusives, apaisées et transparentes. Cependant, notre détermination demeure intacte et inébranlable, car notre combat ne prendra pas fin tant que ne seront pas remplies les conditions préalables pour des élections réellement crédibles » note le CLC.
Remerciant tous les Congolais du pays et d’ailleurs, le Comité Laic de Coordination note qu’ils sont en droit de célébrer cette « victoire historique » obtenue grâce aussi au soutien de plusieurs partenaires internationaux et régionaux de la RDC.
Mais pour le CLC, cette victoire n’est qu’une étape dans la lutte qui doit mener vers une victoire définitive.
Et cette victoire, selon le CLC, c’est celle de l’organisation des élections réunissant toutes les normes reconnues pour faire sortir le pays de « la crise multiforme actuelle».
C’est d’ailleurs pour cela que le Comité Laic de Coordination, dit non, à l’exclusion de certains acteurs politiques dans ce processus, non à l’utilisation de la machine à voter, non à l’utilisation du fichier électoral actuel « corrompu », non à « l’instrumentalisation de la CENI » et réclame le respect de l’accord de la Saint Sylvestre par la mise en œuvre des mesures de décrispation politique.
Le président de la RDC a désigné l’actuel secrétaire permanent du PPRD comme le candidat de la coalition au pouvoir à la prochaine présidentielle de Décembre 2018. Une désignation saluée par plusieurs organisations internationales et des acteurs politiques qui espèrent que c’est cette fois la dernière ligne droite vers l’organisation des élections à la fin de cette année.






