
Dans une correspondance datée du 7 février 2018 adressée au directeur de cabinet du chef de l’Etat alors en séjour à Bukavu, le président fédéral de ce parti politique de la majorité présidentielle se plaint de ne pas recevoir en fonction de ce qu’il vaut et de son apport au sein de cette famille politique.
« Au lieu de tenir compte de l’apport er du poids de chaque parti politique, c’est plutôt le clientélisme, les amitiés le tribalisme, l’égoïsme, la dictature interne et la lutte de leadership qui sont devenus les critères de réparation des responsabilités au sein de notre famille politique » se plaint d’emblée Théodore Camunani.
« Comment comprendre qu’avec tout ce que l’AFDC et son autorité morale ont apporté pour faire élire le gouverneur Claude Nyamugabo, l’AFDC ne se retrouve au gouvernement qu’avec un seul ministre après lui avoir ravi le ministère des mines que nous occupions avant ? Au lieu d’accorder des quotas aux forces politiques et sociales, on donne plutôt des postes aux collaborateurs du chef de l’Etat. Dans ce seul ministère, on ne permet même pas au ministre de se choisir un chef de cabinet. Plus de 50 emplois sont distribués sans daigner penser ou consulter l’AFDC. Tout est fait contre l’AFDC comme si nous ne travaillons pas pour le chef de l’Etat » dénonçait Théodore Camunani dans sa correspondance distillée depuis quelques heures sur les réseaux sociaux.
Le président fédéral du parti de Bahati Lukwebo va plus loin et accuse certains cadres et dirigeants de son parti politique de s’être réunis avec le directeur de cabinet pour vouloir créer une dissidence au sein du parti pour mettre en mal l’autorité morale.
« Nous savons que c’est vous qui régentez tout ici. Mais ce que nous vous demandons c’est de tenir compte de notre implantation nationale et notre loyauté au chef de l’Etat au lieu de nous considérer comme ennemis. Jusqu’à réunir le président national ai Tshisumpa et le 3ième vice-président national Kokonyangi en leur demandant de créer une dissidence au sein de l’AFDC ou de faire exploser le parti en vue d’anéantir son autorité morale. Comme si cela ne suffisait pas, c’est votre protégé, le ministre Bitakwira affiche une arrogance déconcertante jusqu’à traiter le ministre provincial AFDC Mulimbalimba de chien et en disant que notre autorité morale Bahati Lukwebo le connait mal » dit la correspondance avant d’en appeler à œuvrer pour la cohésion, la solidarité et l’équité en jouant « un rôle positif auprès du Raïs pour corriger ce qui peut l’être ». La lettre renseigne également que sur 435 administrateurs de territoire et leurs adjoints l’AFDC n’a reçu que 3 AT et 2 adjoints sans aucun maire ou son adjoint.
« Comment comprendre que sur 367 mandataires publics dans le portefeuille de l’Etat, l’AFDC n’ait que deux postes sur 367(PCA OCC et DGDA INPP) ? »
La réponse n’a pas tardé. Au lieu que ce soit le directeur de cabinet du chef de l’Etat qui réponde à la correspondance, c’est bien son camarade Joseph Kokonyangi agissant comme secrétaire général adjoint de la MP qui le fait.
Dans une correspondance adressée au président national ai de l’AFDC ce 27 février 2018, Joseph Kokonyangi suspend Théodore Camunani du poste de coordonateur provincial adjoint de la MP Sud-Kivu.
« Dans l’attente de votre réponse, l’auteur du mémorandum susvisé est suspendu de ses fonctions de coordonateur adjoint de la MP/Sud-Kivu jusqu’à nouvel ordre».
Ces correspondances sont révélées alors que le parti de Bahati Lukwebo a commencé une sorte de ballet diplomatique autour du gouverneur du Sud-Kivu Claude Nyamugabo ce deux derniers jours pour dit-on apporter son soutient total à l’autorité provinciale. Des communiqués sur des médias locaux ont encore été lus dans ce sens au nom de ce parti de la majorité présidentielle comme si la seule rencontre avec le nouvel exécutif provincial ne suffisait pas.
Jusqu’où ira cette nouvelle saga entre enfants d’une même famille ? Théodore Camunani Ruhamanyi a-t-il pris unilatéralement l’initiative d’écrire cette correspondance sans l’aval de son autorité morale ? N’y a-t-il pas des problèmes réels au sein du parti crée par Bahati Lukwebo ? Va t-on vers la rupture entre ce parti et son grand frère, le PPRD ou carrément vers le dédoublement de ce parti?
En tout cas, on ne tardera pas à le savoir mais en attendant la méfiance règne entre les membres de ce parti politique et les autres sociétaires de la majorité présidentielle. « Tout peut arriver » commente une source au sein de la MP au Sud-Kivu qui a préféré garder l’anonymat.
Honneur-David Safari
Le Général Major Mundos donne des orientations à ses troupes
Ça ne se passe pas tous les jours en République Démocratique du Congo. Pourtant, c’est arrivé dans la ville de Bukavu.
Le commandant 33ième région militaire (Sud-Kivu, Maniema) a ordonné l’arrestation immédiate du commandant ville des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.
Colonel de son état, cet officier FARDC est venu à la rescousse d’une chef de Division suspendue par le Gouverneur de Province.
Tout commence par la grogne des agents de la Division de l’urbanisme qui ont refusé à la cheffe de division provinciale de l’urbanisme qui a dernièrement été suspendue d’accéder à son bureau situé sur avenue Nyawera en commune d’Ibanda, le matin de ce mercredi 25 septembre 2019.
Selon ces agents, c’est inconcevable qu’elle continue à poser des actes qui engagent leur division alors qu’elle a été suspendue.
Ce qui a poussé l’ancienne cheffe de division Béatrice Maroy Nsimire à faire appel au commandant ville de l’armée de Bukavu qui avec ses éléments ont tenté de bousculer ces agents qui étaient depuis tôt le matin regroupés devant le bureau de leur division.
Un acte fermement condamné par le commandant de la 33ème région militaire basée au Sud-Kivu et au Maniema, le général Akili Muhindo Mundos, qui est arrivé sur le lieu.
Celui-ci a interpellé le colonel commandant ville pour violation des consignes car, indique-t-il, en aucun cas on ne peut faire appel à l’armée pour régler des questions civiles.
Pour le numéro Un de l’armée au Sud-Kivu, aucun comportement d’indiscipline de la part des éléments FARDC ne doit être toléré. Il met également en garde des responsables politiques et administratifs qui tentent d’utiliser l’armée pour leurs intérêts égoïstes.
Ce n’est pas la première fois que le Général Akili Muhindo dit « Mundos» impose de l’ordre au sein de ses troupes. Plusieurs officiers de l’armée ont été déjà remis à la justice pour répondre de leurs actes après des infractions commises à différents niveaux.
Cet autre officier attend donc d’être fixé sur son sort et nombreux pensent qu’il servira certainement d’exemple à ceux qui voudraient fouler au sol les lois du pays en utilisant leur influence.
Jean-Luc M.

Le mouvement NON a été initié par le Professeur Gustave Mushagalusa Nachigera, recteur de l’Université Evangélique en Afrique et l’asbl COCORICO, une organisation qui a pour mission, l’éveil des consciences et la promotion des talents.
Selon les organisateurs, le mouvement NON a été lancé dans le but d’appeler à un engagement plus large et plus solide contre les non valeurs en renonçant à celles-ci et en les dénonçant.
Ce mouvement vise surtout à sensibiliser, à appeler les différentes couches de la population congolaise à un engagement contre les multiples antivaleurs qui ruinent la société.
«à travers le mouvement NON, les enseignants, les élèves, les artistes, les jeunes des différents horizons s’engagent à lutter contre les antivaleurs dans la ville de Bukavu et bientôt partout en RDC. Le changement souffle déjà. Bientôt les gens, dans tous les secteurs de la vie nationale, vont s’engager dans la lutte car, c’est le moment ou jamais» indiquent-ils
A en croire notre source, ce mouvement va toucher les chauffeurs, les motards, les policiers, les politiciens, les enseignants, les journalistes, les médecins, les élèves, les étudiants, les commerçants, les usagers de la route, bref, toute la communauté dans sa diversité.
«dire NON, c’est dire non aux antivaleurs, non au trafic d’influence, non la corruption, non au clanisme, au tribalisme, au régionalisme et à toutes les formes de discrimination, non à ces fléaux qui gangrènent notre pays et freinent son développement» poursuit-il
Le Mouvement NON est donc un mouvement de lutte contre les anti valeurs.
Un mouvement qui regroupe des hommes et des femmes du monde entier, unis par les idéaux du changement et qui rêvent d’un Congo, d’une Afrique et d’un monde meilleur et plus beau qu’avant.
Les organisateurs appellent donc toute la population à adhérer massivement à ce mouvement en se joignant à eux.
Jean-Luc M.
OC Muungano au stade de l’Unité de Goma (2018) Ph. Tiers
La troisième journée de Vodacom Ligue2 en RD Congo s’est poursuivie ce jeudi 26 septembre 2019 au stade de l’Unité d’ Uvira dans le Sud-Kivu. Une rencontre était au programme dans ce stade, et a vu les corbeaux du FC Vivi s’affronter aux Shalalilés de l’OC Muungano.
Pour ce choc de la journée, les corbeaux du FC Vivi ont cette fois été tenus en échec par les Shalalilés (0-0), après les deux succès de suite pour les champions du Sud-Kivu en titre (FC Vivi) depuis le début du championnat.
Dans cette rencontre, les visiteurs (OC Muungano) étaient toujours derrière une première victoire de la compétition pour se relancer, alors que les locaux eux (FC Vivi), cherchaient à conserver leur première place mise sous pression par les équipes du Nord-Kivu, et autres concurrents d’autres provinces dans ce championnat.
Dans cette rencontre Muungano a terminé le match à 10 contre 11 après l’exclusion à la 88e minute de son capitaine Mukamba Badido, après avoir accumulé deux cartons jaunes dans cette rencontre.
Ce match nul de la soirée donne plus d’avantage aux corbeaux d’ Uvira qui suite à ce Résultat devront se contenter de garder la première place avec 7 points pour trois matchs déjà livrés. A ce moment là, les Shalalilés restent loin derrière avec 2 points enregistrés en trois sorties.
Pour cette même compétition, il y a eu match ce jeudi à Goma :
A 13h30, le Daring Club Virunga s’est offert le FC Kasindi par le score de 2-0, dans un match en retard de la deuxième journée, et à 15h30, pour cette même occasion, les Verts et Noirs de l’ AS Kabasha ont prouvé leur suprématie en surclassant l’ AC Capaco de Beni (2-0).
Avec ces victoires, les deux Cadors de Goma (Virunga et Kabasha) totalisent à leur tour 6 points et s’approchent de la tête du classement. ces derniers semblent déjà rivaliser entre-eux à distance avec des résultats similaires : (victoire 2-1 pour chacun à la première journée, puis 2-0 pour les deux équipes lors de la seconde journée).
Notons que pour la quatrième journée, l’OC Muungano accueillera à Bukavu l’équipe de Cadev du Maniema, match prévu pour le 29 septembre 2019, alors que les corbeaux de Vivi devront attendre un peu pus tard pour voyager à Kisangani en date du 13 octobre prochain, pour affronter le CS Makiso.
Eric Shukrani






