RDC: 3 congolais trafiquants illégaux des singes arrêtés au Zimbabwe, la mise en garde de Claude Nyamugabo

Claude Nyamugabo
Le ministre Claude Nyamugabo en visite au PNKB. Ph. Lapruunellerdc..info

Le Ministre congolais de l’Environnement et Développement durable Claude Nyamugabo; dit exprimer le vif regret d’apprendre la saisie au Zimbabwe des mains des trafiquants illégaux; en date du 08 septembre 2020, de 32 spécimens vivants de chimpanzés; en provenance de la Province du Haut-Katanga, en République Démocratique du Congo.

Cette saisie a été effectuée à Chirundu, ville frontalière du Zimbabwe et de La Zambie; alors que l’envoi illégal est passé par le poste frontalier terrestre de Mokambo; dans la Province du Haut-Katanga; pour se diriger vers l’Afrique du Sud.

Dans un communiqué, le Ministre Claude Nyamugabo indique que 4 personnes bien identifiées, dont trois de nationalité congolaise et une de nationalité malawite: sont aux arrêts et devront répondre de leurs actes devant la justice zimbabwéenne.

«Cependant, les premières observations renseignent sur le papier l’exportation de 32 spécimens vivants de chimpanzés accompagnés de faux documents; attestés par les services douaniers de Mokambo du côté de ta République Démocratique du Congo et du côté zambien; jusqu’au poste frontalier de Chirundu du côté zambien. Toutefois, l’inspection douanière au poste frontalier de Chirundu du côté zimbabwéen révèle paradoxalement qu’il ne s’agit pas de 32 chimpanzés vivants; mais plutôt de 29 spécimens vivants d’espèces de singes (Cercopithecus spp.)» dit-il.

Claude Nyamugabo rassure que l’enquête se poursuit par les services techniques spécialisés zimbabwéens; en collaboration avec l’Institut Congolais pour la Conservation de [a Nature (ICCN); pour identifier exactement les spécimens, objets de saisie au Zimbabwe; avant d’envisager leur rapatriement en République Démocratique du Congo.

Lire aussi Kinshasa: le propriétaire de l’hôtel Béatrice traduit en justice pour mise en consommation des bébés chimpanzés

Par ailleurs, le Ministre de L’Environnement dit également d’être informé par l’ICCN, de la saisie par les éco-gardes du Parc National de la Garamba; de 56 kg d’écalles de pangolin (Manis spp), en date du 09 septembre 2020; dans Le territoire de Niangara situé dans la Province du Haut-Uele. Ces écailles étaient stockées dans une résidence d’un particulier; en préparation de leur exportation à une destination non encore connue; en empruntant le poste frontalier d’Ariwara; Province du Haut-Uele, et franchir la frontière Ougandaise.

Claude Nyamugabo attire l’attention de l’opinion que tous les primates dont font partie notamment gorilles; chimpanzés, bonobos, colobes, babouins; cercopithèques et autres espèces de sing; sont protégés par la Convention de Washington, la loi n°14/003 du 11 février 2014; relative à la conservation de la nature, et par la loi n°82-002 du 28 mai 1982, portant réglementation de la chasse.

«Si les singes en général, à part quelques-uns, sont partiellement protégés, en revanche, tous les grands singes (gorilles, bonobos et chimpanzés) et tous les pangolins (lanis spp.); sont intégralement protégés. Par conséquent, il est interdit de les tuer, de les blesser, de les capturer, de les détenir, de les vendre ou de les acheter vivants; morts ou leurs sous-produits ainsi que d’en consommer la viande, sous peine des sanctions pénales lourdes; prévues par les lois susmentionnées, pouvant aller jusqu’à dix ans de servitude pénale.» prévient Claude Nyamugabo.

Le Ministre de L’Environnement et Développement durable invite également toute personne à dénoncer le braconnage; et le commerce illégal des espèces de faune et de flore sauvage; «qui ont des effets négatifs sur la santé, sur la sécurité, sur la biodiversité congolaise et sur les changements climatiques.»

Museza Cikuru

Etiquettes:

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.