RD Congo : Des rebelles du M23 ont été recrutés pour réprimer les manifestations et ont aidé Kabila à se maintenir au pouvoir selon HRW – La PrunelleRDC.info

Selon l’ONG, les combattants du M23 ont été recrutés entre octobre et début décembre 2016 dans des camps militaires et de réfugiés en Ouganda et au Rwanda, où de nombreux combattants du M23 sont basés depuis la défaite du groupe armé dans l’est de la RD Congo en novembre 2013.

« Une fois en RD Congo, les combattants du M23 ont été déployés dans la capitale, Kinshasa, et dans les villes de Goma et de Lubumbashi dans l’est et le sud du pays. Ils ont reçu de nouveaux uniformes et des armes et ont été intégrés dans la police, l’armée et des unités de la Garde républicaine, le détachement de sécurité présidentielle. Des officiers des forces de sécurité congolaises—dont bon nombre étaient issus de rébellions précédentes soutenues par le Rwanda et avaient ensuite été intégrés dans l’armée congolaise—se sont occupés d’eux, les payant bien et leur fournissant un logement et de la nourriture. Pour protéger le président et étouffer les manifestations, les combattants du M23 ont reçu des ordres explicites d’utiliser la force létale, y compris à « bout portant » si nécessaire », renseigne le nouveau rapport de HRW.

L’ONG rapporte aussi que bon nombre des combattants du M23 recrutés ont été renvoyés en Ouganda et au Rwanda à la fin du mois de décembre et au début du mois de janvier 2017. Cependant, poursuit le document, les forces de sécurité congolaises ont de nouveau recruté secrètement des combattants du M23 depuis le Rwanda et l’Ouganda entre mai et juillet 2017.

« Ces combattants ont été envoyés à Kisangani dans le nord-est de la RD Congo où ils attendaient de suivre une formation, présumément pour les préparer à des « opérations spéciales » futures afin de répondre à toute menace contre le maintien au pouvoir de Kabila », ajoute le rapport qui n’a pas encore été commenté par les autorités congolaises.

De son côté, Bertrand Bisimwa, président du M23, confirme les faits révélés du rapport publié ce lundi par l’organisation Human Right Watch, accusant le gouvernement de la RDC d’avoir saboté l’accord de paix de Nairobi.

L’organisation internationale de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch vient de publier une série de révélations accusant les autorités congolaises d’avoir recruté d’anciens rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) pour réprimer les manifestations au pays.

“Des officiers supérieurs des forces de sécurité congolaises ont recruté clandestinement d’anciens combattants rebelles pour réprimer violemment les manifestations contre lui, a établi Human Rights Watch dans un nouveau rapport.”

Selon cette organisation, les officiers ont fait venir au moins 200 anciens combattants du groupe rebelle M23 de l’Ouganda et du Rwanda voisins et leur ont donné l’ordre de tuer les manifestants si nécessaire et d’éliminer toute menace pour la présidence de Kabila.

Concernant le rapport de HWR, précisons que le gouvernement [de la] RDC a saboté la mise en œuvre des déclarations de Nairobi pour recruter clandestinement quelques déserteurs et indisciplinés radiés du m23 pour des activités que nous ignorons“, dit-il via son compte Twitter.  “Ils sont cantonnés à Kisangani et à Goma“, ajoute-t-il.

La Rédaction

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