
«La discrimination délibérée de certaines communautés dans la gestion de la province du Sud Kivu », c’est l’un des points motivant la pétition en cours de la population des territoires de Fizi, Uvira, Shabunda et Mwenga pour réclamer la scission de la province du Sud-Kivu. Dans cette pétition parvenue à Laprunellerdc.info ce samedi 11 Mai 2019, les ressortissants de quatre territoires compte adresser une lettre auprès de la présidente de l’assemblée nationale de la RDC et à tous les députés nationaux à Kinshasa pour demander la création de la province d’Elila.
«Nous, Ressortissants de territoires de Fizi, Uvira, Shabunda et Mwenga avons l’honneur de vous présenter cette pétition relative à notre volonté de mettre à jour une entité provinciale dénommée ‘la province Elila’, conformément à la constitution de la République Démocratique du Congo modifié par la loi nº 11/002 du 20 Janvier 2011 portant révision de certains articles de la constitution de la République Démocratique du Congo du 18 Février 2000 en son article 218, alinéa 4 qui confère à une fraction du peuple congolais, en l’occurrence 100.000 personnes, s’exprimant par une pétition adressée à l’une des 2 chambres , l’initiative de la révision constitutionnelle » lit-on dans cette pétition.
Ces ressortissants de quatre territoires précités motivent également leur pétition par la grandeur de la province du Sud-Kivu, le manque de descentes des autorités gouvernementales dans l’espace Elila, le non-respect de la géopolitique lors du partage des postes et la « chasse » contre des personnalités politico-administratives de l’espace Elila.
«La province du Sud Kivu est la seule en République Démocratique du Congo qui fonctionne avec 8 territoires alors que les autres en comptent 3 à 4. Tous les Gouverneurs qui se sont succédé à la tête de la province pendant deux décennies ne font pas l’itinérance dans certaines entités territoriales à cause de la grandeur de la province, ce qui consacre leur exclusion dans la gestion de la province. La discrimination délibérée de nos communautés dans la gestion de la province provoquant un sentiment total de la marche vers le développement. Les politiques des territoires du Nord (Walangu, Kabare, Idjwi et Kabare) se caractérisent par une instabilité casanière qui ne tient pas compte de la géopolitique à savoir l’assemblée provinciale, le Gouvernorat, les divisions provinciales, les entreprises publiques, etc. La non gestion équitable de la province entre deux districts (le Kivu Central et le Sud-Kivu) que couvre actuellement le Sud-Kivu. La chasse à certaines personnalités politico-administratives qui ne sont pas originaires des territoires du Nord” souligne ce document.
Ces ressortissants de l’espace Elila demandent à la présidente de l’Assemblée Nationale de respecter la constitution en son article 4 qui stipule que des nouvelles provinces et entités territoriales peuvent être créées par démembrement ou par regroupement dans les conditions fixées par la loi.
Cette pétition est la suite logique des initiatives de certaines personnalités politiques et sociales du Sud-Kivu au lendemain des tractations par rapport à l’élection des animateurs du bureau définitif de l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu.
Dans une déclaration, le pasteur Nicolas Kyalangalilwa avait, au nom du Mouvement du 14 mars annoncé des actions de sensibilisation pour motiver les habitants de ces entités à réclamer ce droit de disposer d’une province ; celle d’Elila. Depuis, plusieurs autres rencontres ont été faites entre des leaders politiques et sociaux de l’espace dit « Elila » réfléchir sur la matérialisation de cette idée.
Cette demande a créé des fortes tensions au sein des différentes couches sociales et politiques en province qui suspectent les initiateurs de véhiculer des idées «tribalo ethniques » pour justifier leur tentative de positionnement politique ou encore d’être manipulés par des ennemis de la RDC.
Jean-Luc M.
Le Général Major Mundos donne des orientations à ses troupes
Ça ne se passe pas tous les jours en République Démocratique du Congo. Pourtant, c’est arrivé dans la ville de Bukavu.
Le commandant 33ième région militaire (Sud-Kivu, Maniema) a ordonné l’arrestation immédiate du commandant ville des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.
Colonel de son état, cet officier FARDC est venu à la rescousse d’une chef de Division suspendue par le Gouverneur de Province.
Tout commence par la grogne des agents de la Division de l’urbanisme qui ont refusé à la cheffe de division provinciale de l’urbanisme qui a dernièrement été suspendue d’accéder à son bureau situé sur avenue Nyawera en commune d’Ibanda, le matin de ce mercredi 25 septembre 2019.
Selon ces agents, c’est inconcevable qu’elle continue à poser des actes qui engagent leur division alors qu’elle a été suspendue.
Ce qui a poussé l’ancienne cheffe de division Béatrice Maroy Nsimire à faire appel au commandant ville de l’armée de Bukavu qui avec ses éléments ont tenté de bousculer ces agents qui étaient depuis tôt le matin regroupés devant le bureau de leur division.
Un acte fermement condamné par le commandant de la 33ème région militaire basée au Sud-Kivu et au Maniema, le général Akili Muhindo Mundos, qui est arrivé sur le lieu.
Celui-ci a interpellé le colonel commandant ville pour violation des consignes car, indique-t-il, en aucun cas on ne peut faire appel à l’armée pour régler des questions civiles.
Pour le numéro Un de l’armée au Sud-Kivu, aucun comportement d’indiscipline de la part des éléments FARDC ne doit être toléré. Il met également en garde des responsables politiques et administratifs qui tentent d’utiliser l’armée pour leurs intérêts égoïstes.
Ce n’est pas la première fois que le Général Akili Muhindo dit « Mundos» impose de l’ordre au sein de ses troupes. Plusieurs officiers de l’armée ont été déjà remis à la justice pour répondre de leurs actes après des infractions commises à différents niveaux.
Cet autre officier attend donc d’être fixé sur son sort et nombreux pensent qu’il servira certainement d’exemple à ceux qui voudraient fouler au sol les lois du pays en utilisant leur influence.
Jean-Luc M.

Le mouvement NON a été initié par le Professeur Gustave Mushagalusa Nachigera, recteur de l’Université Evangélique en Afrique et l’asbl COCORICO, une organisation qui a pour mission, l’éveil des consciences et la promotion des talents.
Selon les organisateurs, le mouvement NON a été lancé dans le but d’appeler à un engagement plus large et plus solide contre les non valeurs en renonçant à celles-ci et en les dénonçant.
Ce mouvement vise surtout à sensibiliser, à appeler les différentes couches de la population congolaise à un engagement contre les multiples antivaleurs qui ruinent la société.
«à travers le mouvement NON, les enseignants, les élèves, les artistes, les jeunes des différents horizons s’engagent à lutter contre les antivaleurs dans la ville de Bukavu et bientôt partout en RDC. Le changement souffle déjà. Bientôt les gens, dans tous les secteurs de la vie nationale, vont s’engager dans la lutte car, c’est le moment ou jamais» indiquent-ils
A en croire notre source, ce mouvement va toucher les chauffeurs, les motards, les policiers, les politiciens, les enseignants, les journalistes, les médecins, les élèves, les étudiants, les commerçants, les usagers de la route, bref, toute la communauté dans sa diversité.
«dire NON, c’est dire non aux antivaleurs, non au trafic d’influence, non la corruption, non au clanisme, au tribalisme, au régionalisme et à toutes les formes de discrimination, non à ces fléaux qui gangrènent notre pays et freinent son développement» poursuit-il
Le Mouvement NON est donc un mouvement de lutte contre les anti valeurs.
Un mouvement qui regroupe des hommes et des femmes du monde entier, unis par les idéaux du changement et qui rêvent d’un Congo, d’une Afrique et d’un monde meilleur et plus beau qu’avant.
Les organisateurs appellent donc toute la population à adhérer massivement à ce mouvement.
«Entrez en contact avec nous et rendez encore plus réelle et plus forte cette lutte téléphone/Whatsapp : (+243) 896340495, cocoricoasbl@gmail.com, Cocorico Drc, Mouvement NON»
Jean-Luc M.
OC Muungano au stade de l’Unité de Goma (2018) Ph. Tiers
La troisième journée de Vodacom Ligue2 en RD Congo s’est poursuivie ce jeudi 26 septembre 2019 au stade de l’Unité d’ Uvira dans le Sud-Kivu. Une rencontre était au programme dans ce stade, et a vu les corbeaux du FC Vivi s’affronter aux Shalalilés de l’OC Muungano.
Pour ce choc de la journée, les corbeaux du FC Vivi ont cette fois été tenus en échec par les Shalalilés (0-0), après les deux succès de suite pour les champions du Sud-Kivu en titre (FC Vivi) depuis le début du championnat.
Dans cette rencontre, les visiteurs (OC Muungano) étaient toujours derrière une première victoire de la compétition pour se relancer, alors que les locaux eux (FC Vivi), cherchaient à conserver leur première place mise sous pression par les équipes du Nord-Kivu, et autres concurrents d’autres provinces dans ce championnat.
Dans cette rencontre Muungano a terminé le match à 10 contre 11 après l’exclusion à la 88e minute de son capitaine Mukamba Badido, après avoir accumulé deux cartons jaunes dans cette rencontre.
Ce match nul de la soirée donne plus d’avantage aux corbeaux d’ Uvira qui suite à ce Résultat devront se contenter de garder la première place avec 7 points pour trois matchs déjà livrés. A ce moment là, les Shalalilés restent loin derrière avec 2 points enregistrés en trois sorties.
Pour cette même compétition, il y a eu match ce jeudi à Goma :
A 13h30, le Daring Club Virunga s’est offert le FC Kasindi par le score de 2-0, dans un match en retard de la deuxième journée, et à 15h30, pour cette même occasion, les Verts et Noirs de l’ AS Kabasha ont prouvé leur suprématie en surclassant l’ AC Capaco de Beni (2-0).
Avec ces victoires, les deux Cadors de Goma (Virunga et Kabasha) totalisent à leur tour 6 points et s’approchent de la tête du classement. ces derniers semblent déjà rivaliser entre-eux à distance avec des résultats similaires : (victoire 2-1 pour chacun à la première journée, puis 2-0 pour les deux équipes lors de la seconde journée).
Notons que pour la quatrième journée, l’OC Muungano accueillera à Bukavu l’équipe de Cadev du Maniema, match prévu pour le 29 septembre 2019, alors que les corbeaux de Vivi devront attendre un peu pus tard pour voyager à Kisangani en date du 13 octobre prochain, pour affronter le CS Makiso.
Eric Shukrani






