Le mouvement citoyen réveil des indignés a lancé, dès ce jeudi 1 mars 2018, une pétition visant à contraindre la CENI à retirer la machine à voter du processus électoral en RDC. Ceci fait suite à un sondage que cette organisation citoyenne a effectué dans la ville de Bukavu, et dont 84.6 % d’avis se sont avérés défavorables à l’adjonction de cette approche découlant de la nouvelle technologie.
423 des 500 bukaviennes et bukaviens ayant accepté d’accorder leur opinion au mouvement Réveil des indignés, ont rejeté l’utilisation de la machine à voter pour plusieurs raisons dont le manque de crédibilité entre les parties prenantes à cette compétition démocratique nationale. Pour monsieur Adrien Zawadi, militant au sein du mouvement citoyen, le rejet de cet outil est impérieux et ne comportera aucun impact négatif sur le bon déroulement des élections.
« Parmi les raisons qui ont été avancées par ceux qui ont dit non à la machine [à voter], et qui sont à 84.6 %, ils disent que la machine à voter n’était pas parmi les 17 contraintes qui ont été soulevées par la CENI … Et donc, il va de soi qu’elle n’est pas indispensable », a dit monsieur Adrien Zawadi lors de la réunion ayant consisté au lancement de la pétition du mouvement Réveil des indignés.
En dépit des insinuations du président de la CENI, faisant état de l’organisation des élections en juillet 2019 en cas de non utilisation de la machine à voter, les indignés n’avouent pas être tombés dans un piège en s’insurgeant contre cette donne hautement technologique préconisée par l’instance officielle ayant l’organisation des élections dans ses attributions.
« Il n’a pas planifié en fonction de la machine machin à voter parce que les élections de 2006 [et celles de 2011] se sont passées sans cette machine. Et c’est la CENI qui a préparé ces élections là ! Et donc, il y a moyen encore qu’ils puissent retirer cette machine et organiser les élections avec les bulletins de vote », a renchérit monsieur Adrien Zawadi.
Alors que la CENI réceptionnait à l’aéroport de N’djili, ce mercredi 28 février, un premier lot de 200 machines à voter, le mouvement des indignés s’envole dans la poursuite de la campagne contre l’utilisation de cet outil qu’il considère comme une manœuvre dilatoire visant à obstruer le bon déroulement des scrutins en RDC.
Le combat est, depuis lors, ouvertement déclaré entre le mouvement citoyen et l’institution pilotée par Corneille Nangaa. Le plus tenace est, sans nul doute, celui qui l’emportera.






