Des membres de la CENI lors de la publication des listes provisoires des candidats à Kinshasa. Ph. Tiers
La Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) a rejeté tard dans la soirée de ce vendredi six candidatures à la Présidentielle dont celle de l’ancien vice-président et ténor de l’opposition, Jean-Pierre Bemba, ainsi que celle de 3 anciens Premiers ministres en l’occurrence : Antoine Gizenga, Samy Badibanga et Adolphe Muzito.
Pour Jean-Pierre Bemba, les raisons invoquées par la centrale électorale sont liées à sa « condamnation par la Cour pénale internationale » en mars 2018 à un an de prison et 300.000 euros d’amende dans une affaire annexe de subornation de témoins.
Quant aux autres les motifs retenus varient d’un défaut de nationalité d’origine dans le chef de Samy Badibanga au conflit d’intérêts patent avec son parti le Palu pour Adolphe Muzito. Parti, par ailleurs, dont la candidature patriarche d’Antoine Gizenga a aussi été invalidée par manque de qualité de la personne venue déposer sa candidature.
Quant aux deux autres candidatures invalidées, il s’agit de celle de Jean-Paul Moka Ngolo Mpati, qui se présentait comme candidat de la plate-forme politique « Mouvement bleu » pour défaut paiement caution et celle de Marie-Josée Ifoku Mputu, la présidente de l’Alliance nationale des élites du Congo (AENC) qui selon la CENI n’aurait pas non plus la nationalité congolaise d’origine.
Néanmoins, selon le communiqué final de la Céni, tous les candidats dans les dossiers n’ont pas été retenus, disposent d’un délai de 48h pour introduire un recours auprès de la Cour Constitutionnelle.
Plutôt dans la soirée, avant même que la Ceni ne s’exprime, 6 candidats à la présidentielle ont pris les devants. Dans un communiqué ils ont mis en garde la Commission électorale. Ils lui ont demandé de ne pas céder aux injonctions politiques visant à exclure certains candidats à la présidentielle.
« L’opposition politique congolaise et les candidats-président de la République rappellent à la communauté nationale et internationale que, conformément à la déclaration du 13 août 2018, le renoncement de monsieur Kabila à un troisième mandat inconstitutionnel ne constituait pas la fin du combat dans la quête des élections inclusives, transparentes, crédibles et apaisées », affirme cette déclaration, lue par Martin Fayulu, le candidat de la dynamique de l’opposition.






