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    Les résultats partiels de la présidentielle du 20 mai, donnent une large avance au candidat du parti au pouvoir, Évariste Ndayishimiye. Le principal opposant, Agathon Rwassa, qualifie ces résultats de « fantaisistes ».

    La Commission électorale nationale indépendante a publié mercredi (20 mai) au soir les résultats partiels portant  de l’élection présidentiels sur 12% des 119 communes du pays. Ces résultats partiels donnent par au candidat du parti au pouvoir CNDD-FDD, le général Évariste Ndayishimiye, 73,9%, contre 24,6 % à Agathon Rwasa dans la commune de Kabezi, dans le Bujumbura rural, qui est pourtant considéré comme un fief historique du chef de l’opposition.

    « Je rejette ces résultats. Ces résultats qu’on est en train de proclamer sont des résultats fantaisistes, ils ne collent pas avec la réalité », a déclaré jeudi soir Agathon Rwasa

    Au cours de la journée électorale, aucun incident majeur n’a été signalé. Mais le leader du Congrès National pour la Liberté (CNL), la principale formation politique de l’opposition du CNL, dénonce des dérives susceptibles d’influencer les résultats du triple scrutin.

    « Ce sont les arrestations qui ont ciblé nos mandataires. Plus de 220 ont été arrêtés à travers le pays. Parfois ça été le propre de certains généraux zélés du CNDD-FDD. Dans d’autres coins il y a des mandataires qui ont été chassé des bureaux de voté à coups de bâton ou de poing par les Imbonerakure. L’objectif est que le CNDD-FDD a juré d’emporter la victoire sachant que la population n’est pas du tout de son côté. Il a fait tout pour que les mandataires du CNL ne soient pas présents dans les bureaux de vote le jour du scrutin », indique-t-il.

    La Céni, à l’œuvre

    Pourtant, lors de sa sortie médiatique au lendemain du scrutin, la Commission électorale nationale indépendante n’a signalé aucune irrégularité. Dans le même temps, plus de trois cents journalistes étaient déployés sur le terrain. Ils n’ont cependant pas le droit de communiquer les premières tendances, sauf celles fournies par la Céni après le décompte des voix. Selon son président, Pierre Claver Kazihise, « dans la plupart des communes les résultats sont arrivés. Mais d’autres sont en cours d’acheminement. Arrivés au niveau de la commune, il y aura la compilation. La première étape c’est  celle d’additionner les chiffres venant des bureaux de vote de tous les centres. La deuxième étape consiste à réunir l’ensemble des chiffres trouvés dans les centres de vote pour  constituer les résultats au niveau de la commune et ça va prendre du temps. C’est à la fin de ce processus que le président de la commission électorale communale indépendante va communiques les résultats des élections au niveau de la commune ».

    La Céni, à l’œuvre

    Pourtant, lors de sa sortie médiatique au lendemain du scrutin, la Commission électorale nationale indépendante n’a signalé aucune irrégularité. Dans le même temps, plus de trois cents journalistes étaient déployés sur le terrain. Ils n’ont cependant pas le droit de communiquer les premières tendances, sauf celles fournies par la Céni après le décompte des voix. Selon son président, Pierre Claver Kazihise, « dans la plupart des communes les résultats sont arrivés. Mais d’autres sont en cours d’acheminement. Arrivés au niveau de la commune, il y aura la compilation. La première étape c’est  celle d’additionner les chiffres venant des bureaux de vote de tous les centres. La deuxième étape consiste à réunir l’ensemble des chiffres trouvés dans les centres de vote pour  constituer les résultats au niveau de la commune et ça va prendre du temps. C’est à la fin de ce processus que le président de la commission électorale communale indépendante va communiques les résultats des élections au niveau de la commune ».

    Avec Deutsche Welle

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