
L’insécurité, on en parle toujours dans la plaine de la Ruzizi en territoire d’Uvira, dans le Sud de la province du Sud-Kivu.
Un habitant du lieu Lufukaribu Kaluku Rutungura a été égorgé aux environs de 18 heures par des inconnus dans la cité de Sange, quartier Rutanga et a rendu l’âme sur place ce mercredi 31 octobre 2018.
Ces inciviques ont usé des machettes pour parvenir à leur fin après avoir reçu un appel de la part des inconnus.
Quelques minutes plus tard, c’est un militaire FARDC qui a échappé à la mort ce mercredi soir vers 19 heures à Bwegera dans le groupement de Kakamba, après avoir croisé deux personnes armées non identifiées dans ce village. Il a reçu des balles dans le bras et au niveau du coude.
Malgré l’intervention tardive des Fardc, ces bandits se sont échappés ! Les FARDC ont tiré des balles mais sans succès. Une situation qui a semé la panique au sein de la population.
La victime, elle est internée au Centre hospitalier/8ème Cepac pour des soins appropriés.
La région de la plaine de la Ruzizi est particulièrement instable. Plusieurs attaques sont enregistrées au cours de ce mois. Les miliciens appartenant à plusieurs groupes armés sont pointés du doigt. Des informations concordantes de la société civile confirmées par des responsables étatiques font état de la présence de plusieurs éléments rebelles Burundais du FNL dans la région.
Ceux-ci et d’autres étrangers et locaux volent, pillent des biens des passants. Ils kidnappent et tuent des paisibles citoyens.
Le 20 octobre dernier par exemple une centaine d’hommes fortement armés ont été signalés dans la localité de Kabunambo en provenance du côté de la rivière Ruzizi , en direction de Hauts plateaux d’Uvira.
Les tirs à l’arme lourde ont été entendus sur les montagnes qui surplombent la cité de Sange dans la plaine de la Ruzizi ce samedi 20 Octobre 2018 pendant la journée.
Le nouveau commandant de la 33ième Région Militaire, le général Major Muhindo Akili Charles dit « Mundos » avait promis de venir à bout de ces bandits qui sèment terreur dans cette région du territoire d’Uvira.
Wendo Joès
Raphael Kanyunyi Lukwebo en pleine bagarre dans la salle de réunion de la dissidence de l’AFDC dirigée par Néné Nkulu, le dimanche 29 septembre à Kavumu. Capture d’écran Vidéo
Les réactions se multiplient après la publication d’une vidéo montrant le Conseiller économique, des Investissements, Education et Jeunesse du Gouverneur Ngwabidje et cadre de l’AFDC (Lukwebo) en train de s’en prendre à un dissident de l’aile Néné Nkulu à Kavumu.
Pour Safanto Bulongo, Coordonnateur de l’organisation « Max Impact » et acteur de la Société Civile, le Gouverneur du Sud-Kivu doit prendre des mesures exemplaires en son endroit.
«Il circule sur les Réseaux sociaux une vidéo montrant un de vos collaborateurs se livrant à une bagarre. Ceci est une atteinte grave à la moralité et à l’image de la province. J’attends de vous des mesures exemplaires en son endroit. J’ose croire que vous saurez vous assumer» interpelle Safanto Bulongo.
Pour rappel, la scène a eu lieu dans une salle de l’hôtel Kavumu Center au Nord de Bukavu au cours d’une conférence débat organisée par l’AFDC-A pro Nene Nkulu représentée sur place par monsieur Alain Shukuru.
Dans une vidéo qui a fait le buzz sur le réseau social Whatsapp, on montre Raphael Kanyunyi Lukwebo, Conseiller économique, des Investissements, Education et Jeunesse du Gouverneur de la province et membre de l’AFDC au Sud-Kivu qui arrache violemment le drapeau de l’ADFC-A étalé sur la table, et menace la délégation de l’AFDC-A de Nene Nkulu conduite par Me Alain Shukuru.
L’altercation va se transformer en une chasse à l’homme dans la salle où l’on voit ces membres de la délégation de l’AFDC-A conduite par Shukuru prendre la poudre d’escampette.
Un acte que ces jeunes de l’AFDC-A de Lukwebo qui se disent avoir été provoqués considèrent comme normal car selon eux, l’AFDC-A de Lukwebo avait déjà interdit l’utilisation de ses insignes et avait demandé aux dissidents de créer leur propre parti politique.
Depuis, Alain Shukuru a décidé de porter plainte.
Jean-Luc M.
AS Maika d’ Uvira (photo d’avant-match). Ph. Tiers
A l’occasion de la quatrième journée de Vodacom Ligue2 en République Démocratique du Congo, pour sa Zone de Développement Est; les verts et Blancs d’ Uvira (Sud-Kivu) se déplacent à Bunia pour affronter l’équipe de Mont Bleu ce mercredi 2 octobre 2019 au stade Amani à partir de 15h30.
Après trois sorties couronnées par deux défaites, notamment contre le FC Vivi (1-3), puis face au FC Etoile du Kivu (0-1), pour un match nul face à l’OC Muungano (1-1) ; l’équipe de l’Association Sportive Maika sera devant un nouveau défi, celui d’affronter Mont Bleu devant son public.
Si l’équipe d’ Uvira va compter sur son expérience de la saison passée, avec des prestations XXL à Goma face aux géants de la région il y a près d’une année, l’équipe d’ Uvira reste handicaper par ses débuts compliqués pour cette nouvelle édition.
Les sud-kivutiens devraient cependant, compter sur une équipe jeune avec envie de jouer, pour compliquer la tâche à Mont Bleu.
Du côté de Bunia, on respecte l’expérience acquise par Maika depuis la saison passée, mais les locaux restent optimistes, comme ces derniers évoluent devant leur public pour cette rencontre. C’est ce qu’à reconnu Birindwa Kirongozi (entraîneur de Mont Bleu) lors de la conférence de presse ce mardi 1 octobre 2019.
Avec un seul match dans les pieds depuis le début de la Ligue 2, le FC Mont Bleu sera à la recherche de trois nouveaux points, après les premiers une première arrachés lors de sa victoire face à son rival d’Eldorado (2-0). Maika est donc prévenu pour cette rencontre.
Signalons qu’à Bukavu pour la même journée, Etoile du Kivu sera en face de Capaco de Beni. Pour cette rencontre, les Oranges chercheront à occuper la tête du championnat, avec ce match d’avance sur ses concurrents du championnat de la Ligue2.
Eric Shukrani
Vue du Lycée Wima, une école Conventionnée Catholique de Bukavu. Photo d’illustration
Comme vous le savez les enseignants des écoles conventionnées catholiques et protestantes sont en grève depuis bientôt une semaine déjà.
Ils réclament entre autre la paie des ajouts de salaire leurs promis par les autorités du pays pour ce mois de septembre, mais leurs collègues du secteur non conventionné sont bel et bien en plein travail, car pour eux les compromis trouvés entre les autorités du secteur et les syndicats des enseignants sont peu à peu en exécution.
Selon le secrétaire provincial du syndicat des enseignants du Congo/ Syeco au Sud-Kivu, Roger Matabaro, qui s’oppose d’ailleurs à cette décision de grève, les enseignants ne devraient pas aller en grève étant donné que les mesures d’accompagnement de la gratuité de l’enseignement prises en concertation avec l’état congolais sont d’application actuellement et que rien ne justifierait donc cette grève des enseignants.
Roger Matabaro renseigne que parmi ces mesures « c’est la toute première fois dans l’histoire qu’il y a le paiement de 34.740 non payés (NP) enseignants du primaire ».
Il précise que depuis que la lutte des enseignants a commencée, l’état congolais prenait pour chaque année un effectif soit de 1500 à 2000 enseignants, mais pour cette fois tous les 34.740 NP du primaire ont été pris en compte.
Il rassure également que l’état congolais a finalement accepté de faire la paie des nouveaux enseignants qui ont remplacés les inspecteurs nouvellement nommés et que de ce fait les enseignants qui les ont remplacés vont percevoir désormais leurs salaires dans leurs écoles respectives.
«Pour les enseignants qui ont remplacés les nouveaux inspecteurs, nous avons des promesses qu’ils vont percevoir leurs salaires » renseigne-t-il.
Pour le cas des nouvelles unités (NU), Roger Matabaro rassure que leur situation est en cours d’examen étant donné qu’il y en a, qui jusqu’à présent, ne sont pas repris dans la structure de leurs établissements et qu’il y a une équipe à pied d’œuvre pour décanter leur cause.
« Les NU il y en a qui ne sont pas encore dans la structure de l’école, qui méritent qu’on négocie l’agrément des écoles où ils travaillent et les sections qui y ont été ouvertes anarchiquement par les chefs d’établissements sans que l’inspection ne soit venue faire le contrôle de viabilité » dit le secrétaire du Syeco
En exhortant ainsi les uns et les autres à la patience pour que le problème trouve la solution, pour le cas de ces NU et les agents d’appoints, le syndicaliste pense que « Il y a encore des frais qui sont conservés dans l’arrêté du Gouverneur de province et que pour ce faire les responsables d’écoles devraient demander l’indulgence des autorités pour que dans ces frais, le 27000 Francs servent de paie pour ces derniers » conseille le syndicaliste.
Il appelle les autorités à faire leur » priorité » la signature et l’amendement des accords de Bibwa qui selon lui n’existent pas jusque-là car les négociateurs avaient décidé de réserver la signature et l’amendement de ces derniers au nouveau gouvernement qui d’ailleurs n’a pas plus d’un mois depuis qu’il est investi.
Bertin Bulonza






