Patient Bashombe à propos de Kamanyola : « En tout cas on sent l’odeur d’une guerre qui se planifie savamment » (Témoignage) – La PrunelleRDC.info

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Pour lui, il ne s’agit pas seulement des réfugiés mais aussi des gens qui veulent s’approprier de la terre Congolaise refusant de se faire enregistrer par les services appropriés.

« Il s’agit en effet d’un groupe de ressortissants burundais estimés à 2.906 personnes appartenant à une secte  « Yezebia »  qui ont refusé de se faire enregistrer “bio-métriquement” comme réfugiés au HCR et la Commission nationale des réfugiés, CNR,  leur prophète les a convaincu que Kamanyola est leur terre promise », dit d’emblée Patient Bashombe.

Il affirme que même s’il faut déplorer  les pertes en vies humaines, il y a lieu de rappeler que ces sujets Burundais se comportent comme s’ils étaient sur un terrain conquis.

« Certes, Nous déplorons ce qui s’est produit, mais il sied de rappeler que la totalité des morts ne sont pas seulement Burundais. Il y’a  bien d’habitants de Kamanyola, des passagers qui ont perdu la vie à  cette occasion. D’autres compatriotes grièvement blessés et nous les avons visités à l’hôpital de Kamanyola. Des informations recueillies sur place renseignent que ces burundais organisent leurs patrouilles les nuits munis des armes blanches constituées  essentiellement  des bâtons bourrés  des clous au bout, Des lances et flèches, machettes et couteaux et même des grenades. Personne ne peut accéder dans les séances de prière de leur mouvement mystico -religieux. Ils ont aussi un centre de santé propre à eux où aucun autre habitant de Kamanyola ne peut accéder », témoigne le président de la société civile.

 Patient Bashombe qui revient sur les évènements malheureux de ce vendredi à Kamanyola craint que cela ne soit juste une question planifiée pour justifier une nouvelle guerre à l’Est de la RDC et sur l’ensemble du pays. Il rappelle aussi que les Fardc ont été aussi victimes de ces barbaries et c’est ce qui est le déclencheur des évènements. il plaide également sur le regroupement de ces réfugiés dans un camp pour éviter leur vengeance contre la population comme ils l’ont promis.

« Le vendredi 15/09/2017 vers 15h, ces ressortissants Burundais, ayant réussi à ravir la seule arme que détient la police nationale congolaise à  Kamanyola,  ont tué le sous- lieutenant Mbuja Ngando alias « Bisodo » fils biologique du feu général Mbuja Mabe  connu à Bukavu pour avoir combattu lors de la guerre Mutebusi et Laurent Nkunda, ils ont aussi  blessé plusieurs militaires et policiers. Pour la population locale,  Comment des étrangers peuvent faire la loi dans un autre pays tant que leur statut n’est pas connu. Il faut tout faire pour les regrouper dans un camp et éloigner de Kamanyola pour ne pas donner alibi aux Pouvoir de Bujumbura de venir attaquer la cité. Ces miliciens représentent une menace contre la sécurité de la RDC et du Burundi. D’ailleurs ils viennent de promettre de se faire vengeance sur la population d’ici là »

Tout en rappelant que Kamanyola est un point stratégique pour les trois pays de la sous –région des Grands-Lacs, Bashombe plaide pour le renforcement des éléments FARDC et  dénonce les agissements de ces réfugiés Burundais.

« Pour ceux qui ne le savent pas, La cité de Kamanyola est très stratégique, c’est le point d’intersection entre le Burundi, le Rwanda et la RDC. Les éléments de la PNC et des FARDC doivent être renforcés dans cette entité le plus vite possible. Dotez aussi nos policiers des armes. Deux armes qu’ils ont réussi à ravir sont dans les mains de ces burundais qui,  jusqu’à présent, sont toujours entassés devant le poste de la MONUSCO et la route est barricadée par eux. Ils sont entourés et sécurisés par  les éléments de la MONUSCO avec des chars de combats ».

Le président du Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu sent l’odeur de la guerre avec le retrait de certains jeunes réfugiés dans les montagnes de Kamanyola sans le suivi des autorités congolaises.

« Ce qui fâche est qu’une cinquantaine d’entre eux viennent de quitter ce campement pour monter dans les plateaux qui surplombent Kamanyola  vers Ngomo sans être identifier, l’on craint qu’ils aillent se reconstituer en mouvement armé. Où vont-ils ?  En tout cas on sent l’odeur d’une guerre qui se planifie savamment » conclu le président de la société civile du Sud-Kivu.

Dans la nuit de samedi, la Monusco a évacué, à Bukavu, 26 Burundais grièvement blessés lors des affrontements qui les ont opposés, le vendredi 15 septembre 2017, aux forces de l’ordre et de la sécurité congolaises à Kamanyola (Sud-Kivu). La Monusco dit avoir effectué sept rotations nocturnes par hélicoptère entre Kamanyola et Kavumu et mobilisé des ambulances afin d’acheminer les blessés de l’aéroport jusqu’à l’hôpital général de référence de Bukavu, pour des soins.

Honneur-David Safari

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