A quelques jours de la rentrée scolaire de l’année scolaire 2019-2020 sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo, les déplacés de guerre vivants dans des salles de classes exigent au gouvernement congolais de s’investir dans la recherche d’un nouveau site de déplacement suite aux conditions de vie passées dans ce site.
Le président de ces citoyens congolais monsieur Baghuma Acroba Issa rencontré dans ce site donne un nombre de 110 ménages de déplacés venus de Chanichani, Maimoya Ntombi, Mamove qui vivent difficilement.
«Dans quelques jours les cours vont reprendre, nous demandons à notre gouvernement de pacifier la zone ou soit nous chercher un nouveau site de déplacement car ici la vie ne va pas surtout que nous approchons le début d’une nouvelle année scolaire » a t- il expliqué.
Il précise que pendant les heures des cours, ils sont contraints de faire sortir leurs effets pour laisser la place aux écoliers. Une situation « inhumaine » selon lui.
Il faut rappeler que ces cris d’alarme sont souvent lancés depuis des mois par ces déplacés aux autorités locales et ONGs humanitaires mais rien n’a été fait pour l’instant.
Pour rappel, des habitants issus du peuple autochtone pygmée se trouvent abandonnés à leur triste sort dans les enceintes du terrain des jeux de l’Institut Mabalako à OICHA après la récente incursion rebelle à Mabasele.
Ces premiers habitants du Congo qui ont fui leurs camps de déplacement de Mabasele et qui se sont résolus se déplacer vers le milieu qu’ils jugent sécurisé précisément au terrain de jeux de l’Institut Mabalako, vivent sans assistance aucune du gouvernement et des ONGS humanitaires.
Déplacés depuis quelques semaines déjà, ces autochtones victimes de l’insécurité passent des nuits à la belle étoile et à la merci de toutes les intempéries.
Ils plaident pour une assistance urgente et veulent voir le gouvernement se pencher le plus tôt possible à leur misère.
Fred Mastaki, depuis OICHA






