Ces pygmées avaient pris refuse dans les milieux jugés sécurisés après la récente attaque des rebelles ADF à Mabasele en plein centre de OICHA en juillet dernier.
Sur place dans leur milieu de refuge au centre Masosi, la santé des pygmées se détériore du jour au lendemain.
A en croire Miriam Telesi, représentante de ces pygmées en territoire de Beni, au moins deux enfants sont déjà morts suite aux mauvaises conditions de vie qu’ils mènent sur place au site d’hébergement.
« Ici, nous vivons dans des mauvaises conditions. Nos deux enfants viennent de perdre leur vie parce qu’ils passent la nuit à l’extérieur. Nous sollicitons une aide urgente et nous voulons que le gouvernement rétablisse la sécurité dans notre milieu pour que nous y retournions car, nous mourrons ici » regrette-t-elle.
Pour sa part, cet autre pygmée déplore les conditions mauvaises qu’ils mènent sur place à l’Institut Mabalako au quartier Pakanza.
Celui-ci déplore le mauvais traitement que leur réserve les autorités de l’Institut Mabalako en les chassant dans les salles de classe.
A ce sujet, le chef de cellule des écoles, sur place à OICHA, monsieur Kambale Musondirwa Didi, regrette la façon dont la santé de ces pygmées se dégrade du jour au jour.
« Nous n’avons rien fait. Ces gens sont venus ici pendant que des salles de classe sont déjà occupées. Nous attendons que l’examen d’Etat prenne fin pour que nous puissions les loger dans des salles. Nous sollicitons que le gouvernement prenne ses responsabilités en mains » ajoute Kambale Musondirwa.
Le début de cette semaine, les voix se sont élevées pour déplorer les mauvaises conditions que mènent ces peuples autochtones dans ce site.
Dans un tweet, le député provincial élu du territoire de Beni JP Ngahangondi a appelé les autorités a vite agir pour essayer de venir en aide ces pygmées, à défaut restaurer la sécurité dans leur milieux pour qu’ils y rentrent vivre en paix.
«Il est inacceptable que nos pygmées puissent devenir vulnérables jusqu’à ce niveau au point de passer des nuits à la belle étoile tout simplement parce que l’État congolais refuse de sécuriser Beni où les massacres humains sont devenus une règle » s’indigne Jean Paul Paluku Ngahangondi
Roger kakulirahi, à Beni






