des policiers en marche vers le commissariat provincial de la Police Nationale Congolaise. Ph. Don Patrick M/R. Star
Exposé à plusieurs cas d’insécurités qui sont signalés çà et là dans toute la ville de Bukavu, le quartier Nyalukemba fait partie de plusieurs coins cités dans le dossier, et ceci dans les deux avenues Pesage I et II.
Le cas le plus récent est celui de ce lundi 27 mai dans la soirée, quand une famille a été victime d’une attaque d’un bandit et a menacé d’incendier leur maison. Cet incident malheureux s’est passé dans le quartier Nyalukemba aux environs de 20 heures, Obligé de s’auto-défendre avant l’arrivée des voisins qui ont d’abord hésité d’intervenir, ce hors la loi a finalement été maitrisé par quelques membres de la famille présents, avec l’appui des quelques jeunes de l’avenue qui sont arrivés un peu plus tard.
Le bandit en question, est un jeune homme dont l’âge peut varier entre 18 et 19 ans. Il est issu de cette maison, mais avait pris fuite après avoir monté un coup d’escroquerie contre sa famille, le malfrat est revenu quelque jours après pour Kidnapper un enfant de 6 ans dans la même famille il y a une semaine de cela, avant que sa famille ne le poursuive pour qu’enfin l’enfant soit relâché.
Pendant qu’il rentrait pour venger l’un de ces complices arrêté selon les témoins, le jeune homme a été cette fois bien maitrisé après plus de quatre fois de réussite, le concerné s’en était sorti sain et sauf.
Appelée par le chef de cette avenue, des éléments de la police d’intervention qui a été dans le coin et qui opérait dans le coin, a été mise en alerte sur ce cas d’insécurité, l’équipe d’intervention de la police s’est présentée sur le lieu du drame.
Curieusement, les agents de la police ont exigé des frais communément appelés « Makolo ya Soda » à la population qui signifie le frais de descente sur terrain, ce qui pourtant n’est pas autorisé par le bureau du poste de la police.
Il fallait alors faire appel à une deuxième unité de la police se basant à l’hôtel de poste pour amener ce criminel aux arrêts.
Alors que la Police Nationale Congolaise a pour mission de sécuriser la population avec ses biens, la population de cette entité de la ville, s’inquiète de cette multitude des cas d’insécurité, et appelle les chefs de quartier, les autorités de la ville de Bukavu, ainsi que les autres autorités concernées, de prendre au sérieux leur doléance à cette période où l’insécurité bat son plein dans la ville.
Il faut également signaler que ces mêmes unités de la Police d’intervention qui sont basées dans le quartier tracassent la paisible population lors de leur patrouille nocturne, profitant des personnes qui n’ont pas des cartes d’identité pour les vider des poches et emporter tous ce qu’ils ont ; une réalité qui demande un suivi particulier de la part des haut-gradés dans la PNC pour mettre fin à cette pratique, appelle les acteurs sociaux.
Plusieurs se demandent comment la sécurité des personnes et de leurs biens va être garantie si la police devient un élément qui la perturbe à un certain niveau.
La Rédaction






