
Les travailleurs du Nord-Kivu plaident pour l’application du nouveau salaire minimum, SMIG pour améliorer la situation des Congolais exerçant un travail au pays. Ils l’ont dit à l’occasion la journée internationale du travail célébrée le 1er Mai de chaque année.
L’activité de célébration de la journée a été organisée dans la ville de Goma par la division provinciale du travail et emploi devant plusieurs cadres d’administration publique, le représentant provincial de la Fédération des entreprises du Congo et autres dans le soucis de présenter la situation actuelle du travailleur en province du Nord-Kivu.
Chernozeme Kambale secrétaire provincial de l’Union Nationale des Travailleurs du Congo, UNTC/Nord-Kivu pense que les travailleurs du Nord-Kivu ont célébré cette journée avec quelques mois impayés, ce qui ne le permet pas de bien vivre.
« Les travailleurs sont en difficulté. D’ailleurs ils ont fêté sans être rémunérés et ils cumulent plusieurs mois d’arriérés. En bref, la situation est mauvaise et nous demandons aux autorités de faire tout pour intervenir et d’appliquer le nouveau SMIG de cinq dollars pour une manœuvre ordinaire qu’on avait négociée l’année dernière. Nous voulons également qu’ils fassent vite pour cette applicabilité et nous demandons aussi à nos camarades travailleurs de nous liguer comme une seule personne parce qu’on a cessé de revendiquer nos droits. Si non, nos enfants vont mourir de faim à la maison et pourtant nous travaillons » s’est lamenté Chernozeme Kambale à l’occasion de cette manifestation.
Baltazar Kasereka, chef de division provinciale du travail et emploi rassure que malgré beaucoup, des difficultés que parcourent les employeurs de sa juridiction endurent.
« On ne se décourage pas et produisons un travail de qualité malgré l’insuffisance de salaire » a fait savoir Baltazar Kasereka qui a par ailleurs a appelé les chefs des différentes entreprises étatiques et privées de revoir à la hausse le salaire de leurs agents afin de leur permettre de produire un travail excellent et adapter à l’instabilité du taux de change qui varie du jour au lendemain.
Le premier Mai de chaque année le monde entier célèbre la journée internationale du travail.
C’est dans le but de plaider pour une revalorisation du salaire des employés auprès de leurs employeurs que cette date avait été instaurée.
Pour cette année 2018, le thème maintenu est « construire l’avenir avec le travail décent ».
Richard Mashauri Nkalirwa










