52 Views
C’est à travers une correspondance adressée au gouverneur du Sud-Kivu, Théo Ngwabije, et dont une copie est parvenue à la rédaction de laprunellerdc.info, que la société civile de la chefferie de Wamuzimu en territoire de Mwenga dénonce les multiples violations de droits humains par des sociétés minières chinoises à Kitumba dans le groupement de Bingili-Bazala, et cela, selon elle, en complicité avec des autorités politico-administraves, et celles de l’Office des routes.
Selon cette structure citoyenne, l’une des sociétés chinoises du nom de Regal Mining avait signé un protocole d’accord avec l’Office des routes pour la réhabilitation du tronçon routier Burhale-Kitindi sur la RN2 où l’exploitation minière est effectuée, mais regrette que cette société a arrêté les travaux au niveau de Mitebo à 52 Km de Kitindi où elle a débuté à exploiter, en détruisant les champs des populations locales et les autres espèces végétales que aquatiques.
” Ces sociétés utilisent 95% de la main d’œuvre chinoise et le 5% composé des congolais, ces derniers ne sont pas du milieu, ce qui cause une attitude de méfiance au sein de la communauté locale. Il y a absence des mandataires de l’État dans les sites d’exploitation mettant en doute les statistiques de productions et la traçabilité des minerais. En plus nous devons savoir quelle type d’exploitation pratique ces sociétés chinoises ” pouvons-nous lire dans leur correspondance.
Au vu de cette situation, la société civile de Wamuzimu recommande aux élus nationaux et provinciaux d’interpeller le ministère national des mines et le gouverneur du Sud-Kivu, et au procureur général de la république d’instruire un dossier judiciaire contre ces sociétés pour l’exploitation illicite des minerais, destruction méchante de l’écosystème, occupation illégale, pollution des eaux, ainsi que l’utilisation des militaires dans l’exploitation minière.
Elle ajoute que ces sociétés doivent indemniser la population locale suite aux préjudices causés, à la hauteur de quatre millions de dollars américains, mais aussi fournir les statistiques de ses productions depuis Janvier 2019.
Pour rappel, depuis le début de cette année, la société chinoise «Congo Bluent Mineral» exerce les activités d’exploitation de l’or sur la rivière Elila, située à Kitumba dans la chefferie de Wamuzimu en territoire de Mwenga.
Selon des organisations intervenant dans le secteur des ressources naturelles qui ont rendu public une déclaration le 27 Août dernier, cette exploitation ne respecte pas les prescrits de la législation minière en vigueur en RDC en ce qui concerne la procédure d’obtention du droit minier, car selon elles cette société n’a pas des documents officiels tel que le titre minier ou le permis d’exploitation.
Les mois derniers également, le Comité d’Action pour le Développement Intégral de Mwenga (CADIM) asbl avait dénoncé ce qu’il qualifie d’exploitation illicite de l’or par la société Chinoise BLUENT « en complicité avec la société REGAL » dans le groupement de Kitumba.
Cette association sans but lucratif du territoire de Mwenga disait constater l’arrivée des chinois de la société BLUENT dans leur territoire, précisément dans le groupement de Kitumba depuis mars 2019 où ils exploitent de l’or dans la rivière Elila. Elle regrettait de voir que ces chinois sont là depuis toujours, ils exploitent et détruisent l’environnement sans qu’une seule autorité ne se prononce.






