Selon la société civile locale qui s’est confiée à Laprunelle.info, le village de Kabikokole, situé à 127 Km de Kitutu-centre dans la chefferie de Wamuzimu est confronté à plusieurs problèmes sociaux, économiques et sanitaires. La semaine allant du 29 avril au 5 mai n’a pas été rose, on a enregistré au moins 8 morts pour enfants et un adulte ; tous morts d’anémie
«Depuis que les rebelles maïmaï fidèles à Koko di Koko sont passés dans ce village, il y a de cela un an, ils ont tout pillé, violé les femmes et détruit notre petit centre de santé et qui jusque-là est presque par terre et aujourd’hui nous subissons des conséquences. Dans une semaine, nous avons compté huit enfants de moins de 5 ans qui ont trouvé la mort à cause d’anémie qui découle de la malaria soit mal soignée ou alors non soignée. Nous n’avons pas d’eau, nous ne buvons que de l’eau sale,» indique le président de la société civile.
La société civile de Kabikokole demande aux autorités sanitaires de considérer comme urgence la situation dans leur village.
« nous en appelons donc aux autorités ayant la santé dans leurs attributions de bien vouloir prendre avec beaucoup d’attention et en toute urgence notre situation en réhabilitant notre centre de santé mais aussi et surtout en y intégrant le service de transfusion sanguine comme solution à court terme à ce problème et mettre à la disposition du centre un personnel qualifié et des médicaments contre la malaria en particulier et d’autres médicaments d’urgence, nous n’avons pas non plus oublié l’aménagement des puits pour lutter contre toutes ces maladies d’origine hydriques dont souffre la population de Kabikole en particulier et de tout Mwenga en général ».
La division provinciale de la santé a récemment sorti un rapport dans lequel il indique que plus de 23000 cas de malaria ont été enregistrés en début de ce mois dans la province du Sud-Kivu et où la zone de santé de Fizi est en tête avec environ 8000 cas,….mais aussi la zone de santé de Kitutu est parmi les zones avec un taux élevé de la malaria.
Pour rappel, le village de Kabilokole fut attaqué en Mars 2018 par les rebelles maïmaï de monsieur Koko di Koko. Ces miliciens avaient saccagé tout le village, violé les femmes en masse, détruit le centre de santé et emporté le personnel médical en brousse qui seront relâchés quelques semaines plus tard. Il y a quelques semaines, le chef rebelle Koko di Koko s’est rendu avec ses hommes auprès de l’armée loyaliste. Beaucoup espèrent que ces exactions ne restent pas impunies.






