Les différentes couches de la société civile toute tendance confondue demandent à la population du territoire de Mwenga et de ses agglomérations d’observer deux journées sans activités à partir de ce vendredi 28 septembre jusqu’au samedi 29.
L’objectif est de demander le départ sans condition à la commande du territoire de Mwenga de leur administrateur, monsieur Bertin Zagabe Byamungu.
Cette décision vient d’être prise la matinée de ce mercredi dans la cité minière de Kamituga au cours d’une rencontre extraordinaire regroupant les différentes couches de la société civile à la salle des jeunes Maandibishe sur la colline de Katunga.
« Nous voulons exprimer notre mécontentement à travers ces deux journées mortes refuser le retour de Bertin Zagabe à la tête de notre territoire mais également nous voulons inciter les autorités provinciales de suspendre l’administrateur de ses fonctions en attendant son jugement sur les griefs portés contre lui » déclare monsieur Lukeka Adonis, président territorial de la société civile.
Pour lui, le principal combat est le départ pure et simple de Bertin Zagabe suite aux accusations portées à son encontre.
« Que toute la population, les écoles, les commerçants, etc se joignent à nous durant les deux jours dans cette action citoyenne car on ne libère pas un peuple mais un peuple se libère. Nous félicitations toute la population de Mwenga centre pour l’action citoyenne qu’elle a organisé le lundi 24 septembre et condamnons avec toute la dernière énergie l’usage de la force de la part des agents de l’ordre vis-à-vis des manifestants. Dans la mesure où notre réclamation ne trouve pas gain de cause, d’autres actions de grande envergure seront menées telles des marches pacifiques, le non-paiement des taxes et impôts sur tout l’espace du territoire de Mwenga » promet Adonis Lukeka.
Pour rappel, l’administrateur de Mwenga est dans une situation inconfortable après les informations sur son éventuelle arrestation par la justice militaire, les semaines dernières. Une information démentie par Bertin Zagabe au cours de son adresse à la presse à Bukavu.
Plusieurs voix se sont levées pour demander son départ à la tête du territoire de Mwenga. Le concerné a toujours démenti les accusations de collaboration avec les bandits et autres semeurs des troubles, mettant ces agitations au compte de la manipulation politique et tribale de certains leaders locaux.
Le député Charly Wenga avait tenu des propos qualifiés de divisionnistes et tribaux sur les ondes de la RTNC parlant de celui-ci. Une sortie médiatique critiquée par plusieurs acteurs politiques et sociaux.
Abdallah Mapenzi
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