Patient Bashombe, président du Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu au cours d’une adresse avec la presse locale à Bukavu. Ph. Laprunellerdc.info
La Société Civile continue à rappeler qu’elle n’acceptera aucun plan de « déstabilisation » de la Province du Sud-Kivu. C’est ce qu’indique son Président Patient Bashombe au cours d’une interview à Laprunellerdc.info alors qu’il séjourne dans la capitale Congolaise Kinshasa. Alors que plusieurs sources confirment que les plans se construisent pour faire partir l’actuel Gouverneur, le président de la Société Civile n’a qu’un message aux notables et acteurs politiques Sud-Kivutiens vivant à Kinshasa : la stabilité des institutions provinciales. Laprunellerdc.info l’a eu au téléphone (Interview).
Laprunellerdc: Patient Bashombe, bonjour, A Kinshasa, on apprend que toutes les batteries sont mises en marche pour faire partir le nouveau Gouverneur Théo Ngwabidje Kasi. Et au Sud-Kivu, on y mêle même la Société Civile…
Patient Bashombe: Il est clair que certains leaders politiques du Sud-Kivu vivant à Kinshasa auraient décidé du départ du tout nouveau Gouverneur Theo Ngwabidje Kasi, mais la population ne l’entend pas de cette oreille. Les forces sociales ne sont pas non plus prêtes à cautionner cet énième recul en province.
Laprunellerdc: Vous avez mené à Kinshasa un plaidoyer pour que le Gouvernement se dote d’un plan clair de paix. Avez-vous également parlé de la stabilité de la province ?
Patient Bashombe: Nous avons demandé que le gouvernement se dote d’un plan clair de paix et qu’il fournisse des efforts pour consolider les acquis de l’alternance qui passent par la stabilité des institutions aussi bien au niveau national que provincial. En ce qui concerne la stabilisation de la province du Sud-Kivu, la société civile rappelle qu’elle travaille laborieusement pour la stabilité des institutions et ses animateurs. Les organisations de la Société Civile réunies dans la salle Concordia en date du 17 septembre 2019 avaient demandé que la société civile se batte pour que la province ne soit pas déstabilisée à partir de Kinshasa.
Laprunellerdc : En outre, on le sait que les acteurs ont pris la résolution d’être proactifs, de pouvoir réfléchir sur un plan B qui consisterait à préparer un acteur de la société civile pour diriger la province…
Patient Bashombe: Exactement, plus de 200 organisations de la société civile réunies dans la salle Concordia de l’Archevêché de Bukavu le mardi 17 septembre 2019 pour examiner la question de la déstabilisation de la province du Sud-Kivu, nous ont clairement demandé de jouer à la proactivité en réfléchissant sur un plan B qui consisterait à préparer un acteur de la Société Civile à diriger la province dans l’extrême hypothèse où « ces notables » et leaders politiques vivant à Kinshasa parvenaient à faire partir Théo.
Laprunellerdc : C’est donc le plus grand message que vous essayez de donner aux acteurs politiques et autres notables du Sud-Kivu à Kinshasa?
Patient Bashombe: Si les acteurs politiques se montrent de plus en plus défaillants vis à vis de la province en voulant tout dicter de Kinshasa, alors la Société Civile et toute la population réunies se prendront en charge pour diriger elles-mêmes la province. Nous devons tous nous battre pour la stabilité de notre province et ses animateurs.
Propos recueillis par Jean-Luc M.
Le bâtiment de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu dans la ville de Bukavu
Les députés provinciaux Sud-Kivu n’ont pas dérogé à la règle ce 30 septembre. Comme sur l’ensemble du territoire national, ils étaient présents à l’hémicycle provincial pour la cérémonie officielle d’ouverture de la session de septembre. Une session essentiellement budgétaire.
Le président du bureau de l’organe délibérant, Zacharie Lwamira qui a officiellement présidé l’ouverture de la session est passé en revue les matières qui seront traitées au courant de la dite session.
C’est entre autres, le vote du budget exercice 2020 du gouvernement provincial, l’audition des rapports de commissions parlementaires menées en province, la présentation et l’audition des rapports de vacances parlementaires des députés et plusieurs autres matières similaires à celles de la récente session parlementaire.
Au cours de la cérémonie d’ouverture, le président du bureau de l’Assemblée provinciale est revenu sur l’actualité de la province en évoquant le point sur les incendies à répétition observés ce dernier temps dans la ville de Bukavu.
Zacharie Lwamira est aussi revenu avec insistance sur la question de la gratuité de l’enseignement prônée par le président de la République en montrant que l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu soutient à 100% cette gratuité et a adressé un message aux enseignants en grève pour leur demander de rentrer à l’école et mettre fin à cette grève car dit-il » il est temps de se mettre au travail ».
Dans son discours d’ouverture, Lwamira a réaffirmé la détermination de l’organe délibérant de faire un contrôle parlementaire dans le détournement des fonds alloués à la campagne de distribution de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à la Division Provinciale de la Santé et a exhorté tout le monde à une franche collaboration avec son équipe dans la collecte des informations y afférentes.
Signalons que cette rentrée parlementaire de ce lundi a connu une présence non discrète de Mushi Bonane qui se réclame avoir été élu dans la Ville de Bukavu et dont l’arrêt du Conseil d’État a validé, selon ses dires une position contestée par plusieurs députés provinciaux en contentieux avec lui au Conseil d’Etat.
Bertin Bulonza
Le stade de la Concorde lors d’une séance d’entrainement de l’Académie Schaux Sport. Ph.Laprunellerdc.info
Le championnat de l’Entente Urbaine de Football de Bukavu ouvre ses portes ce mardi 1 octobre 2019 pour son édition 2019-2020, après le premier report de son coup d’envoi qui devrait avoir lieu depuis le 25 septembre 2019. Au programme, deux rencontres sont prévues ce mardi : l’ AS Mozende (tenant du titre) accorde son hospitalité au FC Texas, pour l’ouverture.
La rencontre de 15 h30 entre l’équipe du FC Ciriri Sport et celle du FC Régi Sport va clôturer cette première soirée de la fête du football Bukavien.
Pour la suite des hostilités, la rencontre de ce mercredi entre OC Tonfa et AS Aigle-Vert risque d’ être reportée, car ce même mercredi 2 octobre une rencontre de Vodacom Ligue2, entre Etoile du Kivu et AC Capaco de Beni est au rendez-vous au stade de la Concorde.
Le jeudi 3 octobre prochain, AS Ruzizi affrontera l’Académie Rangers à partir de 13h30, suivies de l’explication de 15h30 entre la JSBU (Ex Ajax) et US Bilombe.
Pour le vendredi 4 octobre, le FC Dynamic jouera le FC Etoile de l’Est à 13h30, et à 15h30 le FC Puma affrontera JS Muhumba.
Les choses sérieuses commencent donc dans la ville de Bukavu, pour ce qui est du championnat local, une hypothèse jusque-là loin d’être concrète, vue le climat qui règne entre les clubs et l’Entente de Bukavu.
Notons que jusque-là certaines équipes contestent le début de l’exercice prochain. Ces derniers réclament des élections au sein de l’Entente Urbaine de Football de Bukavu, des élections qui divisent l’opinion sportive dans la ville de Bukavu. Espérons que les équipes ne vont pas boycotter ce coup d’envoi.
Eric Shukrani
Justin Mastaki, élu (UNC) de Bukavu lors de sa conférence-débat dans la salle Materdei de Bukavu.
Au cours d’une conférence-débat tenue ce samedi 28 septembre 2019 dans la grande salle de la paroisse Mater Dei de Muhungu en commune d’Ibanda, le député Justin Mastaki Namegabe a affirmé que la procédure légale requiert un délai de préavis avant de déclencher une grève.
Ce qu’il regrette que les enseignants n’ont pas fait, et ont préféré se plonger dans la précipitation.
«Cette grève a été brutale et inopportune, parce qu’il n’y a eu aucun préavis qui a été donné par les enseignants. Ils auraient dû établir un cahier de charges et le transmettre au gouvernement avec un délai précis. Une grève sans préavis est une grève sauvage.
Il y a des démarches au niveau du gouvernement, et nous sommes en session parlementaire budgétaire.
Ils devraient attendre voir l’enveloppe qui sera allouée au secteur de l’enseignement pour pouvoir conclure que leurs revendications ne seront pas satisfaites » a-t-il précisé.
Au cours de cette conférence, cet élu de Bukavu a indiqué que la population congolaise a tant souffert pendant les régimes précédents, c’est pourquoi selon lui, le gouvernement actuel est entrain de tout mettre en oeuvre pour matérialiser la gratuité de l’éducation de base, que rappelle-t-il, est une obligation constitutionnelle.
Justin Mastaki appelle les uns et les autres à barrer la route à toute personne qui veut mettre en échec cette gratuité, et rappelle que le gouvernement est prêt à budgétiser d’autres enseignants qui sont les NU et les NP afin qu’eux aussi puissent commencer à toucher leur salaire.
Il appelle le gouvernement à construire d’autres écoles pour éviter une grande popularité dans les classes, et que tous les enfants aient accès à la gratuité.






