La violation flagrante des lois et des droits de l’homme est devenue une coutume à Minembwe et cela se fait de manière expresse. Des auteurs sont les autorités d’une part et l’inadvertance de la population de l’autre part, rapporte l’agence sociale ASPOP-RDC.
L’Agence Sociale pour la Promotion de la Sécurité, la Paix et l’Ordre en République Démocratique du Congo (ASPOP-RDC), dans sa lettre du 14 novembre 2018 adressée au chef d’encadrement administratif de Minembwe liste des cas de violation des lois et des droits humains témoignés par la population locale et enregistrés par cette organisation.
Parmi ces violations, les arrestations arbitraires, des détentions prolongées dépassant la durée légale de garde à vue, le refus d’assister et de défendre les présumés qui pourtant restent innocents juridiquement, la demande de frais des procès-verbaux lors de la comparution d’un détenu, la demande des frais d’invitation lorsque la personne est invitée au service de l’état habileté, la détention des personnes pour dette, la détention des personnes pour des faits qui ne font pas l’objet de la loi «cas d’accusation en matière de la sorcellerie ;… »
Selon cette agence tous ces actes et d’autres similaires créent la psychose chez la population et poussent les gens à se venger les uns sur les autres enfreignant la cohabitation pacifique, la cohésion sociale et la stabilité de la population.
L’ASPOP-RDC demande au chef de poste d’encadrement administratif de Minembwe de prendre les mesures qui s’imposent, de veiller à l’application des lois, de faire respecter les droits humains, d’en interpeler les violateurs, de dénoncer les malfaiteurs pour afin garantir un état de droit « tel qu’il est stipulé à l’article 1er de la constitution du pays ».
« Au cas où cette situation d’impunité persiste LASPOP RDC se verra obligée de faire rapport à qui de droit » menace l’organisation.
Ghislain Bafunyembaka
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