Les affrontements entre des groupes armés dans la région des hauts plateaux de Minembwe en territoire de Fizi se sont intensifiés depuis quelques temps. Plusieurs habitants ont alors fui les régions selon qu’elles sont acquises à l’un ou l’autre acquis à telle ou telle autre communauté.
Mais plusieurs efforts et pas les moindres ont déjà été fournis par l’armée et sont en cours pour stabiliser la région et bouter hors d’état de nuire tous ceux qui se cachent derrière des discours communautaires et d’autres intérêts pour perpétuer la violence dans une région avec un retard criant de développement.
Dans cette région où règne intoxication et manipulation, les Forces Armées de la RDC tentent d’imposer la loi du pays. Celle qui demande que les armes ne soient détenues que par les Forces de sécurité et non par les civils.
Sur place, des sources concordantes ont confirmé la mort de deux chefs rebelles. Il s’agit Semahurungure André du groupe armé Ngumino avec 13 de ses proches et de Twilinde Naluhogola Juapa du groupe maïmaï Biroza Bishambuke avec 6 de ses plus proches collaborateurs.
Même si les conditions dans lesquelles ces deux grands rebelles sont morts ne sont pas encore élucidées, il est clair que c’est un grand revers à l’égard de ces groupes armés qui tentaient de contrôler Minembwe depuis maintenant 14 mois et qui, selon plusieurs témoins, ont été en débandade. Egalement un message fort à l’égard de ceux qui voudront tenter de les relever afin de continuer à alimenter un conflit plutôt dévastateur à l’égard de toutes les communautés dans cette entité.
Ce travail fait par l’armée de la RDC ne saurait réussir que si un travail est fait pour décourager tous les tireurs de ficelles qui se trouvent aujourd’hui dans les coins et recoins de la région des Grands-Lacs et du monde. En RDC par exemple, beaucoup ont fait de Minembwe leur fonds de commerce et sont quotidiennement cités dans l’intensification des violences dans la région. Pourtant, l’armée qui avait d’abord choisi la phase de sensibilisation a mis tout le monde en garde en insistant sur le fait que cette région doit vivre en paix.
Peut-être la phase de l’imposition de la paix
Alors qu’éclataient les affrontements que plusieurs qualifiaient d’intercommunautaires, les autorités congolaises avec les FARDC ont choisi de se dépêcher sur le lieu et tenter de comprendre la situation. Plusieurs missions ont été effectuées et pour prêcher la paix, la tolérance et alerter sur le danger de la généralisation. Un autre objectif : protéger les grands centres en évitant des tueries qui mettraient à mal la cohabitation dans les hauts plateaux.
D’ailleurs, un cadre de Concertation et de dialogue civilo-militaire avait été mis en place pour veiller à la stabilité des hauts plateaux. Un cadre qui traitait des grandes questions quand un conflit se présentait afin d’éviter la vengeance et de faire comprendre que la faute d’une personne ne peut pas être portée par une communauté. Un cadre qui a fait ses preuves et qui a permis de neutraliser les groupes armés qui tentent de faire passer leur lutte comme communautaire.
Cette approche choisie par l’armée ne signifie pas qu’elle est faible. Une source au sein de l’armée ne cesse de rappeler à Laprunellerdc.info que « l’armée a la puissance de neutraliser » tous les semeurs des troubles.
Le Général Major Mundos donne des orientations à ses troupes
Dans une conférence de presse à Bukavu, le commandant de la 33ième région militaire le Général Major Muhindo Akili Mundos avait annoncé que la première phase de sensibilisation est terminée. C’est maintenant la phase de l’imposition de la paix dans les hauts plateaux d’Uvira, Fizi et dans le Secteur d’Itombwe.
«L’armée ne va plus tarder à imposer la paix. Minembwe et tous les hauts plateaux sont une partie de la RDC. Ces entités seront toutes contrôlées par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo. Nous demandons à tous les groupes armés locaux de se déposer les armes et de soutenir l’armée pour combattre les groupes armés étrangers qui ont leurs agendas sur notre sol » appelle un responsable militaire qui a requis l’anonymat.
Notre source annonce par ailleurs l’installation des organes de la justice militaire dans la région pour se charger de tous ceux qui seront pris avec des armes et effets militaires ou encore juger ceux qui seront pris avec comme principal objectif de décourager la généralisation en jugeant les individus qui se sont mal comportés.
«Nous devons juger ces inciviques qui tentent de manipuler les communautés alors que des membres de toutes les communautés se retrouvent souvent tous dans une même maison en train de fuir quand il y a des affrontements. Nous voulons démontrer que tout celui qui sera pris sera jugé individuellement et non sur base de sa communauté » explique notre interlocuteur.
Un acteur de la Société Civile dans la région de Fizi pense que cette détermination de l’armée à mettre fin à cette « bêtise des hors la loi » doit être encouragée. Il demande néanmoins que les efforts des autorités provinciales et nationales soient multipliés et que FARDC soient accompagnées comme il le faut.






