

Les écoles de la commune d’Ibanda sont aussi fermées depuis la matinée. Les quelques élèves qui se rendaient à l’école sont revenus à la maison après quelques minutes dans cette commune. A part quelques écoles comme l’Edap Isp à Muhungu ou encore l’Institut Daniel à côté de la fondation Panzi, plusieurs, si pas la quasi-totalité des écoles officielles, privées et conventionnées de la ville ont été désertes. Une petite ambiance quand-même à Essence major-Vangu où les activités ont semblé tourner à la normale dans la matinée même si les bus et autres moyens de transports en commun manquaient des clients.
L’ambiance dans les marchés de Nyawera, Nguba et Panzi n’était pas au rendez-vous.


Même scène dans la commune de Kadutu où les écoles sont aussi fermées et on observe un dispositif sécuritaire sur certains centres comme Carrefour. Le marché central de Kadutu était vide à 8h30. Seuls ceux qui s’occupent de la propreté de ce marché étaient présents. Selon l’un d’entre eux, « il est vrai que le marché n’est pas plein en cette heure-ci mais il n’a jamais été vide à ce point ».

A Kasha dans la commune de Bagira, la nouvelle dynamique de la société civile à Kasha renseigne que la journée ville morte a été très respectée dans cette partie de la ville dans la matinée.
« Journée ville morte respectée à Kasha :Grand marché et abattoir de Ciriri fermés, toutes les écoles fermées, boutiques fermées », renseigne son président Costa Cibanvunya.
Les banques, les institutions de micro-finances de la ville n’avaient pas elles aussi ouvert leurs portes dans la matinée. Bukavu avait tout l’air d’une véritable ville morte jusqu’à 9 heures, heure locale.
Différentes autorités attendent que cette situation évolue au cours de la journée. Un cadre de la majorité qui intervenait sur une radio locale, met cette situation de la matinée au compte de la peur qu’ont les habitants qui ont appris la situation d’il y a deux jours à Goma dans la province du Nord-Kivu.
Pour l’instant, le gouverneur qui a appelé ses concitoyens de vaquer librement à leurs occupations est passé dans certains services étatiques comme la mairie pour se rendre compte du climat de travail.
Les forces vives, sociales et politiques de la province du Sud-Kivu ont appelé à une journée ville morte ce mercredi 1er novembre 2017pour exiger l’alternance à la tête du pays conformément à l’accord du 31 décembre 2016. Une journée ville morte soutenue par les partis et regroupements politiques de l’opposition comme l’UNC, l’Udps et le Rassemblement.
Ce mardi, c’était la guerre des communiqués dans les différentes rédactions de la ville et de la province pour soit soutenir la journée soit la décourager.
Honneur-David Safari







