L’activiste de droits de l’homme Robert Njangala et Coordonnateur de Sajecek Forces Vives.
C’est dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 mai 2000 que les militaires du mouvement rebelle Rassemblement Congolais pour la Démocratie, RCD avaient massacré, maison après maison plus de 300 personnes dans la localité de Katogota, territoire d’Uvira au Sud-Kivu.
19 ans après, la justice ne s’est toujours pas investie pour identifier les auteurs, les arrêter et les condamner, regrette le défenseur des droits de l’homme Robert Njangala.
A ce jour de commémoration du 19ième anniversaire, les anciens responsables du mouvement politico-militaire RCD, présumés auteurs de ce massacre, occupent des hautes fonctions politiques et militaires en République Démocratique du Congo et circulent librement sur toute l’étendue du territoire national ainsi qu’à l’étranger, se désole-t-il.
Robert Njangala pense qu’au regard de la place qu’occupent actuellement les caciques du RCD dans le gouvernement congolais, l’on ne peut espérer à l’implication de la justice congolaise dans la poursuite des présumés auteurs de ce crime ignoble.
D’où, selon lui, la nécessité de la mise en place d’un Tribunal International pour le Congo pour connaître la vérité sur ces massacres.
Dans d’autres pays, dit-il, la communauté internationale s’était résolument engagée pour la mise en place des tribunaux spéciaux pour juger des crimes similaires, « mais alors pourquoi elle continue à garder silence face à ce qui s’est passé en RDC?. Les congolais n’ont-ils pas le sang rouge comme d’autres peuples ? », s’interroge le coordonnateur de Sajecek Forces Vives.
«Nous exigeons l’implication de la communauté internationale en vue de la mise en place d’un tribunal spécial pour les massacres de Katogota. Elle doit également infliger des sanctions aux anciens responsables du RCD concernés par ce dossier.
« Un mécanisme de détraumatisation des rescapés de ce massacre devrait être mis sur pied pour une prise en charge psychologique des personnes qui avaient été affectées et qui affichent toujours des comportements anormaux. Nous exhortons le gouvernement congolais à procéder à l’arrestation de tous les anciens du RCD cités dans le dossier de Katogota. La population de Katogota doit continuer à se mobiliser pour exiger la justice » conclut Robert Njangala , qui rappelle la célèbre phrase du prix Nobel de la Paix 2018, le docteur Mukwege « On ne construit pas la Paix sur les fausses communes, on ne construit pas la Paix sans justice ».
Les habitants de Katogota en groupement d’Itara/ Luvungi en territoire d’Uvira ont commémoré ce mardi 14 mai, le 19ème anniversaire du massacre de plus de 350 personnes innocemment tuées le 14 mai 2000. Une œuvre des éléments du Mouvement politico-militaire, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD).
Ce massacre a eu lieu le 14 mai 2000 après l’assassinat d’un officier militaire du RCD/Goma par des hommes armés non identifiés à 3 Km de ce village quand celui-ci revenait du village voisin de Lubarika.
Ses collègues rebelles s’étaient vengés en tirant des balles et usant des armes blanches et plus de 350 personnes y ont perdu la vie, selon les décomptes des acteurs de la Société Civile et des officiels.






