Les activités sont paralysées ce vendredi 15 février 2019 à Masisi-centre et à Nyabiondo dans la province du Nord-Kivu.
Pour ce premier jour, marchés, écoles, transports et autres activités tournent au ralenti depuis la matinée à l’initiative de la Société Civile Forces Vives pour protester contre la montée de l’insécurité.
Selon le président de la Société Civile de Masisi, Amani Bakulu, la population veut protester contre les différents kidnappings en répétition dans cette partie du pays. Une insécurité qui conduit à plusieurs conséquences dans cette partie du territoire national.
La récente conséquence, dit-il, c’est la suspension momentanée de toutes les activités de l’organisation « Médecin Sans Frontières/Belgique» à Masisi et Nyabiondo après le Kidnapping de 2 agents de cette organisation le 8 février dernier. Des agents qui avaient été libérés après.
« Cela a poussé l’organisation MSF de suspendre ses activités médicales dans la zone de santé de Masisi précisément dans les centres de santé de Nyabiondo et Masisi-Centre alors que c’est cette organisation qui fait tout pour ce qui est de l’assistance médicale. C’est elle qui approvisionne toutes ces structures et aujoud’hui la population civile doit subir les conséquences de cette insécurité » regrette-t-il.
Le président de la Société Civile se réjouit de la réussite de l’action le premier jour alors que c’est une journée du marché. « Il n’y a pas d’activités à Masisi-centre jusqu’à Nyabiondo » assure-t-il.
Pour lui, la population a compris qu’il faut se battre contre cette insécurité et pour que l’Etat s’implique dans la sécurité des biens et des personnes. Pour lui, il n’est pas normal qu’on kidnappe des gens à quelques mètres même des positions des éléments des Forces Armées de la RDC.
L’action se poursuit ce samedi 16 février 2019.
Jean-Luc M.
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