Machine à voter: une étude du CAPG révèle que la grande partie de la population du Sud-Kivu n’en veut pas

CENCO machine à voter Réveil des indignés
machine à voter

69 pourcents de la population du Sud-Kivu croient que la machine à voter n’est pas un outil nécessaire pour l’organisation des élections libres, crédibles et apaisées en cette année 2018. Ce résultat ressort d’une étude menée par le responsable de CAPG ensemble avec les acteurs de la société civile du Sud-Kivu, les mouvements citoyens et la Monusco antenne du Sud-Kivu.

Il a été révélé aux acteurs politiques et experts de la Ceni à l’occasion  d’une conférence-débat organisée par le centre  Africain pour la paix et la bonne gouvernance CAPG. Cette étude a pour thème : «paix et liberté pendant les élections. Pour un processus libre, crédible et apaisé».

Selon toujours le résultat de cette recherche, 72% affirment que la neutralité de la CENI n’est pas effective pour l’organisation des élections libres, crédibles et apaisées tandis que 95% de la population veut des élections en RDC pour se choisir actuellement des nouveaux dirigeants.

En ce qui concerne les contraintes que présentent le calendrier électoral publié par la Ceni l’année dernière, cette recherche montre que 56% de la population prévient que le problème financier peut être un obstacle à l’organisation des élections libres, crédibles et apaisées cette année.

79% appellent également à la société civile d’exercer une pression et mener des actions de plaidoyer pour que ces élections se tiennent dans le délai.

Pour  Bienvenu Karhakubwa, directeur de ce centre, chercheur et enseignant  à l’université évangélique en Afrique (UEA) qui a dirigé cette recherche, la population de la RDC en générale et du Sud-Kivu en particulier veut aller aux élections sans cette machine à voter et qu’elle soit surtout crédible.

Pour lui, les sondages effectués pendant l’enquête ont permis d’obtenir le résultat strict.

«Nous avons recouru à une approche trilogique, il fallait faire des sondages auprès de la population et nous avons reparti l’étude en différentes cite, mais également il fallait organiser de focus groupes avec les leaders locaux pour nous donner des réponses qualitatives par rapport à ceque les résultats de sondage ont donnés et enfin on devait faire également des entretiens individuels avec ces leaders locaux, avec les sociaux, avec des grandes organisations et de la société civile». A dit bienvenu  le directeur de ce centre.

« La paix c’est mon domaine de recherche, et donc moi je suis très  intéresser ce qui amène la paix. Ce que je veux c’est voir comment on peut avoir des élections dans notre pays, non seulement des élections tout court, mais des élections qui soient libres, crédibles et apaisées et on a pensé qu’on devait y travailler.Notre vœux le plus ardent ce que nous puissions vivre des élections cette année» renchérit Karhakubwa.

Cette étude qui a débuté en décembre de l’année passée, s’est clôturée en mars 2018. Elle a été menée dans la ville de Bukavu et dans les 8 territoires de la province du Sud-Kivu. 

Jonas Kasula Arsène

Etiquettes:

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.