Le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu attend l’étape de certification de la machine à voter préconisée par les évêques réunis au sein de la conférence épiscopale nationale du Congo, CENCO.
Dans une interview accordée à la rédaction de laprunellerdc.info, le président du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu révèle que cette plateforme va demander la participation de deux ou trois de ses membres dans cette équipe de certification afin de se convaincre sur son fonctionnement normal ou non.
« A cet effet, nous allons demander que dans cette équipe y soit jointe deux ou trois observateurs de la société civile du Sud-Kivu pour observer les travaux de la certification de la machine à voter. Mais ce qui est plus important pour nous, c’est qu’on aille aux élections le 23 décembre 2018 et que la première alternance dans notre pays soit une réalité. Nous sommes dans un contexte de suspicion entre les parties prenantes, on doit rassurer tout le monde que les choses se passent de manière transparente et c’est pourquoi je crois que l’approche de la CENCO est très sage et qu’il faut soutenir. Il y a beaucoup de suspicion en ce concerne cette machine et nous ne pouvons pas nous prononcer tant que cette certification n’est pas terminée. Raison pour laquelle, nous, nous accompagnons la certification de la CENCO et nous nous joignons à nos évêques pour que cette certification puisse révéler des choses qui permettraient aux uns et aux autres de se prononcer ». a dit Patient Bashombe
Il reconnait toute fois que les acteurs de la société civile du Sud-Kivu n’ont pas, à l’heure actuelle une position commune par rapport à la machine à voter.
« Certains acteurs soutiennent la machine à voter et d’autres refusent catégoriquement de soutenir cette machine à voter. Et même récemment, vous avez vu deux membres de mon bureau ont eu à s’exprimer sur la question » reconnait Patient Bashombe.
Au moins 200 autres machines à voter sont arrivées ce mercredi 28 février 2018 à Kinshasa. Cela est le deuxième lot de plusieurs autres machines réceptionnées par le vice-président de la CENI pour faciliter l’organisation des élections en RDC. Cette question de l’utilisation de la machine à voter suscite méfiance et critique du côté d’une grande partie de la classe politique de l’opposition Congolaise, des mouvements citoyens et des certaines organisations de la société civile qui craignent une fraude planifiée à travers cet outil. Une crainte que rejette la commission électorale nationale indépendante, CENI qui averti que cette machine à voter, elle ne sera capable de tenir le délai de décembre 2018 pour la présidentielle selon son calendrier.






