Plusieurs membres des minorités sexuelles de Bukavu, c’est-à-dire des lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels, intersexuels), se disent discriminés par la société. Une société qui considère toujours comme leur orientation sexuelle comme diabolique.
Ceux ou celles qui se sont confié(e)s à Laprunellerdc.info, ce jeudi 17 Mai à l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, racontent leur calvaire de tous les jours.
Les moqueries, l’exclusion sociale, les menaces sont entre autres problèmes que connaissent ces personnes.
« Nous vivons des problèmes sérieux dans la famille comme dans la société. Nous sommes discriminés en longueur des journées. La majorité d’entre nous, avons été chassés de nos maisons, des écoles même dans des quartiers. Nous n’avons pas de paix, nous vivons avec la peur au ventre et nous ne savons pas comment nous en sortir. Nous souffrons. On ne peut pas chercher de l’argent par nos propres efforts et ne pas accéder au logement parce qu’on a une autre orientation sexuelle ; c’est anormal » témoigne Consolée Bahati.
« J’ai découvert mon orientation sexuelle depuis l’enfance mais j’ai commencé à m’accepter comme tel à l’âge adulte. Nous sommes des enfants comme tous les autres et nos parents doivent nous comprendre comme tel », plaide une autre.
« Nous manquons vraiment la paix dans nos quartiers car à chaque fois que nous nous promenons en route, les gens se moquent de nous, ils crient sur nous dans toute la ville et nous avons difficile à nous promener calmement. Certains d’entre nous ne vont plus à l’Ecole ni à l’Eglise et les choses se compliquent tous les jours. Ce que nous demandons c’est l’aide de nos autorités pour faire respecter nos droits. Les parents nous voient comme des diables, des gens à écarter de la société » regrette un autre bisexuel à Laprunellerdc.info
Dans une société conservatrice où les valeurs traditionnelles sont mises en avant, plusieurs défenseurs des droits des LGBT plaident pour la fin de la discrimination à l’endroit de ceux-ci. Les lois du pays n’ont pas encore évolué dans le sens de la reconnaissance de cette catégorie des personnes comme dans d’autres pays occidentaux et quelques pays Africains. Toute fois, aucune autorité ou responsable étatique ne s’est un jour exprimé publiquement contre cette orientation sexuelle en province du Sud-Kivu. Ce qui fait dire à nombreux que contrairement à d’autres pays, les personnes se trouvant dans la catégorie des « minorités sexuelles » ne sont pas persécutées en RDC.
Adonis Lubambo
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