Ce samedi 15 septembre était la journée internationale de la Démocratie.
Et à cette occasion, l’équipe d’animation du projet Jeunesse, sentinelle vigilante, regroupant la coordination Diocésaine de la jeunesse catholique de l’Archidiocèse de Bukavu, l’asbl Congrès de Jeunes Démocrates et les structures et organisations constituants l’essentiel de la jeunesse active dans la zone concernée par le projet, a organisé une conférence dans la salle Sept fontaines de la ville de Bukavu sous le thème « L’envers et l’endroit de la démocratie en Afrique : les jeunes et la construction de l’idéal démocratique en République Démocratique du Congo ».
Cette conférence a connu trois présentations (celle du professeur Charles Bashige portant sur « La démocratie comme pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple : l’envers et l’endroit », celle de Joseph Baraka sous le titre « Les jeunes et la construction de l’idéal démocratique en RDC : ce qu’il faut savoir » et celle de l’ingénieur Crispin Cuma portant sur la présentation du projet ‘Jeunesse : sentinelle vigilante ». Ces trois présentations ont été suivies par quatre communications de quatre certaines personnalités dont M. Bienvenu Karhakubwa, président du Centre Africain de Paix et Gouvernance (CAPG) et coordonnateur national de la Campagne Cap vers les élections pour le renouvellement et le rajeunissement de la classe politique en RDC. A côté de lui, le Coordonnateur diocésain de la jeunesse catholique de l’Archidiocèse de Bukavu, M. Sher Shabani, qui aussi a fait une communication et deux autres.
Dans sa communication, Bienvenu Karhakubwa a encouragé les jeunes pour ce projet et ces activités qui s’inscrivent dans l’approche du réveil de conscience pour le rajeunissement de la classe politique et l’émergence des hommes et femmes de valeurs dans la gestion de la chose publique ».
« Le pays regorge un nombre important d’intellectuels, y compris des professeurs, mais très peu d’hommes et femmes aux valeurs éthiques capables de promouvoir une gouvernance responsable de la chose publique au bénéfice de tous pour l’émergence du pays. La crise qui secoue la RDC, comme venait de le souligner tout de suite le professeur Charles est une crise d’hommes. Et nous, nous pouvons situer cette crise d’hommes à deux niveaux : une crise des hommes capables de bien diriger ou conduire les autres ( crise des leaders) et une crise des citoyens capables de participer activement à leur propre conduite au travers d’une véritable participation citoyenne pour la paix, le développement et l’émergence du pays. » a interpellé le chercheur Karhakubwa.
Le professeur Charles a souligné, quant a lui, que le pouvoir ne doit, en principe pas etre percu comme un instrument de domination mais plutôt un moyen de responsabilisation ; dans sa presentation, il a notamment appelé le peuple a cesser d’etre passif, mais plutôt actif , et donc pour une partcipation active à sa propre gestion.
« Ce n’est ni l’opposition, ni la majorité qui est le problème de notre pays, mais chaque jeune doit se demander » est-ce que je sais pourquoi je me bats?, est-ce que j’ai un idéal?, est-ce que j’ai les atouts pour atteindre cet idéal?. Il n’est donc pas question de nous retrouver ( comme jeunes) dans une catégorisation (majorité /opposition ) qui elle-même est vaine ou perdue. Il faut vivre la rupture avec les anti-valeurs, avoir la compréhension de ce que nous voulons faire de notre pays et avoir un projet, une route pour l’avenir. Il faut une prise de conscience des jeunes qu’ils sont capables de construire l’avenir. », a noté pour sa part, M. Joseph Barak.
Et à l’ingénieur Crispin Cuma de faire remarquer que la jeunesse constitue la majorité des électeurs, mais aussi la branche la plus manipulée par les candidats (ou les politiques). Il faut donc des stategies d’accompagnement et d’encadrement pour éviter à ces jeunes de tomber dans la manipulation politicienne, surtout en cette période particulièrement cruciale pour notre pays.
On peut constater que les organisations de la société civile avec la campagne nationale « CAP vers les élections pour le renouvellement et rajeunissement de la classe politique » peuvent sincèrement se réjouir de ce que les différents acteurs, structures et organisations soient en train de s’approprier cette campagne à travers des stratégies appropriées. Il est bien visible qu’une odeur de rajeunissement et renouvellement de la classe commence à se faire sentir et que même si les vieux loups politiques se battent encore pour tout étouffer, ils ne le pourront plus à voir le niveau et les stratégies d’appropriation de cette campagne.
La Rédaction
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