
Le CICR au Sud-Kivu et Maniema a dressé un bilan de son action en 2016 et 2017 ce mercredi 11 juillet 2018 à Bukavu.
C’était au cours d’une conférence de presse qui a coïncidé avec la fin du mandat de monsieur David Montes, chef sortant de la sous-délégation du Sud-Kivu et du Maniema.
Par rapport à la réinsertion des enfants dans leurs familles, il a été noté qu’en 2016 et 2017, le CICR a réuni 95 enfants non-accompagnés avec leurs familles, dont 54 avaient été associés auprès des forces et des groupes armés.
« Les conflits et les violences brisent toujours des familles. De nombreux pères, mères ou enfants ne connaissent pas le destin de leurs proches dont ils ont été séparés suite à des affrontements ou au conflit. C’est pour cela que le CICR, en étroite collaboration avec la Croix-Rouge de la RDC, cherche des personnes séparées en lien avec le conflit et essaie de les ramener auprès des leurs » rappelle David Montes.
Dans le cadre de son intervention dans le secteur de la santé, ce rapport renseigne que 290 blessés de guerre dont des civils et des combattants avaient été opérés et pris en charge par des équipes chirurgicales formées par le CICR en 2016, contre 428 en 2017. En tout, 30 977 personnes en 2017 ont été soignés gratuitement dans les centres de santé et hôpitaux appuyés par le CICR. De plus, 8488 enfants ont été vaccinés et 6169 femmes ont bénéficié de consultations prénatales, dont 1946 cas d’accouchements assistés.
Les actions dans le secteur de santé comprennent également le travail en faveur des personnes vivant avec un handicap.
Selon le CICR, 216 personnes vivant avec handicap ont bénéficié des services de réadaptation physique en 2016, contre 499 personnes vivant avec handicap ; dont une livraison de 308 appareillages orthopédiques en 2017, celle de 115 appareillages orthopédiques en 2016.
« Au Sud-Kivu, nous travaillons en soutenant le Centre Heri Kwetu ici à Bukavu. En 2018, plus de 200 personnes en situation de handicap ont bénéficié de services de réadaptation physique, et 150 personnes ont reçu un appareillage orthopédique approprié à leurs besoins » note David Montes.
Pour subvenir aux besoins essentiels des personnes déplacées, le CICR les a assisté en ration alimentaire, en kits de biens essentiels de ménage en 2017 et en vivres en 2016.
« Afin de venir en aide aux personnes ayant perdu leur maison ou réserves alimentaires à cause des affrontements ou encore pour leur permettre de relancer leurs activités agricoles ou piscicoles, nous organisons des distributions et des formations. En 2017, plus de 61.000 déplacés ou résidents de Walungu, Shabunda, Fizi ou Kalehe ont bénéficié soit de rations en nourriture soit des kits de biens essentiels de ménage soit encore de semences et des outils aratoires » dit-il.
Dans le cadre de la promotion de droit international humanitaire, 1224 membres de forces armées et de sécurité ont été formés et autres porteurs d’armes ont été sensibilisés au droit international humanitaire en 2016 et 685 en 2017, renseigne le CICR.






