Le mouvement citoyen lutte pour le changement (LUCHA) a organisé une marche pacifique ce vendredi 7 juin dans la ville de Kisangani.
Il demande que justice et réparation soit faite aux victimes de la guerre de six jours. Il demande également que celles-ci bénéficient d’une commémoration officielle.
Dans un mémorandum adressé au Président de la République et déposé au gouvernorat de la Tshopo, la Lucha Kisangani demande à celui-ci de s’impliquer pour que les victimes des affrontements entre les troupes Rwandaises et Ougandaises soient réellement et effectivement indemnisées selon l’arrêt de la Cour Internationale de Justice.
Cet arrêt qui avait condamné l’Ouganda à réparer tous les préjudices causés au peuple sur son sol en ce temps de la guerre, lequel arrêt n’a jamais été exécuté.
« Face à cette mauvaise foi, manifeste la Lucha demande au Président de la République de s’impliquer dans ce dossier et que la République Démocratique du Congo saisisse le conseil des nations unies afin de contraindre l’Ouganda à s’exécuter, à indemniser réellement les victimes. La Lucha exige aussi au gouvernement la commémoration officielle chaque année des victimes de cette barbarie tragique. »
La Lucha a donc promis de revenir auprès du Président avec plusieurs autres stratégies afin que leur demande soit effective.
Pour rappel, du 05 au 10 juin 2000, soit six jours durant ; les armées Rwandaises et Ougandaises se s’étaient affrontées dans la ville de Kisangani chef-lieu de l’actuelle province de la Tshopo.
Ces affrontements nommés « guerre de six jours » ont causé à la population Boyomaise des nombreux préjudices : corporel, économique, matériel ainsi qu’un lourd bilan des pertes en vies humaines qui ont laissé des vestiges et souvenirs indélébiles.
Face à cette situation tragique, la République Démocratique du Congo avait déféré devant la Cour Internationale de Justice ces deux Etats, le Rwanda et l’Ouganda pour qu’ils répondent de leurs actes combien répréhensibles.
Cette demande a été rejetée contre le Rwanda étant donné qu’il ne reconnait pas la compétence de la cour en amont mais a condamné l’Ouganda à réparer la République Démocratique du Congo depuis le 19 décembre 2000. Une réparation qui n’a jamais été faite.
Signalons que les rescapés de cette catastrophe humaine sont aujourd’hui regroupés au sein d’une association dénommée Fonds de la Solidarité de Victimes des Guerres de la Province Orientale (FSVGVPO) en vue de réclamer réparation.
Il faut préciser que l’action de ce vendredi fait partie d’une série qui a commencé depuis le mardi par des travaux communautaires appelés « Salongo » au cimetière de la guerre de six jours et vendredi c’était le dépôt du mémo et ce samedi c’est le tour du recueillement à ce même cimetière à partir de 8 heures.






