
Pour la structure, ce deux poids, deux mesures renforce la détermination des forces vives à traduire en justice ceux qui restreignent et violent les droits fondamentaux.
« Pour les uns le droit de manifester est garantie, pour d’autres ce sont des armes lourdes qui sont déployées pour réprimer des manifestants pacifiques et non violentes. Le 31 Juillet 2017 et le 31 décembre 2017 nous avons été réprimés par des armes à feu à bout portant. Aujourd’hui la MP manifeste en toute liberté sans être inquiétée ni réprimée par les “prétendues” forces de l’ordre qui ont opté et choisi de se ranger derrière une famille politique aliénant ainsi le caractère républicain de la police consacré par la constitution. La politique de deux poids, deux mesures. Une grave menace à l’exercice démocratique et un précédent fâcheux pour l’image de la police. Ce qui renforce la détermination des forces vives à traduire en justice les responsables de ces restrictions et violations des droits fondamentaux des citoyens » dit le président de la NDSCI.
Celui-ci donne déjà rendez-vous ce vendredi 5 Janvier pour déposer la plainte annoncée la semaine dernière lors de la répression de leur manifestation.
« Rendez-vous maintenu demain (vendredi 5 janvier) pour le dépôt de nos deux plaintes contre le Maire de la ville et le commissaire Provincial de la PNC. Nous nous réservons le droit de saisir les mécanismes régionaux et internationaux et tôt ou tard, notre démarche sera couronnée de succès. Nombreux vont allonger les listes de sanctionnés. Wait and see. Force reviendra tôt ou tard du côté de la loi » indique Jean Chrysostome Kijana sur l’un des réseaux sociaux faisant allusion à la répression de la marche du 31 décembre dernier.
Pour rappel, la journée du 4 Janvier commémore la mort des congolais qui réclamaient l’indépendance du Congo en 1959 et aussi des militaires congolais tombés sur différents champs de bataille. A Bukavu, plusieurs militants et cadres de la majorité présidentielle et des autorités étatiques ont parcouru plus d’un kilomètre et demi entre le monument des Martyrs à Labotte, lieu la célébration de la journée des martyrs de l’indépendance jusqu’à Nyawera, où l’autorité provinciale s’est adressé brièvement à la presse ce jeudi 4 janvier 2018. Un geste qui énerve, visiblement les autres acteurs de l’opposition et de la société civile.
Loni Irenge Joël.
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