
Deux buts contre un, en faveur du FC Jeunes Talents, c’est le score du match qui a opposé cette formation sportive de la communauté bantoue au FC Nyuki de la communauté Batwa de Kalehe au Nord du Sud-Kivu.
C’était dans l’après-midi de ce jeudi 27 septembre 2018 au terrain de football d’Ihusi.
Ce match amical, proposé en marge de la Journée Internationale de la Paix 2018, s’inscrivait dans la ligne du programme de consolidation de la paix dans la Région des Grands Lacs, mis en œuvre par Interpeace et ses organisations partenaires en RDC, au Rwanda et au Burundi où la recherche du Programme a établi l’existence de multiples stéréotypes et manipulations identitaires dans la population transfrontalière.
Une activité qui s’inscrivait dans le cadre du rapprochement entre les membres des communautés locales Batwa et Bantous de Kalehe.
Dans le cadre de la poursuite des activités de dialogue transfrontalier, le programme « Dialogue transfrontalier pour la paix dans les Grands Lacs » a réuni les Groupes transfrontaliers et internes permanents de dialogue, GDP Bukavu-Kamembe et GDP Cizi-Bushushu.
« Ainsi, l’idée est de créer des bases solides pour une synergie entre les GDP transfrontaliers et internes ainsi que les organisations de la société civile, autour de la conception et de la réalisation d’une activité communautaire ;afin de faire reconnaitre, à tous les membres de la communauté de Kalehe, la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine, leurs droits égaux et inaliénables » notent les organisateurs.
Cette activité a connu la présence de plusieurs autorités locales et sportives tel que le Secrétaire provinciale de la ligue de football du Sud Kivu, le secrétaire exécutif de la plateforme des autorités locales des pays des grands lacs, l’administrateur du territoire de Kalehe, le Mwami de la collectivité chefferie de Buhavu, le chef de service de la jeunesse ainsi que le chef de groupement de Mbinga Sud.
« Le droit à la paix, 70 ans après la déclaration universelle des Droits de l’homme », c’est le thème autour duquel cette journée internationale dédiée à la promotion de la paix a été célébré à Ihusi dans le territoire de Kalehe.
La Rédaction

Au cours d’une conférence-débat tenue ce samedi 28 septembre 2019 dans la grande salle de la paroisse Mater Dei de Muhungu en commune d’Ibanda, le député Justin Mastaki Namegabe a affirmé que la procédure légale requiert un délai de préavis avant de déclencher une grève.
Ce qu’il regrette que les enseignants n’ont pas fait, et ont préferé se plonger dans la précipitation.
«Cette grève a été brutale et inopportune, parce qu’il n’y a eu aucun préavis qui a été donné par les enseignants. Ils auraient dû établir un cahier de charges et le transmettre au gouvernement avec un délai précis. Une grève sans préavis est une grève sauvage.
Il y a des démarches au niveau du gouvernement, et nous sommes en session parlementaire budgétaire.
Ils devraient attendre voir l’enveloppe qui sera allouée au secteur de l’enseignement pour pouvoir conclure que leurs revendications ne seront pas satisfaites » a-t-il précisé.
Au cours de cette conférence, cet élu de Bukavu a indiqué que la population congolaise a tant souffert pendant les régimes précédents, c’est pourquoi selon lui, le gouvernement actuel est entrain de tout mettre en oeuvre pour matérialiser la gratuité de l’éducation de base, que rappelle-t-il, est une obligation constitutionnelle.
Justin Mastaki appelle les uns et les autres à barrer la route à toute personne qui veut mettre en échec cette gratuité, et rappelle que le gouvernement est prêt à budgétiser d’autres enseignants qui sont les NU et les NP afin qu’eux aussi puissent commencer à toucher leur salaire.
Il appelle le gouvernement à construire d’autres écoles pour éviter une grande popularité dans les classes, et que tous les enfants aient accès à la gratuité.
Claude Musengero
Roger Matabaro, le secrétaire provincial du Syndicat des Enseignants du Congo/ Syeco au Sud-Kivu
Au cours d’une interview exclusive accordée à Laprunellerdc.info, le secrétaire provincial du Syndicat des Enseignants du Congo/ Syeco au Sud-Kivu, Roger Matabaro a fortement condamné l’attitude de ses collègues du secteur conventionné qui sont en grève depuis la semaine dernière
Pour lui, le fait que ses collègues enseignants catholiques et protestants aient opté pour une grève sèche, porte de doute étant donné que depuis l’avènement de la prime au Congo, les enseignants du secteur conventionné n’ont jamais accepté d’aller en grève mais pour cette dernière fois ils ont opté pour celle ci.
« C’est la première fois qu’ils font la grève, durant tout ce temps nous leurs demandions de faire la grève ils n’avaient jamais voulu ça. Je crains que cette lutte ne soit pour ramener les parents à payer la prime. Ils ont droit, si cette grève ne cache rien derrière elle » s’inquiète Roger Matabaro.
Ce syndicaliste regrette que cette prime qui a divisé le secteur de l’enseignement, puisse avoir encore aujourd’hui des adeptes alors que celle-ci devrait normalement disparaître dans son intégralité.
» La prime n’a pas fait avancer notre pays, notre système éducatif a été détruit à cause de la prime. Celui qui doit rêver encore celle-ci, c’est un ennemi de la République » a-t-il prévenu.
Le secrétaire provincial du Syeco pense que les enseignants qui, aujourd’hui disent qu’ils n’ont pas trouvé gain de cause, mentent à la population car dit il, plusieurs compromis ont été trouvés et sont en exécution aujourd’hui malgré certaines faiblesses qui du reste seront tant soit peu réglées.
» Mettre fin à la prime, est déjà bénéfique pour nous, car en tant qu’enseignants, nous payons pour nos enfants. Et quand nos enfants vont étudier gratuitement c’est sera un gain. » se contente Roger Matabaro.
Il se dit aussi non content sur le fait que les enseignants des territoires n’ont pas été pris en compte dans la paie des frais de logement et de transport alors que eux aussi ont les mêmes difficultés, mais il concède cette erreur aux négociateurs de cette réalité qui n’ont pas voulu associer les syndicats dans cette démarche.
« Nous ne sommes pas content qu’on ait donné le transport aux enseignants de la ville seulement, car même dans les territoires il t’a des enseignants qui sont obligés de loger et payer les frais de transport » regrette il.
Mais il reste très optimiste sur cette question car selon lui, c’est une erreur qui peut encore être corrigée dans l’avenir surtout avec la volonté de l’actuel chef de l’état congolais.
Bertin Bulonza

« Les enseignants doivent retourner à leur métier qui est celui de donner cours. S’ils ne rentrent pas, ils doivent être chassés et remplacer par d’autres personnes », Ces propos sont de Mungazi Emmanuel un parent qui s’est exprimé sur le mouvement de grève déclenché par les enseignants des écoles catholiques et protestantes depuis ce lundi 30 septembre.
Pour lui, il y a beaucoup de diplômés qui ne sont au chômage par manque d’emploi. Ils ajoutent que si les enseignants refusent de respecter la décision du président de la République, ils doivent être remplacés par ces gens qui ont fini les études et qui n’ont pas d’emplois.
Michel Balola, lui, qualifie la décision des enseignants des écoles catholiques et protestantes de la « non-violence irresponsable ». Il s’étonne de voir les enseignants déclenchés un mouvement de grève dans moins d’un mois de la rentrée scolaire.
Ce dernier ajoute que le fait des enfants de rester à la maison est une perte pour eux et pour les enfants, car ils auront la difficulté de terminer le programme pour le retard d’une semaine qu’ils viennent d’enregistrer.
Furaha Amisi, mère de six enfants dont 4 scolarisés, indique que maintenant les enfants sont exposés à plusieurs dangers comme ils ne vont pas à l’école.
« Moi j’ai laissé mes enfants à la maison, sans savoir ce qu’ils vont faire ni où ils vont aller. Ce qui les exposent aux dangers alors que l’école les épargnent de beaucoup de dangers »,
« Nous étions dans la joie de voir que le gouvernement avait décidé de prendre en charge les enseignants mais le fait de voir encore les enfants à la maison m’attriste », regrette-t-elle.
Disons que les enseignants des écoles publiques conventionnées catholiques et protestantes avaient décidé d’entre en grève le mercredi 25 septembre pour réclamer l’amélioration de leur salaire.
Ce 30 décembre certains parents qui espéraient au levé de ce mouvement, et qui ont envoyés leurs enfants à l’école, ont été désagréablement surpris de voir que les enseignants ne ce sont pas présenter sur leur lieu de travail.
Des voix commencent à se lever au sein de la population demandant au gouvernement de passer au remplacement des enseignants grévistes.
Claude Musengero, Solange Minani






