Kabare: début des plaidoiries des parties dans le procès opposant 3 défenseurs des droits humains au Chef de groupement de Miti

présumés-Miti
Miti en territoire de Kabare

Une année depuis le début des audiences opposant trois défenseurs des droits humains de Miti à leur chef de groupement Cirimwami Kwigomba Mambe; au Tribunal de Grande Instance de Kavumu en territoire de Kabare au Sud-Kivu, l’heure est aux plaidoiries des parties.

Ce lundi 14 juin 2021, toutes les parties ont préparé leurs moyens pour l’unique devoir du jour, consacré aux plaidoiries.

Les DDH Emmanuel Lulihoshi, Floribert Mukomachogo et Emmanuel Fungulo, respectivement membres des organisations Service des Droits Humains (SDH); Action Communautaire pour le Développement Rural (ACDR) et Président de la Société Civile de Miti; poursuivent le prévenu Cirimwami Kwigomba Mambe pour association des malfaiteurs, torture, coups et blessures volontaires et menaces d’attentat.

D’après Maître Pascal Mupenda, l’un des conseils de ces défenseurs des droits de l’homme; ces faits à charge du prévenu Cirimwami ont été commis le 17 juin 2020 à Miti à l’endroit de ces trois DDH; alors qu’ils observaient un sit-in devant le bureau du prévenu, en sa qualité de chef de groupement; exigeant sa destitution pour mauvaise gestion et détournement d’une somme de plus de 11.000 dollars destinés au développement de cette entité.

Pour Me Pascal Mupenda, cette action initiée contre le cité Cirimwami, a été dictée par le souci de faire respecter la loi; en luttant contre l’impunité des auteurs des violations des droits des défenseurs des droits humains.

«Point n’est besoin de rappeler qu’il existe plusieurs instruments juridiques, parmi lesquels un édit provincial; portant protection des défenseurs des droits humains et des journalistes dans le cadre de leur travail au Sud-Kivu. On ne peut pas comprendre comment une manifestation organisée dans le strict respect de cette loi; ainsi que de l’article 26 de la constitution, soient réprimés par un chef de groupement; jusqu’à occasionner même la torture ainsi que des coups et blessures graves à l’égard des manifestants. Voilà pourquoi, il était impérieux de saisir le juge pénal afin que le prévenu Cirimwami; soit puni conformément à la loi et qu’il comprenne que nul n’est au-dessus de la loi, » dit-t-il.

Signalons que les défenseurs des droits humains auteurs de l’action devant le tribunal; sont assistés par les pools d’avocats des organisations Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) et Information Juridique Multisectoriel (SOS IJM).

Museza Cikuru

Etiquettes:

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.