Dispositif de lavage des mains dans une école. Photo d’illustration, Laprunellerdc.info
Le monde entier a célébré ce mardi 15 octobre 2019 la journée mondiale du lavage des mains.
L’objectif principal de cette journée, est de sensibiliser un maximum de personnes sur les conséquences d’une mauvaise hygiène des mains, afin de réduire le taux de morbidité infantile lié aux maladies diarrhéiques causées par les mains sales.
Mais ici au Sud-Kivu, il n’y a pas que des maladies diarrhéiques.
En effet, la province du Sud-Kivu sort dans une période épidémiologique de la maladie à virus Ebola, qui l’a secouée pendant près d’un mois.
Après la déclaration de la province sans nouveau cas Ebola depuis le 27 Août dernier, l’équipe de la riposte ainsi que plusieurs autres acteurs sociaux ont appelé la population à continuer à respecter les règles d’hygiène, et continuent jusqu’à ce jour à interpeller les habitants sur la nécessité de se laver les mains chaque fois pour éviter la résurgence de cette épidémie au Sud-Kivu.
Malheureusement, dans la ville de Bukavu visiblement, la population semble avoir franchi définitivement le mal, et la majorité ignore que la province du Sud-Kivu est encore exposée, vu ses échanges réguliers avec le Nord-Kivu où cette maladie est toujours présente.
Dans la plupart des institutions visitées ce mardi 15 Octobre par votre reporter, des kits de lavage de mains sont toujours présents devant les portes et les entrées, sous une forme de négligence des personnes qui entrent, et qui ne sont plus d’ailleurs obligées de laver les mains comme on le voyait dans le temps où Ebola était déclaré en province.
Dans d’autres institutions parmi lesquelles certaines écoles, tout a été oublié : plus de kit de lavage.
Par contre dans les enceintes de certaines organisations, entreprises et certains bureaux de l’Etat la norme reste respectée, et on ne peut y accéder sans laver les mains, peut importe son rang.
Selon un agent que nous avons rencontré au CICR à Labotte, rien ne peut expliquer le refus de laver les mains vu que rien ne se perd, mais plutôt on évite plusieurs maladies.
Selon lui, des habitants qui refusent de se laver les mains sous prétexte qu’Ebola n’est plus là n’ont pas raison de le faire vu qu’ils peuvent même se laver les mains juste pour la propreté.
Alors que plus de 5 000 enfants de moins de cinq ans décèdent chaque année des suites d’une maladie diarrhéique due au non lavage des mains ou à l’utilisation des eaux contaminées, des habitants de Bukavu et toutes les autres contrées n’auraient plus raison de refuser de chaque fois se laver les mains, quelque soit leurs justifications.






