Les femmes congolaises doivent se mettre ensemble, dénoncer et se battre afin de mettre un terme à la problématique des violences sexuelles à l’image de toutes les femmes du monde entier. L’Eurodéputée honoraire Véronique De Keyser estime que les violences faites à l’égard des femmes est un fléau d’ampleur planétaire et nécessite d’être combattu par les femmes et les hommes dans une solidarité internationale.
Le mois de la femme, loin de la ribambelle de festivités qu’on lui confère, doit être une période de réflexion autour d’énormes questions liée à la violation grave des droits femmes dans le monde, et particulièrement en RDC. En séjour à Bukavu, pour un travail avec l’équipe des psychologues de la Fondation Panzi, le Professeur-émérite De Keyser a tenu à rassurer les femmes congolaises de la mobilisation internationale dans la lutte contre les abus sexuels à l’égard des femmes sous toutes leurs formes.
Se confiant à Laprunellerdc.info ce vendredi 8 mars 2019, madame De Keyser a tenu à préciser que cette problématique se vice dans nombreuses régions du monde, sous des formes variant en fonction des contextes spécifiques de chaque pays. Après un constant fait à l’échelle planétaire, madame l’ancienne Eurodéputée reconnait tout de même que la situation de viol a une image particulièrement accentuée dans le contexte congolais.
« Les problèmes qu’elles [les femmes congolaises] rencontrent sont des problèmes que beaucoup de femmes rencontrent. La violence, elle est partout ; comme nous, elles doivent se battre ensemble et vraiment garder les liens entre elles, garder les liens avec nous [les personnes engagées dans la lutte contre la violence sexuelle]… Il ne faut pas se dire que le Congo est le seul pays à rencontrer ce problème-là », a déclaré madame De Keyser, estimant qu’il est possible de « construire une méthodologie » de réplique contre ce mal.
Par ailleurs, l’ancienne eurodéputée belge appelle aux animateurs des institutions politiques issues des élections de décembre 2018 à s’impliquer pour instaurer le respect des droits de la femme, et ainsi mettre un terme à la recrudescence de viols et violences faits à l’égard de la femme.
Le Professeur Véronique De Keyser a siégé comme Eurodéputée jusqu’en 2014. A cette époque elle fit connaissance avec le Dr. Denis Mukwege, ce qui lui donna le goût de se dévouer à la cause des femmes victimes des violences sexuelles. Aux côtés du Prix Nobel de la Paix 2018, Denis Mukwege, cette ancienne députée européenne contribue efficacement à la prise en charge psychologique des enfants victimes des violences sexuelles.
Ensemble avec certaines de ses amies, madame De Keyser a créé l’Association « les Enfants de Panzi et d’Ailleurs » qui est implantée en RDC à travers le pilier Psychosociale de la Fondation Panzi et intervient dans la prise en charge des enfants de Kavumu et celles de Bunyakiri.
John Achiza






