Ituri : la Nouvelle Société Civile dénonce des « menaces et arrestations arbitraires » des défenseurs des droits de l’homme

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Mambasa en Ituri

La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) en territoire de Mambasa, dénonce des menaces et arrestations, dont sont victimes actuellement des défenseurs des droits de l’homme dans cette partie de la province de l’Ituri.

Une dénonciation faite ce vendredi 17 septembre 2021 à la presse, par le Coordonnateur territorial de cette structure, qui dit avoir documenté multiples arrestations qu’il qualifie «d’arbitraires».

«En effet, depuis l’assassinat du journaliste Joël Mumbere Musavuli en date du 13 au 14 août 2021, plusieurs défenseurs des droits humains sont menacés d’une part par des personnes méconnues et d’autres part ceux-ci subissent des arrestations arbitraires. Sans motif valable l’acteur de la société civile Mapoli Vyakuno, est détenu au Camp militaire de la 21022 bataillon basé à Biakato sous commandement du Colonel John Bebwa il y a plus de deux semaines.  Aussi, l’activiste des droits humains de l’ONGDH CRDH antenne de Lwemba, Monsieur Muhido Peresi Mamboro, se vu arrêté en date du 27 août 2021 à Lwemba et amené manu-militari dans le même cachot se trouvant au camp des FARDC à Biakato au motif qu’on aurait trouvé dans son téléphone des messages Whathapp qui disent qu’il faut un relèvement de ce bataillon. Un montant de 500$ est exigé pour leur libération,» explique Maître John Vuleveryo.

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En outre, ce défenseur des droits humains explique que dans la soirée du 15 août dernier, le Coordonnateur territorial de la CRDH/Mambasa s’est vu arrêté par des militaires FARDC sous commandement du même officier. Celui-ci a été relaxé tard dans la soirée, grâce à plusieurs alertes.

«Depuis là, des personnes inconnues continuent à lui proférer des menaces au point qu’il ne sait plus comment vivre dans la région,» affirme-t-il.

La Nouvelle Société Civile en territoire de Mambasa exige la libération de ces défenseurs des droits humains et acteurs de la Société Civile, tout en demandant aux autorités tant politiques que judiciaire, de se pencher sur cette question, afin de garantir leur sécurité.

John Mary Ndika, depuis Bunia

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