Ituri/Attaque à Drodro : la Monusco déploie des forces spéciales en renfort

CODEPEF Djugu Drodro
des casques bleus appuient les FARDC après une attaque armée en Ituri

La MONUSCO dit avoir déployé des unités des forces spéciales en renfort, à la suite des attaques des civils et d’un site de déplacés dans la localité de Drodro, en territoire de Djugu dans la province de l’Ituri.

Selon la mission onusienne, ce renfort fait suite à l’afflux de milliers de déplacés sur le site de Roe. Les forces spéciales déployées visent principalement à assurer la sécurité des déplacés dans ce site, et celle des humanitaires sur place.

Selon le Bureau de Coordination humanitaire en RDC, entre vendredi 19 et dimanche 21 novembre, le site de personnes déplacées de Tche, abritant près de 3 700 personnes, a été attaqué. Le village de Drodro et le site de personnes déplacées installé dans l’enceinte de l’église ont également été pris pour cible, causant la fuite de plus de 16 000 personnes vers la localité voisine de Roe.

«En l’espace de 48 heures, le site de personnes déplacées de Roe, qui comptait initialement plus de 21 000 personnes, et ses alentours ont accueilli près de 50 000 nouveaux arrivants,» a fait savoir OCHA ce mardi.

Ce week-end, des présumés éléments d’une faction de la milice CODECO, ont attaqué plusieurs entités du territoire de Djugu, notamment ce site de déplacés à Drodro, situé à plus de 64 Kilomètres au nord de Bunia. Selon la Société Civile locale, plusieurs dizaines de personnes ont été tuées au cours de cette attaque. Outre les morts, des maisons, boutiques, une paroisse catholique et le site de déplacés, ont été pillés et incendiés par ces rebelles.

Le Coordonnateur humanitaire a condamné « avec la plus grande vigueur » cette nouvelle attaque contre des civils. Selon lui, en vertu du droit international humanitaire, les personnes déplacées doivent pouvoir se sentir « protégées » dans leur milieu de refuge, et les parties au conflit « doivent s’y conformer ».

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David McLachlan-Karr a déploré le fait qu’à la suite des récentes attaques, 17 organisations humanitaires ont dû suspendre leurs mouvements, affectant l’accès de près de 320.000 personnes à une aide vitale et urgente à Drodro, Fataki, Nizi, Lita, Bambu et Mangala.

Museza Cikuru

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