Insécurité au Sud-Kivu: la DYCOD demande aux FARDC et à la Monusco de relancer leurs interventions «sous une nouvelle approche»

DYCOD-Bob - cohésion sociale
Nicolas Kyalangalilwa, Coordonnateur de la DYCOD au Sud-Kivu.

La Dynamique Communautaire pour ta Cohésion Sociale et le Développement (DYCOD-RDC), coordination du Sud-Kivu, dit être «extrêmement» préoccupée par la situation sécuritaire, ainsi que les violences enregistrées dans les Hauts et Moyens Plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga, durant le mois de décembre 2021.

Dans un communiqué de presse rendu public, cette structure condamne «avec fermeté» ces différentes attaques qui ont ciblé les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).

Plusieurs militaires ont été abattus dans ces attaques, notamment deux officiers supérieurs. Il s’agit du Colonel Melchior Kyembe dit « Yaoundé », tué le lundi 27 décembre 2021 lors de l’attaque de Kamombo, et le Major Kamizobe Joseph, tué à Lweba le 9 décembre 2021.

«La DYCOD-RDC/SK déplore ces attaques sur les FARDC qui résultent en des déplacements massifs des populations civiles dont des femmes et enfants; occasionnant ainsi des crises humanitaires dont l’ampleur et tes conséquences ne sont pas encore estimées à leur juste titre. La DYCOD-RDC/SK note avec regret que cette crise qui avait commencé dans les Hauts-Plateaux (Fizi, Uvira et Mwenga) migre lentement vers les moyens plateaux et les zones littorales de ces contrées, ainsi que vers d’autres territoires (Walungu en chefferie de Kaziba et Mwenga particulièrement dans ta chefferie de Lwindi). Elle note aussi avec amertume la mutation de ce conflit en des nouvelles formes variées non encore élucidées,» indique cette structure.

Des éléments ADF au Sud-Kivu

Par ailleurs, la DYCOD dit saluer la vigilance des Forces Armées de la RDC, qui ont mis la main sur un des fondateurs du groupe rebelle ADF, à Uvira dans la province du Sud-Kivu.

Elle demande cependant aux autorités et à l’armée de redoubler de circonspection, surtout que les groupes armés terroristes djihadistes du Nord-Kivu et de l’Ituri semblent étendre leurs réseaux et cellules au Sud-Kivu, à cause évidemment de l’insécurité qui y règne en général.

«La présence de ces éléments djihadistes a été signalée dans le territoire de Fizi (à Misisi) […] On signale aussi la présence des groupes burundais dans cette zone. […] Il faudrait éviter que les problèmes du Nord-Kivu et de l’Ituri ne s’ajoutent déjà à ceux du Sud-Kivu qui perdurent sans solution efficace. Il y a péril en demeure,» indique que communiqué signé par Nocolas Kyalangalilwa.

La DYCOD interpelle ainsi les autorités nationales, la MONUSCO et la communauté internationale, sur la nécessité de relancer les interventions dans cette zone, sous une nouvelle approche, en vue de mettre fin « une fois pour toute » à cette situation d’instabilité.

«[…cette situation d’instabilité qui a plus que trop duré, causant une crise humanitaire de grande envergure, et ayant le potentiel d’embraser la sous-région en devenant un refuge et havre pour les groupes armés de la région,» craint cette structure.

La DYCOD-RDC/SK invite la Société Civile et les leaders et notables du Sud-Kivu d’inviter les peuples à se désolidariser des groupes armés, et à ne pas céder à cette nouvelle forme de violence djihadiste.

Selon elle, «seule la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du vivre ensemble» aideront à la construction d’une meilleure cohésion entre les communautés présentes dans les hauts et moyens plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga notamment.

Museza Cikuru

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