Le bureau du quartier Nyalukemba Ph. Laprunellerdc

Une enquête sera bientôt diligentée par la 33ième Région militaire afin d’identifier parmi les militaires basés au petit poste frontalier « RUZIZI 3 » les vrais responsables de l’insécurité signalée ces derniers temps dans différents coins du quartier Nyalukemba.
C’est Dieudonné Kasereka, le porte-parole adjoint de la 33ème Région militaire qui l’a dit in diqué ce mardi 18 septembre 2018 après les accusations du chef de quartier Nyalukemba.
Kasereka renseigne que les autorités militaires sont saisies des allégations portées sur les éléments FARDC basés au poste frontalier Ruzizi 3, selon lesquelles ils seraient à la base de l’insécurité signalée à Nguba.
Il rappelle tout de même que l’indiscipline d’un seul élément ne peut affecter en aucun cas toute une région militaire.
Kasereka précise que les semeurs de troubles à Nguba seront connus après une enquête sérieuse qui sera bientôt lancée dans ce milieu par la 33ème Région militaire.
« Quand il y a un problème entre le militaire et un civil, la victime doit passer par la voie autorisée notamment venir voir le commandant ou il doit venir voir d’autres services habilités et non passer par les médias. Donc, l’autorité qui a dit qu’il y a des militaires qui sont indisciplinés ou qui auraient commis des erreurs à Nguba, je ne crois pas qu’il doit les dénoncer à la radio ; il devrait plutôt voir les autorités et dire qu’il y a tel ou tel autre militaire qui aurait commis des infractions. Et donc nous allons mener des enquêtes pour savoir si c’est vrai que tous ces militaires qui sont là sont des indisciplinés et s’il va trouver que ces militaires sont des indisciplinés, il va les changer, les permuter et on enverra d’autres militaires. Et si on trouve que c’est certains militaires, ils seront traduits en justice et punis conformément aux règlements militaires » rassure Dieudonné Kasereka.
Le bureau du Quartier Nyalukemba dans la ville de Bukavu appelle les responsables militaires à remplacer les éléments des Forces Armées basées au petit poste frontalier situé sur avenue Hewa Bora et connu comme « Ruzizi 3 ».
Déo Kurasa, le chef de quartier estimait par ailleurs que ces éléments FARDC sont à la base de l’insécurité signalée ces derniers temps dans cette partie de la ville de Bukavu.
Kurasa renseigne que son bureau a déjà répertorié plusieurs cas perpétrés par ces éléments FARDC dont le plus récent est celui enregistré ce dimanche le 16 septembre dernier vers 22 heures au rond-point Feu vert, où un couple qui revenait d’une fête a été tracassé et déshabillé par des hommes en armes et identifiés selon lui, comme des éléments FARDC.
Pour appuyer ces allégations, Kurasa cite les 3 militaires détenus au poste de la police de la Place Mulamba appréhendés par la population en train de tracasser les passants la nuit de ce dimanche au lundi 17 septembre.
Ibag Bagenda







