
Les incendies à répétition dans la ville de Bukavu continuent à faire objet des débats dans le chef des habitants de la ville qui chaque jour sont entrain de voir des maisons et des biens partir en fumée sans en savoir la cause et sous l’œil impuissant des autorités Urbaine et provinciales
Le pasteur Nicolas Kyalangalilwa , lui n’y est pas allé par le dos de la cuillère, il a responsabilisé le maire de la ville et les autorités provinciales qui selon lui doivent éviter de se constituer aussi en observateurs
«c’est dommage, parce que nous avons dit à plusieurs reprises que se sont des incendies à répétition et cela veut dire qu’on pouvait savoir que ces incendies allés venir et la question c’est de savoir qu’est ce qui a été fait ?» déplore cet éminent pasteur et acteur de la société civile.
Il pense que les autorités devraient juste prendre leurs responsabilités en mains et avouer leur échec si elles ne sont plus capable de gérer les catastrophes en ville comme en province
«ici nous interpelons les autorités urbaines et provinciales. Vous devez prendre vos responsabilités en mains. Si les responsabilités deviennent de plus en plus difficiles, il faut savoir l’avouer et qu’on demande aux autres qui peuvent mieux de le faire» a-t-il dit
Il déplore que depuis que cette série d’incendies à commencée rien n’est fait par les autorités pour prévenir de tels incidents
«que l’autorité nous dise qu’est-ce qu’elle fait pour empêcher ces incendies, il ne faut pas seulement venir nous dire qu’il y a eu incendie. Qu’est ce que vous faites pour empêcher que les gens ne puissent plus construire comme ça ?» se demande-t-il
Il propose cependant que l’extension de la ville devrait être un palliatif à ce problème étant donné que la densité de la population est entrain d’accroître du jour au lendemain
«l’extension de la ville est envisageable, vous trouverez une parcelle de 5 mettres sur 7 et on a une autorisation de bâtir et tous les documents pour une petite parcelle comme ça»
Le pasteur Nicolas Kyalangalilwa a par cette occasion présenté ses condoléances aux familles victimes des ces incidents en leurs demandant de rester soudés aux actions de la société civile qui est déterminée à mettre la pression pour qu’on ne parle plus d’incendies dans la ville de Bukavu
Pour rappel, la ville de Bukavu a depuis le mois de juin dernier enregistré plusieurs cas d’incendies qui ont ravagé plusieurs habitations et causé des dégâts matériels et humains.
Le dernier en date est celui du lundi 23 septembre dans la soirée sur avenue Camp Zaïre et qui a consumé une dizaine de maisons à son passage et plusieurs autres détruits.
Bertin Bulonza
Le bâtiment de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu dans la ville de Bukavu
Les députés provinciaux Sud-Kivu n’ont pas dérogé à la règle ce 30 septembre. Comme sur l’ensemble du territoire national, ils étaient présents à l’hémicycle provincial pour la cérémonie officielle d’ouverture de la session de septembre. Une session essentiellement budgétaire.
Le président du bureau de l’organe délibérant, Zacharie Lwamira qui a officiellement présidé l’ouverture de la session est passé en revue les matières qui seront traitées au courant de la dite session.
C’est entre autres, le vote du budget exercice 2020 du gouvernement provincial, l’audition des rapports de commissions parlementaires menées en province, la présentation et l’audition des rapports de vacances parlementaires des députés et plusieurs autres matières similaires à celles de la récente session parlementaire.
Au cours de la cérémonie d’ouverture, le président du bureau de l’Assemblée provinciale est revenu sur l’actualité de la province en évoquant le point sur les incendies à répétition observés ce dernier temps dans la ville de Bukavu.
Zacharie Lwamira est aussi revenu avec insistance sur la question de la gratuité de l’enseignement prônée par le président de la République en montrant que l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu soutient à 100% cette gratuité et a adressé un message aux enseignants en grève pour leur demander de rentrer à l’école et mettre fin à cette grève car dit-il » il est temps de se mettre au travail ».
Dans son discours d’ouverture, Lwamira a réaffirmé la détermination de l’organe délibérant de faire un contrôle parlementaire dans le détournement des fonds alloués à la campagne de distribution de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à la Division Provinciale de la Santé et a exhorté tout le monde à une franche collaboration avec son équipe dans la collecte des informations y afférentes.
Signalons que cette rentrée parlementaire de ce lundi a connu une présence non discrète de Mushi Bonane qui se réclame avoir été élu dans la Ville de Bukavu et dont l’arrêt du Conseil d’État a validé, selon ses dires une position contestée par plusieurs députés provinciaux en contentieux avec lui au Conseil d’Etat.
Bertin Bulonza
Le stade de la Concorde lors d’une séance d’entrainement de l’Académie Schaux Sport. Ph.Laprunellerdc.info
Le championnat de l’Entente Urbaine de Football de Bukavu ouvre ses portes ce mardi 1 octobre 2019 pour son édition 2019-2020, après le premier report de son coup d’envoi qui devrait avoir lieu depuis le 25 septembre 2019. Au programme, deux rencontres sont prévues ce mardi : l’ AS Mozende (tenant du titre) accorde son hospitalité au FC Texas, pour l’ouverture.
La rencontre de 15 h30 entre l’équipe du FC Ciriri Sport et celle du FC Régi Sport va clôturer cette première soirée de la fête du football Bukavien.
Pour la suite des hostilités, la rencontre de ce mercredi entre OC Tonfa et AS Aigle-Vert risque d’ être reportée, car ce même mercredi 2 octobre une rencontre de Vodacom Ligue2, entre Etoile du Kivu et AC Capaco de Beni est au rendez-vous au stade de la Concorde.
Le jeudi 3 octobre prochain, AS Ruzizi affrontera l’Académie Rangers à partir de 13h30, suivies de l’explication de 15h30 entre la JSBU (Ex Ajax) et US Bilombe.
Pour le vendredi 4 octobre, le FC Dynamic jouera le FC Etoile de l’Est à 13h30, et à 15h30 le FC Puma affrontera JS Muhumba.
Les choses sérieuses commencent donc dans la ville de Bukavu, pour ce qui est du championnat local, une hypothèse jusque-là loin d’être concrète, vue le climat qui règne entre les clubs et l’Entente de Bukavu.
Notons que jusque-là certaines équipes contestent le début de l’exercice prochain. Ces derniers réclament des élections au sein de l’Entente Urbaine de Football de Bukavu, des élections qui divisent l’opinion sportive dans la ville de Bukavu. Espérons que les équipes ne vont pas boycotter ce coup d’envoi.
Eric Shukrani
Justin Mastaki, élu (UNC) de Bukavu lors de sa conférence-débat dans la salle Materdei de Bukavu.
Au cours d’une conférence-débat tenue ce samedi 28 septembre 2019 dans la grande salle de la paroisse Mater Dei de Muhungu en commune d’Ibanda, le député Justin Mastaki Namegabe a affirmé que la procédure légale requiert un délai de préavis avant de déclencher une grève.
Ce qu’il regrette que les enseignants n’ont pas fait, et ont préféré se plonger dans la précipitation.
«Cette grève a été brutale et inopportune, parce qu’il n’y a eu aucun préavis qui a été donné par les enseignants. Ils auraient dû établir un cahier de charges et le transmettre au gouvernement avec un délai précis. Une grève sans préavis est une grève sauvage.
Il y a des démarches au niveau du gouvernement, et nous sommes en session parlementaire budgétaire.
Ils devraient attendre voir l’enveloppe qui sera allouée au secteur de l’enseignement pour pouvoir conclure que leurs revendications ne seront pas satisfaites » a-t-il précisé.
Au cours de cette conférence, cet élu de Bukavu a indiqué que la population congolaise a tant souffert pendant les régimes précédents, c’est pourquoi selon lui, le gouvernement actuel est entrain de tout mettre en oeuvre pour matérialiser la gratuité de l’éducation de base, que rappelle-t-il, est une obligation constitutionnelle.
Justin Mastaki appelle les uns et les autres à barrer la route à toute personne qui veut mettre en échec cette gratuité, et rappelle que le gouvernement est prêt à budgétiser d’autres enseignants qui sont les NU et les NP afin qu’eux aussi puissent commencer à toucher leur salaire.
Il appelle le gouvernement à construire d’autres écoles pour éviter une grande popularité dans les classes, et que tous les enfants aient accès à la gratuité.






