Grève des enseignants à Bukavu : des manifestations de colère devant plusieurs paroisses ce dimanche – La PrunelleRDC.info

Des manifestants et passants devant le portail de la cathédrale ce dimanche. Ph. tiers

Un dimanche non ordinaire et très agité s’observe devant plusieurs paroisses de la ville de Bukavu.

Les manifestants disent réagir contre la grève des enseignants qu’ils estiment être instrumentalisés par l’église.

Des pneus brûlés, des messages hostiles à l’église, des manifestants en colère renvoient des chrétiens venus à la messe matinale ce dimanche 29 septembre 2019.

A la cathédrale Notre Dame de la Paix par exemple, le portail de l’entrée est resté fermé, les manifestants qui se disent être choqués par la position de l’église en ce qui concerne la gratuité de l’enseignement renvoient toute personne venue à la messe. On pouvait lire sur leurs affiches «pas d’école, pas de messe » 

Même mouvement signalé à la paroisse de Cimpunda et de Ciriri, les parents sont nombreux debout devant la paroisse sans entrée à la messe.

Signalons que depuis le déclenchement de la grève, les langues se délient contre les gestionnaires et particulièrement l’évêque qu’on accuse d’ambiguïté dans son discours où  il a demandé un dialogue entre parents, église, enseignants et l’État pour mettre fin à la grève.

Nous y reviendrons

Jean-Luc M.

Bienvenu Yumbi, représentant du député Bulambo remet les tôles aux sinistrés de Nyamugo. Ph. Laprunellerdc.info

Le député national Jean-Marie Bulambo Kilosho, est arrivé au chevet des victimes de l’incendie qui a consumé plus de 250 maisons sur trois avenues du quartier Nyamugo dans la commune de Kadutu.

Ce mercredi 2 septembre 2019, une délégation de cet élu de Bukavu a remis un premier lot de 1000 (mille) tôles à ces sinistrés qui ont perdus leurs maisons et plusieurs biens de valeurs.

Selon Bienvenu Yumbi, l’un des responsables du PANADER, le parti politique dirigé par Bulambo, ce geste vient répondre au besoin exprimé par les femmes qui ont été victimes de l’incendie et qui passent avec leurs familles, des nuits à la belle étoile.

«Nous amenons ici 1000 tôles parce que votre frère, votre enfant et père Jean-Marie Bulambo a entendu vos cris de détresse» a-t-il dit aux sinistrés, rappelant que Nyamugo constitue son « électorat ».

Bienvenu Yumbi rassure qu’il s’agit d’un premier lot du président national de son parti.

«Il a suivi les demandes de sa base et c’est pourquoi il nous a envoyé avec ce premier lot constitué de 1000 tôles. Il s’agit d’un premier lot et nous savons que d’autres interventions pourront suivre après » explique Yumbi.

Un geste salué par les sinistrés de Nyamugo. L’un d’eux, porte-parole des victimes a relevé que Jean-Marie Bulambo n’est pas seulement un député pour eux mais un frère et « un des notables» de Nyamugo.

«Il a été frappé comme nous. Il y a plus d’un membre de sa famille qui a été aussi frappé directement par cette catastrophe. Lui est aussi est touché. Juste un mot de remerciement par ce qu’il a compris. Nous venons de recevoir les 1000 tôles et ça va combler le trou né de cette catastrophe car nous sommes restés sans abris, nous dormons à la belle étoile et ce n’est pas facile. Merci beaucoup à Jean-Marie Bulambo» dit Hamisi Safari Moïse, porte-parole des sinistrés de Nyamugo.

La cérémonie de remise s’est déroulée à l’Institut Olimba dans la Commune de Kadutu en présence de l’autorité communale, Munyole Bekao.

Rappelons que dans la journée de mardi 10 septembre 2019, un gigantesque feu a consumé plusieurs maisons dans le quartier Nyamugo en Commune de Kadutu. 250 selon l’autorité urbaine. Un incendie survenu après celui de Makoma dans la commune de Bagira et qui a fait 1 mort et 6 maisons incendiées.

Cette série d’incendie vient s’ajouter à plusieurs autres cas d’incendie enregistrés dans la ville de Bukavu dont l’origine et la cause restent souvent mystère.

Jean-Luc M.

des acteurs sociaux réunis au BCSC du Sud-Kivu.

Organisations de la Société Civile dans toute sa diversité, Médias communautaires, Mouvements Citoyens et Forces vives de la Province du Sud-Kivu

Déclaration commune

Nous, animateurs des Organisations de la Société Civile, Médias communautaires, Mouvements Citoyens et Forces vives de la Province du Sud-Kivu, réunis ce jour de mercredi 02 octobre 2019 dans la salle de réunion du Bureau de Coordination de la Société civile sur invitation du Réseau des Radios et Télévisions Communautaires du Congo (RATECO en sigle) en vue de réfléchir sur les enjeux de la stabilité et des défis du développement de notre Province ;

Saisissant l’opportunité de l’amélioration progressive du contexte sociopolitique et sécuritaire au niveau national depuis la passation pacifique du pouvoir, entre le Président nouvellement élu et son challenger Président honoraire, aux lendemains de la proclamation des résultats issus des élections démocratiques de décembre 2018 ;

Prenant conscience d’une part, des réelles menaces sécuritaires dans le Territoire de KALEHE où campent les FDLR armés et d’autre part, le risque d’une militarisation des tensions intercommunautaires  visibles dans les hauts et moyens plateaux des Territoires  de FIZI, MWENGA et UVIRA où les conflits identitaires artificiels sont commandités par des pseudo-notables vivant à Kinshasa ;

Comprenant les liens des causalités qui sous-tendent le retard de modernisation de nos équipements, manifeste dans nos villes et nos campagnes depuis la décennie nonante ;

Comparant notre Province avec les deux autres en compagnie desquelles nous partageons la même histoire et les mêmes défis géographiques, le MANIEMA et le NORD-KIVU, et qu’il se dégage que différemment d’ici, là-bas il y a un consensus interne sur la détermination à réussir, consensus forgé par des groupes qualitatifs vues leur importance et leur influence, installés aussi bien au niveau local que dans la capitale Kinshasa et au niveau de la diaspora avec des résultats visibles par des avancées tangibles dans leurs provinces ;

Sentant resurgir les menaces d’un nouveau manège destiné à limoger le chef de l’exécutif provincial actuel, aux affaires depuis seulement trois mois, avant même que son Gouvernement n’ait pu doter la Province de son Budget pour l’année 2020, des menaces qui ne tiennent que des luttes d’intérêts particuliers entre camps politico-ethniques en perpétuels antagonismes ;

Constatant le lourd bilan des longs moments que règnent les départs intempestifs des Gouverneurs, choisis et démis par des cerveaux noirs à Kinshasa, simulant une malédiction de la Province, comme si le Sud-Kivu mérite bien des gouverneurs éphémères ne faisant allégeance qu’à des gourous invisibles et leurs réseaux savamment installés en province, avec à la clé des tares de gouvernance et des échecs cumulés, étant entendu qu’un dirigeant même doté de bonne foi, l’idée de son évanescence même ne lui prédispose pas à s’investir, ni même à se projeter dans la durée ;

Etant entendu que face à l’immobilisme de la Province et aux nombreuses drames humanitaires consécutives à la situation écologique, à la pauvreté et à la mauvaise gouvernance, notre classe politique en Province et à Kinshasa s’enferme dans une insouciance coupable qui se lit comme une absence de solidarité, d’éthique politique et de vision de développement ;

Observant avec amertume l’absence de réaction des notables ou élite autochtone vivant à Kinshasa, face à l’état lamentable de nos infrastructures, le nombre accablant des populations déplacées à l’intérieur de la Province, la situation des réfugiés vivant dans les pays limitrophes, les régions enclavées où les populations sont abandonnées à leur triste sort, la condition de notre jeunesse désespérée, l’état de l’activité agricole ou minière artisanale ou même des pseudo emplois dans les entreprises existantes, tout le retard accumulé dans différents domaines de la vie socioéconomique ;

Enthousiasmés par l’annonce du Président du Bureau de l’Assemblée provincial prononcée dans son discours d’ouverture de la session de septembre 2019 et qui dit vouloir œuvrer pour l’harmonie entre l’exécutif provincial et l’assemblée provinciale ;

Eu égard à tout ce qui précède, l’urgence oblige, 

NOUS DÉCLARONS SOLENNELLEMENT CE QUI SUIT :

  1. Nous disons NON à la prise en otage de la Province par des pseudo-notables assis à Kinshasa et décident du destin de tout un peuple et dénonçons leurs manœuvres de déstabilisation et les mettons en garde face à leur comportement qui les érige en ennemi du progrès de notre province ;
  2. Nous alertons les animateurs de toutes les institutions de la République du niveau national et du niveau provincial sur notre détermination à mobiliser la population à se lever comme un seul homme afin de barrer la route aux imposteurs qui voudront nous ramener dans les vieilles pratiques dont les seuls calculs politiciens n’ont eu pour effet que la fragilisation des institutions provinciales, les tragédies humanitaires, la clochardisation des agents de l’administration publique et la désolation des familles victimes d’incendies et d’expropriation foncière ;
  3. Au Chef de l’exécutif provincial, de demeurer dans les attitudes d’homme d’Etat, sensible aux valeurs républicaines et démocratiques sans jamais se laisser distraire par des querelles byzantines ;
  4. Nous appelons notre population à la vigilance, au calme et à la retenue en attendant notre appel le moment venu, à travers les canaux habituels  pour dire à chacun la conduite à tenir ;
  5. Nous tenons à réaffirmer notre position au cas d’extrême hypothèse que par devers nous, si jamais par son propre chef, par la pression ou par des mécanismes politiquement illégitimes quand bien même légaux, qu’il arriverait que notre Gouvernement provincial actuel tombe, nous prendrons en mains toutes nos responsabilités historiques pour obliger la dissolution de l’assemblée provinciale, le vote de nouveaux députés provinciaux et le choix d’un Gouverneur parmi les personnes indépendantes autres que les acteurs connus faisant rang au sein de la classe politique d’aujourd’hui, incapable de protéger la Province contre la nuisance de la machine de prédation basée à Kinshasa ;
  6. Nous demandons au Président de la République, Chef de l’Etat, garant du bon fonctionnement des institutions et garant de la stabilité nationale, d’user de son pouvoir constitutionnel en vue de paralyser la manœuvre qui vise à déstabiliser le Sud-Kivu et ainsi permettre un décollage synchronisé de toutes les provinces du pays et par contrecoup réparer le désir du vivre ensemble parmi les voix dissonantes qui, dictées par la désespérance, commencent à revendiquer non sans raison, le redécoupage de la province pour virer dans leur paradis en devenir, la province d’« ELILA » ;
  7. A la Communauté Internationale, de mobiliser son effort en vue de contribuer à la construction de la stabilité sécuritaire et politique de la RDC et de toutes ses composantes géographiques, dans la prise en compte des particularités des unes et des autres.

Fait à Bukavu, le 02 octobre 2019 

Les signataires

une petite pirogue sur le lac Kivu. Photo d’illustration

Le ministre national des transports et voies de communication à lancé une opération d’identification des unités flottantes sur les cours d’eau congolais ce lundi 30 septembre, informe Radio Okapi.

Ce contrôle qui vise à débarrasser les ports du pays des unités flottantes non opérationnelles va concerner les barques, baleinières, les bateaux et pirogues motorisées ainsi que toute unité flottante.

Selon le Secrétaire Général au ministère de transport et voies de communication, Donat Bagula Mugangu, des équipes d’experts vont être déployés sur toute l’étendue de la République pour procéder à cette opération.

Disons que depuis un temps, plusieurs cas des naufrages sont rapportés sur les eaux congolais.

Le plus récent est celui survenu sur le fleuve Congo à Maluku en date du 15 septembre avec plus de 36 personnes disparues.

Ce cas rappelle également celui survenu à Bolombo dans la province de Maindombe et qui avait causé la mort de 30 personnes.

Il faut également citer le naufrage survenu à Kalehe sur le lac Kivu en Avril de cette année. Celui-ci avait occasionné la disparition de plus de 150 personnes, ce qui avait amené le président de la République, Félix Tshiseksedi à décréter une journée de deuil national après s’être rendu sur le lieu.

Cette opération du ministère de tutelle est salutaire pour les passagers congolais si elle débouche à l’interdiction de navigation des unités qui seront jugées non viable.
Donat Bagula indique que l’opération sera ensuite étendue aux moyens de transports routiers, ferroviaires et aériennes.

Solange Minani

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