Roger Matabaro, secrétaire syndical du syeco
« Je demanderai aux parents de montrer aussi un geste de gratitude en organisant une grande manifestation pour féliciter les autorités actuelles de notre pays ».
Cette déclaration est de Roger Matabaro, secrétaire provincial du syndicat des enseignants du Congo lors d’une interview accordée à la rédaction de Laprunellerdc.info ce jeudi 24 octobre.
Pour lui, cette prime qui a tué les enseignants pendant les années doit finir comme l’a si bien dit le président de la République lors de son adresse à la population de Bukavu à la place de l’indépendance.
« Il n’y a que l’Etat seul qui peut prendre ces agents en charge comme le chef de l’Etat l’avait dit », déclare-t-il en soulignant que Félix Tshisekedi est entrain de manifester sa bonne volonté.
Il fait savoir que les anciens dirigeants étaient de mauvaise foi pour n’avoir pas appliqué la constitution pour la gratuité de l’enseignement même s’ils commencent à se battre en réclamant sa paternité.
« Nous pouvons reconnaître la paternité de cette gratuite par celui-là qui a accepté de concrétiser. Eux n’avaient que des intentions », souligne Roger Matabaro.
Pour les enseignants qui sont en grève, tout en reconnaissant qu’il s’agit de leur droit, le syndicaliste leur fait savoir que la gratuité est irréversible. « Cette prime est née par des agitations et elle doit se finir par des agitations », reconnait-il.
Pour les personnes qui le taxe de faire la politique, il leur fait savoir qu’un syndicaliste ne défend pas seulement les intérêts de ses membres mais il défend également les intérêts de l’entreprise car dit-il pas d’entreprise, pas de syndicat.
« Notre entreprise c’est le Congo et nous devons défendre le Congo surtout que nous ne sommes pas les seuls que l’état prend en charge ».
« Il faut voir aussi l’avantage de cette gratuité comme enseignants étant nous même nous bénéficiaires de celle-ci car nos collègues n’ont jamais supporté nos enfants quand nous n’avions pas encore payé, et on se contentait d’aller prendre cet argent et le ramener chez nos collègues », dit-il.
Pour clore son interview, Roger Matabaro se dit fier de savoir qu’il peut mourir et son enfant continuera à étudier gratuitement. « S’il est sérieux il obtiendra son diplôme sans parent pour le faire étudier. Comment n’est pas remercier cet homme qui rend cette gratuité possible ? », s’interroge le syndicaliste.
Thomas Uzima






