
Le candidat Gouverneur Théo Ngwabidje Kasi a reçu un soutien de taille dans la course au Gouvernorat du Sud-Kivu.
Alors qu’on le disait en difficulté depuis un certain moment avec notamment des dissensions sérieuses entre des personnalités politiques du Sud-Kivu autour de sa candidature, ce cadre de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) peut se frotter les mains (du moins pour quelques instants).
A l’aube de la campagne électorale, d’imposantes personnalités politiques de toutes les tendances politiques se sont réunies dans la capitale Kinshasa et ont sorti un communiqué de soutien.
C’est la photo qui sauve s’il faut le dire ainsi pour Théo Ngwabidje. Autour de Vital Kamerhe, on trouve Modeste Bahati Lukwebo, Néhémie Mwilanya, Azarias Ruberwa, Marcellin Cishambo, Cyprien Kyamusoke Bamusulanga, François Rubota ou encore Martin Bitijula Mahimba.
C’est la photo qui est tout de suite partagée sur les réseaux sociaux, puis vient le texte « déclaration commune ». Une image également pour dire que l’heure est grave et exige la mobilisation. Cela pourrait signifier qu’il y avait un problème qui devait être résolu d’avance.
Photo et déclaration, oui car les rumeurs couraient dans tous les sens que certaines de ces personnalités soutenaient la candidature de l’indépendant Telexy Rubuye, pressenti comme principal challenger du ticket FCC aux côtés de Jean-Claude Kibala de la Coalition Lamuka.
C’est ce souci de taire les rumeurs qui est exprimé à travers ce communiqué.
«Invitons la population à ne pas se fier aux contre-vérités, à se mettre plutôt au travail, à bannir le tribalisme, le divisionnisme, la haine et la jalousie. Prions Dieu de bénir notre peuple, notre province, notre pays et ses dirigeants » lit-on aux points 4 et 5 de cette déclaration.
Une véritable eau dans le moulin de Théo Ngwabidje Kasi dont les soutiens au niveau local ne suffisaient plus.
Il aura donc fallu cette mobilisation des « notables » pour remonter rassurer plusieurs communicateurs FCC-CACH dont le moral n’était plus du tout très haut face à la machine de communication des concurrents directs de leur ticket.
Des notables, oui mais à l’absence des autres
Un petit bémol sur la liste des notables signataires de la déclaration car deux/trois et pas les moindres n’étaient pas au rendez-vous.
On sait par exemple que depuis la dernière élection du bureau provisoire de l’Assemblée Provisoire du Sud-Kivu le député national Jean-Marie Bulambo n’émet pas sur la même longueur d’ondes avec plusieurs notables de la province du Sud-Kivu qu’il accuse d’imposer leur dictat dans la gestion de la province. Il est désormais d’ailleurs engagé dans la revendication d’une nouvelle province d’Elila. Vice-président de l’ABCE (FCC) et l’un des leaders de la communauté Lega, Bulambo Kilosho peut se prévaloir de ses 4 députés à l’assemblée provinciale et jouer sur la « géostratégie » pour tenter d’influencer la prochaine élection. Il est parmi les grands absents.
Un autre absent et le plus grand d’ailleurs, c’est Norbert Basengezi Katintima.
Actuel vice-président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, il ne pouvait pas être signataire d’une déclaration de soutien à un candidat.
Théoriquement on sait qu’il est indépendant mais a toujours participé à des rencontres qui mettent les Sud-Kivutiens ensemble. Pourquoi n’a-t-il pas participé cette fois dans une réunion des notables qui appellent à l’unité ? C’est une question. Membre du PPRD de Joseph Kabila, Norbert Katintima a été au cœur de la machine électorale qui a engendré les institutions actuelles et a beaucoup d’amis dans l’Assemblée provinciale actuelle. Katintima a toujours été au centre des négociations dans la désignation des différents Gouverneurs du Sud-Kivu ces dix dernières années. A –t-il préféré faire profil bas ou c’est un signe de désapprobation ? Difficile de le dire pour l’instant.
Dans la danse, c’est le récent ancien Gouverneur du Sud-Kivu, Claude Nyamugabo.
Il est le récent chef du PPRD au Sud-Kivu et les dernières élections sénatoriales ont prouvé qu’il avait toujours des soutiens. Même s’il n’est pas parmi les premiers décideurs par rapport à la politique au niveau provincial, on l’a vu également à l’œuvre alors qu’on devait convaincre certains candidats « parrainés » par lui de se désister dans la course pour le bureau définitif de l’Assemblée Provinciale. Fera-t-il suivre le vœu de ces autres leaders auprès des autres députés PPRD qui lui sont toujours fidèles?
En attendant, les « notables » se sont exprimés en apportant leur soutien aux candidats du FCC-CACH. Reste alors à savoir si ce soutien exprimé à travers la déclaration et la photo du jour sera vraiment manifesté dans les urnes le 10 avril prochain. Et c’est seulement après l’issu de ces élections qu’on saura par où se trouve le véritable jeu politique actuel.
Jean-Luc M.

Le mouvement NON a été initié par le Professeur Gustave Mushagalusa Nachigera, recteur de l’Université Evangélique en Afrique et l’asbl COCORICO, une organisation qui a pour mission, l’éveil des consciences et la promotion des talents.
Selon les organisateurs, le mouvement NON a été lancé dans le but d’appeler à un engagement plus large et plus solide contre les non valeurs en renonçant à celles-ci et en les dénonçant.
Ce mouvement vise surtout à sensibiliser, à appeler les différentes couches de la population congolaise à un engagement contre les multiples antivaleurs qui ruinent la société.
«à travers le mouvement NON, les enseignants, les élèves, les artistes, les jeunes des différents horizons s’engagent à lutter contre les antivaleurs dans la ville de Bukavu et bientôt partout en RDC. Le changement souffle déjà. Bientôt les gens, dans tous les secteurs de la vie nationale, vont s’engager dans la lutte car, c’est le moment ou jamais» indiquent-ils
A en croire notre source, ce mouvement va toucher les chauffeurs, les motards, les policiers, les politiciens, les enseignants, les journalistes, les médecins, les élèves, les étudiants, les commerçants, les usagers de la route, bref, toute la communauté dans sa diversité.
«dire NON, c’est dire non aux antivaleurs, non au trafic d’influence, non la corruption, non au clanisme, au tribalisme, au régionalisme et à toutes les formes de discrimination, non à ces fléaux qui gangrènent notre pays et freinent son développement» poursuit-il
Le Mouvement NON est donc un mouvement de lutte contre les anti valeurs.
Un mouvement qui regroupe des hommes et des femmes du monde entier, unis par les idéaux du changement et qui rêvent d’un Congo, d’une Afrique et d’un monde meilleur et plus beau qu’avant.
Les organisateurs appellent donc toute la population à adhérer massivement à ce mouvement.
«Entrez en contact avec nous et rendez encore plus réelle et plus forte cette lutte téléphone/Whatsapp : (+243) 896340495, cocoricoasbl@gmail.com, Cocorico Drc, Mouvement NON»
Jean-Luc M.
OC Muungano au stade de l’Unité de Goma (2018) Ph. Tiers
La troisième journée de Vodacom Ligue2 en RD Congo s’est poursuivie ce jeudi 26 septembre 2019 au stade de l’Unité d’ Uvira dans le Sud-Kivu. Une rencontre était au programme dans ce stade, et a vu les corbeaux du FC Vivi s’affronter aux Shalalilés de l’OC Muungano.
Pour ce choc de la journée, les corbeaux du FC Vivi ont cette fois été tenus en échec par les Shalalilés (0-0), après les deux succès de suite pour les champions du Sud-Kivu en titre (FC Vivi) depuis le début du championnat.
Dans cette rencontre, les visiteurs (OC Muungano) étaient toujours derrière une première victoire de la compétition pour se relancer, alors que les locaux eux (FC Vivi), cherchaient à conserver leur première place mise sous pression par les équipes du Nord-Kivu, et autres concurrents d’autres provinces dans ce championnat.
Dans cette rencontre Muungano a terminé le match à 10 contre 11 après l’exclusion à la 88e minute de son capitaine Mukamba Badido, après avoir accumulé deux cartons jaunes dans cette rencontre.
Ce match nul de la soirée donne plus d’avantage aux corbeaux d’ Uvira qui suite à ce Résultat devront se contenter de garder la première place avec 7 points pour trois matchs déjà livrés. A ce moment là, les Shalalilés restent loin derrière avec 2 points enregistrés en trois sorties.
Pour cette même compétition, il y a eu match ce jeudi à Goma :
A 13h30, le Daring Club Virunga s’est offert le FC Kasindi par le score de 2-0, dans un match en retard de la deuxième journée, et à 15h30, pour cette même occasion, les Verts et Noirs de l’ AS Kabasha ont prouvé leur suprématie en surclassant l’ AC Capaco de Beni (2-0).
Avec ces victoires, les deux Cadors de Goma (Virunga et Kabasha) totalisent à leur tour 6 points et s’approchent de la tête du classement. ces derniers semblent déjà rivaliser entre-eux à distance avec des résultats similaires : (victoire 2-1 pour chacun à la première journée, puis 2-0 pour les deux équipes lors de la seconde journée).
Notons que pour la quatrième journée, l’OC Muungano accueillera à Bukavu l’équipe de Cadev du Maniema, match prévu pour le 29 septembre 2019, alors que les corbeaux de Vivi devront attendre un peu pus tard pour voyager à Kisangani en date du 13 octobre prochain, pour affronter le CS Makiso.
Eric Shukrani
Le Gouverneur ad intérim du Sud-Kivu inaugurant l’ascenseur de l’hôtel Panorama de Bukavu.
Ça se passe dans la ville de Bukavu. Le Vice-Gouverneur et Gouverneur intérimaire du Sud-Kivu a inauguré l’ascenseur de l’hôtel Panorama de Bukavu.
La cérémonie a eu lieu ce mercredi 25 septembre 2019 en présence de plusieurs invités.
Selon La RTNK captée ce mercredi soir, Marc Malago Kashekere s’est réjoui de l’investissement fait par un fils de la province dans son milieu.
«Vulgariser à l’extérieur et dites à vos amis que Bukavu a quelque part où on peut les accueillir» a dit le Gouverneur après la coupure du ruban.
Tollé à Bukavu
Cette inauguration a suscité des vives réactions dans l’opinion publique au Sud-Kivu. Acteurs sociaux et/ou politiques se sont plaints de l’attitude du Gouverneur qui « qui laisse le bureau pour inaugurer des ascenseurs d’un hôtel qui existe depuis 2014».
«Il y a des choses qui sont parfois ridicules. Comment un Gouverneur peut quitter le bureau avec plusieurs dossiers de la province qui l’attendent et se permettre d’aller inaugurer l’ascenseur d’un hôtel ? Est-ce qu’il comprend le sens même de sa fonction? », se demande un acteur social sur le réseau social Whatsapp.
C’est en tout cas l’étonnement devant une action qui fait plutôt rire plusieurs citoyens.
«Inauguration de l’ascenseur…quelle est cette cérémonie? Les conseillers qui sont ici, svp, mais essayez quand même de conseiller vos chefs. Le jour où on les invitera à inaugurer une piscine ou un salon vous allez les laisser faire?» s’interroge une internaute.
«Nous venons d’inaugurer le tout premier ascenseur dans la ville de Bukavu. Venez vivre l’évolution de la modernité à l’hôtel Panorama!» s’exclame un autre internaute sous un ton railleur.
Visiblement, c’est un geste qui n’a pas reçu l’assentiment de plusieurs Bukaviens qui estiment qu’il y a plus à faire pour un Gouverneur que d’aller inaugurer un ascenseur d’un hôtel alors que la grogne s’observe dans plusieurs secteurs de la vie en province.
Jean-Luc M.






