Goma: poursuite ce mercredi du procès contre 3 policiers accusés du meurtre d’un élève

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Trois éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC) comparaissent depuis ce mardi 10 décembre dans le après-midi, devant le Tribunal militaire Garnison de Goma.

Cette instance judiciaire a ouvert un procès en flagrance contre ces policiers accusés de meurtre de l’élève de 14 ans le mardi matin par balle, lors du début des manifestations populaires au quartier Kasika.

Meurtre, dissipation des munitions de guerre et violation des consignes, telles sont les charges retenues par le Tribunal militaire contre ces trois policiers impliqués dans la mort du Jeune Théophile Bahogwere.

En pleine audience ce mercredi 11 décembre, le deuxième jour, le prévenu Mussa Kapayana Sasita a reconnu avoir tiré des balles, mais a fait savoir qu’elles n’ont tué une personne. Ainsi, le ministère public a posé la question aux prévenus, à quel moment il faut utiliser les armes à feu, mais leurs réponses ne l’ont pas satisfait.

Bien que la partie civile et le ministère public voulaient savoir les numéros matricules des prévenus, ces derniers ont avoué qu’ils ne les ont pas. Ces policiers indiquent qu’ils ne connaissent même pas les numéros de leurs armes, et n’ont jamais eu d’affectation au bureau auquel ils se disaient être attachés. Ces derniers ne savent pas aussi le nombre de cartouches que leurs chargeurs possédaient.

Ce qui a semblé énerver les avocats des prévenus, qui ont demandé au Tribunal de faire une descente sur le lieu du crime pour se rassurer des autres éléments de preuve contre leurs accusations.

Nous voulons que la famille du défunt puisse avoir réparation, en estimant que l’État Congolais est responsable de cet acte, car il a donné des armes aux policiers mais il ne les contrôles pas. Des policiers qui ne savent pas leurs numéros des armes, ils n’ont pas des numéros matricules et ils étaient au Bureau de la police sans affectation. Mais avec tous ces éléments, on peut dire que l’Etat est un responsable indirect de ce crime” dit un avocat de la partie civile.

Mais pour le ministère public, l’Etat Congolais n’a aucune responsabilité, et les policiers doivent être condamnés individuellement pour leurs infractions, dont ils sont les seuls responsables. 

Après ces réquisitoires du Ministère public, le tribunal a suspendu l’audience jusqu’au 21/12/2019.

La ville de Goma s’est réveillée ce mercredi 11 décembre sous une vive tension comme le mardi encore, le jour où ce policier a tiré sur le jeune Théophile Bahogwerhe, bien que le tribunal était en audience sur ce cas. Les rues étaient barricadées à plusieurs niveaux dans les Quartiers Katoyi, Kasika et Majengo.

Henri Baeni, depuis Goma

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