Plusieurs agents de la Société Minière de Bisunzu viennent de déclencher un mouvement de grève pour réclamer leurs arriérés de salaire. Ce personnel de cette société minière disent être victime du non-paiement de ses arriérés de salaire depuis plus de 5 mois. Une situation qui impacte négativement sur leur social en ce temps consacré à la rentrée scolaire en RDC.
Entre temps ce dernier fustige la politique mis en place par les dirigeants de la SMB qui les ont envoyés en congé technique «sans aucune explication valable».
Ils étaient une dizaine d’agents, brandissant des banderoles aux messages de revendication salariale à prendre d’assaut le bureau administratif de la SMB. Ces travailleurs envoyés en congé technique disent traverser des moments difficiles depuis cela 5 mois. Une situation qui n’est pas sans conséquences, comme l’explique l’un de ces responsables de familles
«Nous manifestons devant le bureau de la SMB parce que nous n’avons pas trouvé une solution jusqu’ici. Nous réclamons qu’on nous donne nos droits. Ils ont proposé que tous les agents aillent en congé technique qui n’existe même pas dans le code du travail. Nous resterons ici jusqu’à ce qu’ils nous payent »

Du côté des responsables de la SMB, l’on n’apprécie pas la démarche de ses travailleurs que l’on qualifie de mauvaise foi. Loïc Bounduwe son Directeur Général adjoint renseigne qu’il ne s’agit que d’un mois d’arriérés et non de 6 mois comme les disent les manifestants.
«Maintenant quand on évoque aujourd’hui le 3 septembre, un arriéré de 6 mois de salaire, ceci est absolument contre la bonne foi et un mensonge pur et simple puisque nous avions déjà procédé à la régularisation de deux mois de salaire. Et ces personnes qui réclament 6 mois de salaire pour certains, on peut-être déjà eu 5 mois de salaire versés » explique-t-il.
Signalons qu’une négociation entre le syndicat de travailleurs et les responsables de la SMB sous la médiation de l’inspection provinciale du travail avait eu lieu il y a peu et le non-respect des résolutions de la dite rencontre serait à la base de cette grogne.
Ronely Ntibonera, depuis Goma






