
Après quatre jours de détention des militants du mouvement citoyen lutte pour le changement Lucha décident depuis ce samedi 21 Septembre d’entamer une grève de faim pour dénoncer leur arrestation et exiger leur libération immédiate et sans condition.
Dans les deux maisons carcérales ou ils se trouvent détenus pour le moment.
Ils sont au total 36 activistes dont 13 détenus à la prison centrale Munzenze et 23 autres au cachot du parquet général, Parmi eux figurent des jeunes filles ainsi que des garçons membres de cette structure et une personne vivant avec handicap arrêtée avec sa chaise roulante.
Des organisations de défense des droits humains fustigent l’incapacité des autorités locales à sécuriser les manifestants et les arrestations arbitraires dont sont victimes des militants de la Lucha.
Après l’arrestation des plusieurs militants de la LUCHA, des organisations ont aussi réagi par apport à ces arrestations arbitraires le centre de recherche sur l’environnement de la Démocratie et les Droits de l’Homme (CHREDDHO) vient de réagir à travers un communiqué de presse publié ce samedi 21 septembre à la suite des arrestations et menaces successives commises par les agents de l’ordre contre les militants de la LUCHA lors de leur sit-in organisé en date du 18 et 19 Septembre dernier pour interpeller la maison Airtel au sujet de l’amélioration de la qualité et la réduction des coûts de ses services
Cette organisation de la des droits humains au Nord-Kivu déplore les pratiques de répression des manifestations pacifiques qui veulent refaire surface pendant le régime du président Felix Tshisekedi qui risquent d’étouffer l’élan de la démocratie légèrement observé
Notons que c’est la toute première arrestation des militants de ce mouvement citoyen depuis la prise des fonctions du Président Felix Tshisekedi.
Ces organisations qui veulent exiger la libération de ces jeunes réprimés et arrêtés en pleine manifestation pacifique, promettent aussi de passer à des actions de grande envergure si du moins leurs doléances ne sont pas respectées.
Notons que des manifestations de la Lucha sont projetées dans plusieurs villes pour exiger leur libération de ces militants arrêtés mais aussi continuer à exiger l’amélioration de la qualité des services et la réduction des coûts de ceux-ci
C’est le cas de leurs collègues de Beni ville et territoire ainsi que ceux de Butembo qui ont manifesté depuis 10 heures locales au bureau de la société de télécommunication Airtel pour la même cause et la libération immédiate et sans condition de leurs collègues détenus dans la ville de Goma.
A Bukavu et dans d’autres provinces de la RDC plusieurs manifestations seront organisées dès le lundi 23 Septembre dans le but d’appeler les différentes maisons de télécommunications en provinces au respect strict des accords pris avec ce mouvement
Freddy Ruvunangiza depuis Goma
des acteurs de la société civile environnementale lors de leur manifestation dans la ville de Bukavu. Photo d’illustration, Laprunellerdc.info
Josué Aruna, Président provincial de la Société Civile Environnementale et Agro-Rurale, est sous menace depuis le début de ce mois de septembre.
A en croire Ladislas Witanene, secrétaire administratif de la Société civile environnementale, son président est sous menace sécuritaire depuis le 9 septembre quand les bandits armés étaient venus le visiter dans sa maison mais par grâce les aurait échappé.
Il affirme que les menaces de mort que reçoivent Josué Aruna et sa famille sont liées à son activisme pour la protection de l’environnement.
Suite à l’ampleur du dossier, à la psychose dans laquelle vivent Josué et sa famille, à la suite des paroles proférées par ces malfrats, Ladislas Witanene appelle donc aux autorités à plus de responsabilité afin que la protection et la sécurité de Josué et sa famille soient rassurées et que justice et réparation soient aussi faites.
Josué Aruna est un fervent défenseur de la nature et des valeurs environnementales en RDC il est aussi grand défenseur du patrimoine mondial le PNKB. Sa famille a été visitée en date du 9 septembre par des inconnus armés et qui n’ont cessé depuis lors de lui proférer des menaces de mort. Une plainte contre inconnue avait été déposée par lui mais jusque là aucune suite.
Jean-Luc M.
Vue du Lycée Wima, une école Conventionnée Catholique de Bukavu. Photo d’illustration
Des réactions, on en enregistre toujours depuis quelques heures après le déclenchement de la grève par les enseignants des Ecoles Catholiques et Protestantes dans la ville de Bukavu.
C’est le cas de l’acteur politique et enseignant Fidèle Mugisho qui dénonce le comportement de la Coordination des Ecoles Conventionnées Catholiques mais aussi des enseignants de ce secteur.
«Le chef de l’État vient de décréter l’effectivité de la gratuité conformément à l’article 43 de la constitution, curieusement, les amoureux de la prime cherchent à saboter cette mesure combien salutaire. Je pense que nous tous connaissons bien le comportement des écoles catholiques quant à la prime, celles-ci ont toujours dit que c’est l’intérêt de l’enfant qui passe d’abord avant celui de l’enseignant, voici ce qui se passe ce matin ,il n’y a pas cours dans toutes les écoles catholiques ce mercredi, au motif qu’il y a Assemblée Générale des enseignants, ceci constitue une erreur grave car à part l’État congolais, personne autre ne peut interdire aux élèves d’étudier alors qu’il n’y a même pas grève» se désole Fidèle Mugisho.
Rappelant la résistance des écoles catholiques pour le combat de la suppression de la prime, Fidèle Mugisho suspecte ces gestionnaires d’écoles à vouloir «saboter tout simplement la bonne volonté du chef de l’État et son Directeur de cabinet Vital Kamerhe ».
«En définitif, sachons que la prime est un poison qui a déjà affecté les organes des certains acteurs, pour le faire sortir, il faut une forte dose, cette dose c’est la résistance contre le retour de la prime. Elle ne reviendra plus. Que les amoureux de celle-ci sachent bien que le pouvoir a changé, selon les informations à notre procession on cherche à persuader les parents en leur demandant de faire une contribution pour seulement le fonctionnement. Nous connaissons tous comment sont venus les comités des parents» insiste-t-il.
Avec la gratuité l’enseignement, estime Fidèle Mugisho, le ministère de l’agriculture, pêche et élevage peut déjà lancer deux campagnes(et cela obligatoirement): « Aucun ménage sans élevage et aucun champs non cultivé », car désormais chaque parent qui a plus de trois enfants scolarisés aura la possibilité d’acheter, soit une chèvre, mouton, porc, poule, dindon, engrais par mois.
Rappelons que les enseignants des écoles conventionnées catholiques réunies ce mercredi à l’EP Matendo ont déclenché un mouvement de grève à partir de ce jour. Ces enseignants revendiquent la majoration de leurs salaires et la prise en compte de plusieurs autres revendications.
Jean-Luc M.

Réunis ce mercredi 25 septembre 2019 au Bureau de Coordination de la Société Civile, les acteurs de cette faîtière se sont exprimés sur certaines situations dans la ville.
La situation sécuritaire de leur collègue Julien Namegabe, président du sous noyau de Nkafu, et qui est poursuivi en justice pour avoir dénoncé les spoliations, l’insalubrité dans les abattoirs ont donc attiré leur attention.
Pour ces acteurs, ils disent être prêt à en découdre avec toute autorité qui pense procéder par des menaces et intimidations pour les faire taire. Ils promettent ne ménager aucune énergie pour ça.
«nous saisissons de l’occasion pour mettre ceci au clair, les acteurs de la société civile ne ménageront aucune énergie en cas de menace contre l’un de leurs pour envisager des actions qui s’imposent pour mettre hors d’état de nuire toute autorité qui se retrouverait dans cette situation »
Pour rappel, Julien Namegabe, Président de la société civile sous noyau de Nkanfu est sous menace d’arrestation.
Pour avoir initié la campagne de désobéissance fiscale dans le marché Beach Muhanzi suite à l’insalubrité qui y est observée, cet acteur a été amené en Justice.






