Ghislain Barholere, Filimbi: « Il n’ y a pire misère qu’un peuple qui souffre et qui est conscient de sa souffrance sans réagir. C’est une véritable torture sous anesthésie » – La PrunelleRDC.info

Le coordonnateur provincial du mouvement citoyen Filimbi, Ghislain Barholere appelle les activistes à plus d’engagement même au prix du sacrifice pour parvenir à l’alternance démocratique en RDC. Il l’a dit à l’ouverture de la cérémonie de présentation du livre « une jeunesse africaine en quête du changement ce samedi 23 septembre 2017 à Bukavu. Un livre qui parle des actions et du combat des mouvements citoyens africains. Nous vous proposons l’intégralité de son adresse

Mesdames, Messieurs ;

Chers compagnons et compagnes de lutte,

Chers amis,

Un homme pour qui j’ai un respect sans bornes, un homme qui  a toujours été au service de notre population, un homme qui fait grandement honneur de notre pays à l’étranger, le Dr Denis Mukwege pour ne pas le citer, a dit ceci :

« Il n’ y a pire misère qu’un peuple qui souffre et qui est conscient de sa souffrance sans réagir. C’est une véritable torture sous anesthésie ».

Chers compagnons de lutte des mouvements Filimbi, Lucha et de la société civile vous n’êtes pas  de cette partie de notre peuple qui souffre sans réagir. C’est la raison pour laquelle je suis très fier d’être parmi vous aujourd’hui. Fier de dire ce mot d’ouverture d’un évènement qui présente la sortie du livre « Une jeunesse africaine en quête du changement »  publié aux éditions du GRIP en Belgique en collaboration de nos collègues de Y’EN A MARRE du Sénégal et BALAI CITOYEN du Burkina-Faso.

Eh bien les amis, c’est le moment de le redire : aucun changement n’est possible sans l’engagement. Sans le combat des hommes et de femmes, parfois au péril de leur vie. C’est la quintessence du message de ce livre que je vous invite à lire et à diffuser largement. Un message qui fait écho à notre lutte ici au Sud-Kivu et en RDC pour l’avènement de plus de démocratie et de bien-être pour tous. Chers amis, je ne sais pas quels sentiments vous procure cette rencontre.

Pour ma part en plus du plaisir de vous retrouver tous, les compagnons des diverses provinces de notre pays, j’éprouve (comme je le disais) la fierté d’appartenir à nos mouvements citoyens. Pourquoi ? Parce qu’ils sont effectifs et actifs sur le terrain.

Parce qu’ils contribuent efficacement à faire changer les choses.  Ceux qui piétinent la dignité de notre peuple savent que nous sommes là. Que nous sommes des vaillantes sentinelles. Que nous sommes des combattants de la liberté. Eh bien, je peux vous le dire sans triomphalisme, l’audace a payé, ils nous craignent.

Chers amis, vous le savez, pour arriver à ce résultat, il nous a fallu avoir un sacré culot pour oser nous opposer à la mauvaise gouvernance. Du culot et un bon zeste de passion pour ce que nous faisons au quotidien, le tout agrémenté d’un sens élevé des responsabilités.  C’est sur ces valeurs que je voudrais conclure ce mot d’ouverture de notre vernissage, en vous rappelant la noble mission que vous avez à l’égard de notre nation. En communiant avec nos compagnons de lutte des différents mouvements sociaux emprisonnés çà et là dans les provinces de notre pays.

En félicitant chacun et chacune d’entre vous pour son courage et sa persévérance, En ayant une pensée combattante pour les  autres leaders de nos mouvements, Je pense ici particulièrement, pour ce qui concerne Filimbi,  à Floribert Anzuluni,  Franck Otete  et Yangu Kiakwama qui continuent la lutte tout en étant retenus dans la diaspora.

Comme le disait une fois de plus notre cher Dr Mukwege :  « le combat sans merci que nous devons mener contre les antivaleurs et pour la dignité de notre peuple ne peut être singulier. Il doit être pluriel, collectif, national, africain, mondial. C’est à ce prix que notre victoire sera transformatrice et  durable. C’est à ce prix que nous quitterons un jour ce monde, en laissant aux générations à venir une planète meilleure que celle dans laquelle nous avons vécu ».

Chers compagnons de lutte, voilà notre responsabilité. Voilà notre combat. La victoire est certaine.

Le bâtiment de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu dans la ville de Bukavu

Les députés provinciaux Sud-Kivu n’ont pas dérogé à la règle ce 30 septembre. Comme sur l’ensemble du territoire national, ils étaient présents à l’hémicycle provincial pour la cérémonie officielle d’ouverture de la session de septembre. Une session essentiellement budgétaire.

Le président du bureau de l’organe délibérant, Zacharie Lwamira qui a officiellement présidé l’ouverture de la session est passé en revue les matières qui seront traitées au courant de la dite session.

C’est entre autres, le vote du budget exercice 2020 du gouvernement provincial, l’audition des rapports de commissions parlementaires menées en province, la présentation et l’audition des rapports de vacances parlementaires des députés et plusieurs autres matières similaires à celles de la récente session parlementaire.

Au cours de la cérémonie d’ouverture, le président du bureau de l’Assemblée provinciale est revenu sur l’actualité de la province en évoquant le point sur les incendies à répétition observés ce dernier temps dans la ville de Bukavu.

Zacharie Lwamira est aussi revenu avec insistance sur la question de la gratuité de l’enseignement prônée par le président de la République en montrant que l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu soutient à 100% cette gratuité et a adressé un message aux enseignants en grève pour leur demander de rentrer à l’école et mettre fin à cette grève car dit-il  »  il est temps de se mettre au travail ».

Dans son discours d’ouverture, Lwamira a réaffirmé la détermination de l’organe délibérant de faire un contrôle parlementaire dans le détournement des fonds alloués à la campagne de distribution de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à la Division Provinciale de la Santé et a exhorté tout le monde à une franche collaboration avec son équipe dans la collecte des informations y afférentes.

Signalons que cette rentrée parlementaire de ce lundi a connu une présence non discrète de Mushi Bonane qui se réclame avoir été élu dans la Ville de Bukavu et dont l’arrêt du Conseil d’État a validé, selon ses dires une position contestée par plusieurs députés provinciaux en contentieux avec lui au Conseil d’Etat.

Bertin Bulonza

Le stade de la Concorde lors d’une séance d’entrainement de l’Académie Schaux Sport. Ph.Laprunellerdc.info

Le championnat de l’Entente Urbaine de Football de Bukavu ouvre ses portes ce mardi 1 octobre 2019 pour son édition 2019-2020, après le premier report de son coup d’envoi qui devrait avoir lieu depuis le 25 septembre 2019. Au programme, deux rencontres sont prévues ce mardi : l’ AS Mozende (tenant du titre) accorde son hospitalité au FC Texas, pour l’ouverture.

La rencontre de 15 h30 entre l’équipe du FC Ciriri Sport et celle du FC Régi Sport va clôturer cette première soirée de la fête du football Bukavien.

Pour la suite des hostilités, la rencontre de ce mercredi entre OC Tonfa et AS Aigle-Vert risque d’ être reportée, car ce même mercredi 2 octobre une rencontre de Vodacom Ligue2, entre Etoile du Kivu et AC Capaco de Beni est au rendez-vous au stade de la Concorde.

Le jeudi 3 octobre prochain, AS Ruzizi affrontera l’Académie Rangers à partir de 13h30, suivies de l’explication de 15h30 entre la JSBU (Ex Ajax) et US Bilombe.

Pour le vendredi 4 octobre, le FC Dynamic jouera le FC Etoile de l’Est à 13h30, et à 15h30  le FC Puma affrontera JS Muhumba.

Les choses sérieuses commencent donc dans la ville de Bukavu, pour ce qui est du championnat local, une hypothèse jusque-là loin d’être concrète, vue le climat qui règne entre les clubs et l’Entente de Bukavu.

Notons que jusque-là certaines équipes contestent le début de l’exercice prochain. Ces derniers réclament des élections au sein de l’Entente Urbaine de Football de Bukavu, des élections qui divisent l’opinion sportive dans la ville de Bukavu. Espérons que les équipes ne vont pas boycotter ce coup d’envoi. 

Eric Shukrani

Justin Mastaki, élu (UNC) de Bukavu lors de sa conférence-débat dans la salle Materdei de Bukavu.

Au cours d’une conférence-débat tenue ce samedi 28 septembre 2019 dans la grande salle de la paroisse Mater Dei de Muhungu en commune d’Ibanda, le député Justin Mastaki Namegabe a affirmé que la procédure légale requiert un délai de préavis avant de déclencher une grève.

Ce qu’il regrette que les enseignants n’ont pas fait, et ont préféré se plonger dans la précipitation.

«Cette grève a été brutale et inopportune, parce qu’il n’y a eu aucun préavis qui a été donné par les enseignants. Ils auraient dû établir un cahier de charges et le transmettre au gouvernement avec un délai précis. Une grève sans préavis est une grève sauvage.

Il y a des démarches au niveau du gouvernement, et nous sommes en session parlementaire budgétaire.

Ils devraient attendre voir l’enveloppe qui sera allouée au secteur de l’enseignement pour pouvoir conclure que leurs revendications ne seront pas satisfaites » a-t-il précisé.

Au cours de cette conférence, cet élu de Bukavu a indiqué que la population congolaise a tant souffert pendant les régimes précédents, c’est pourquoi selon lui, le gouvernement actuel est entrain de tout mettre en oeuvre pour matérialiser la gratuité de l’éducation de base, que rappelle-t-il, est une obligation constitutionnelle.

Justin Mastaki appelle les uns et les autres à barrer la route à toute personne qui veut mettre en échec cette gratuité, et rappelle que le gouvernement est prêt à budgétiser d’autres enseignants qui sont les NU et les NP afin qu’eux aussi puissent commencer à toucher leur salaire.

Il appelle le gouvernement à construire d’autres écoles pour éviter une grande popularité dans les classes, et que tous les enfants aient accès à la gratuité.

Claude Musengero

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