Le député National Jean-Marie Bulambo Kilosho était face à la presse de Bukavu ce dimanche.
Celui-ci est revenu sur tous les sujets de l’heure en République Démocratique du Congo et spécialement de sa province, le Sud-Kivu.
A la question sur les relations que l’élu de Bukavu entretient avec l’actuel Gouverneur du Sud-Kivu actuellement après une vague des critiques lors de la sortie de son premier gouvernement provincial, Bulambo y a répondu en mettant en garde l’actuel gouverneur sur les conséquences des frustrations issues de sa gestion des uns et des autres.
« La province du Sud-Kivu nous appartient à nous tous et n’est pas le patrimoine de tel ou de tel. Tous ceux qui se succèdent là sont des locataires et à un moment donné ils cèdent la place à d’autres. Le gouverneur était venu e voir le dimanche et on en a parlé. Parce que moi je suis de nature à ne jamais aller dans le dos de quelqu’un pour lui dire ce que je pense…qu’il s’agisse de tous les gouverneurs qui se sont succédés ici, on a jamais jeté des peaux de bananes à qui que ce soit pour qu’ils viennent y glisser. Nous les avons accompagnés avec leurs qualités et leurs défauts » dit –il.
Celui-ci est revenu sur le débat autour de la création de la province ELILA réclamée par certains notables de la province du Sud-Kivu. Il faut éviter des frustrations, insiste-t-il.
« Avec cette exigence de savoir que l’homme que nous dirigeons a changé ; celui d’hier n’est plus le même aujourd’hui et ne plus que l’homme chaque dirigeant doit intérioriser l’exigence des changements qui conduisent à sa maturation nous met en difficulté de gestion et chaque dirigeant doit intérioriser cette exigence de gestion administrative et politique de l’État. Parce que quand vous devez laisser des gens dans la frustration, ça conduit à ce que nous vivons. Il va faire autant d’années que nous étions Kivu Unique (Grand Kivu) avec le Nord-Kivu comme district, le Maniema comme district, le Kivu central comme district et le Sud-Kivu avec Uvira comme district. Il va faire autant d’années depuis qu’on va faire l’expérience à travers le Nord-Kivu et le Sud-Kivu et quand ceci est concluant on prend une loi portant découpage territorial de la RDC qui élève les districts en province et en dépit de cela nous avons continué à demeurer ensemble et c’est en cours de route que des voix ont commencé à se lever pour dire que nous voulons la province de l’ELILA. Parce que quelque part ce bien là n’est plus géré comme notre bien à nous tous et c’est devenu le bien d’un individu. Cette revendication sort de quelque part donc la frustration des uns que la gestion collective doit éviter. Il n’y avait pas un problème de désamour. Nous, nous prenons toujours les évènements avec sportivité. J’ai fait observer que ce qui s’est passé était anormal avec cette présomption d’innocence, peut-être aux autres et dire que quand ils se rendent compte que ceux qu’ils ont fait est mauvais, qu’ils corrigent. Le fait de ne pas corriger, voilà déjà les voix qui s’élèvent pour demander que le Sud-Kivu se sépare du Kivu Central. Est-ce que c’est cela que nous voulons tous ? Non !mais c’est la voix des frustrations qui fait cela » explique Bulambo Kilosho.
Le deuxième vice-président du regroupement Alliance des Bâtisseurs pour un Congo Émergent recommande au gouverneur du Sud-Kivu de corriger les erreurs, notamment en excluant son parti le PANADER dans la gestion de la province.
« Je voudrai en profiter ici pour dire que le Sud-Kivu dans son format actuel s’il ne se gère pas sur base consensuelle, le résultat sera celui-là. Parce qu’il n’y a pas que des gens qui demandent qu’on se sépare c’est la loi portant découpage territorial qui élève le Sud, le Kivu Central, le Nord et le Maniema en provinces et que l’on doit chercher maintenant à mettre en pratique. Parce que les uns ont accumulé des erreurs et je suis là que chacun me voit avec le Panader avec la bonne volonté car le Panader n’est pas un parti à négliger en province et celui qui le fait, moi je préfère le laisser devant ses responsabilités et avec Claude Nyamugabo j’entretiens des relations de grand-frère à petit frère. Moi je suis le grand-frère et en grand-frère comme je ne parlerai jamais dans son dos je lui dis qu’il faut corriger des erreurs, un point. A lui la liberté de corriger ou de ne pas corriger » conclut Bulambo.






