La nouvelle qui circulait depuis déjà plusieurs jours dans les réseaux sociaux et qui paraissait toujours comme une rumeur a été confirmée par un communiqué de l’UA qui dit ne pas reconnaitre le comité exécutif de l’UPJ dirigé par la Congolaise.
L’organisation explique que cette décision est venue après différentes pétitions déposées au département de la jeunesse dénonçant des irrégularités dans la réélection de Francine Muyumba pour un second mandat.
«Des représentants de seulement 29 des 55 États membres de l’UA étaient présents au Congrès. Il était donc difficile d’établir si le quorum était atteint. 10 des 29 États membres présents ont boycotté l’élection en raison d’allégations de manipulation du processus électoral”, explique le communiqué de l’organisation africaine. Par conséquent, poursuit le texte, « la Commission souhaite informer le public que le Comité exécutif actuel n’est pas reconnu par la Commission de l’Union africaine. Alors que nous continuons à revendiquer des idéaux de gouvernance démocratique à travers l’Afrique, nous sommes conscients de la nécessité d’enchâsser cela dans notre jeunesse et nous ne soutiendrons aucun processus qui sape les processus légitimes ».
Cette nouvelle est un coup dur contre la congolaise qui s’était déjà construit une image de marque même sur les réseaux sociaux.
Personnalité controversée dans le pays surtout à cause de ses prises de position politiques en faveur du régime actuel, Francine Muyumba est désormais dans des sales draps sur le continent Africain et il n’est pas sûr qu’elle s’en sorte indemne et rapidement.
Très scrutée par les opposants et des citoyens congolais hostiles au pouvoir de Kinshasa, elle est aujourd’hui l’objet de moquerie venant de tous les côtés dans les réseaux sociaux parlant d’un « schéma de tricherie de la Kabilie qu’elle n’a pas su imposer en Afrique ».
« Les africains semblent avoir compris le message de Mosengwo que les médiocres doivent dégager » peut-on encore lire dans des groupes sur le réseau social Whatsapp.
Pourtant lors de sa dernière réélection à la tête de l’Union Panafricaine de la Jeunesse le 20 décembre 2016 à Khartoum, Francine Muyumba Furaha, avait justifié sa réélection par son bilan « positif ».
Un bilan positif que ne semble reconnaitre plusieurs jeunes congolais qui, visiblement a lieu de regretter se réjouissent de la nouvelle d’invalidation de l’élection de la compatriote. Un autre coup dur car il est clair en ce moment que le pays ne semble pas prêt à s’unir autour d’elle.
En attendant la fin du feuilleton et les démarches des uns et des autres, c’est bien une image qui s’en va ou qui est en voie de s’en aller et Francine Muyumba doit être extrêmement forte pour s’en relever. Se relever pour aller où ? Jouer maintenant le jeu à côté des siens en RDC ? C’est une autre page qui risque de s’ouvrir.
Adonis Lubambo
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