Le mwami des Barundi de la plaine de la Ruzizi au Sud-Kivu au Forum sur la paix, la cohésion sociale qui se tient à Bukavu. Ph. Laprunellerdc.info/Janvier Barhahiga
Le mwami des Barundi de la plaine de la Ruzizi, participant au Forum sur la Paix et la cohésion sociale qui se tient à Bukavu regrette l’insécurité qui continue dans sa chefferie malgré ses différentes alertes auprès des autorités civiles militaires du Sud-Kivu
« Il y a de groupes armés locaux et étrangers qui traversent la rivière Ruzizi en provenance des pays étrangers pour notre milieu, nous donnons à qui de droit le rapport et nous attendons jusqu’aujourd’hui la solution, mais très sincèrement la population en souffre. Il y a des groupes armés locaux qui tantôt, enlèvent les gens, volent le bétail et empêchent les habitants à vaquer à leur occupation champêtre. »
Ces groupes armés emportent tout à leur passage et passent pour des coupeurs de route sans être inquiétés par qui que ce soit.
« Aujourd’hui c’est devenu une grande chance et hasard de quitter Uvira vers Bukavu en passant par la plaine de Ruzizi et vice versa. La plupart de gens prennent ce risque de voyager dans la route nationale numéro 5 avec beaucoup de risque car la plupart ne sont pas sûrs s’ils vont arriver à destination et vice versa parce que ces groupes qui sèment la terreur cherchent argent, médicaments et vivres ; pour dire que la situation et déplorable »
Les efforts se font au niveau de la base dans le comité local de développement pour défier les acteurs de l’insécurité mais rien ne peut se décider, soutient notre interlocuteur.
« Nous sommes à la tête des comités locaux de sécurité de proximité et nous essayons de convoquer des réunions avec les militaires et les policiers pour chercher de solutions et nous en tant que civils nous ne pouvons pas nous donner cette charge et nous faisons des rapports et nous espérons qu’un moment à l’autre la solution peut nous parvenir »croit-il.
Il recommande à la population d’être très coopérative et à collaborer avec les autorités civiles et militaires afin de stopper l’avancée de ces groupes armés.
« Les jeunes qui appartiennent à ces groupes vivent dans notre société. Sur ce, je demande aux habitants de les dénoncer ; de même ces étrangers qui envahissent notre milieu je conclu par le gouvernement en demandant que nous avons soif de la paix dans notre milieu. Il doit vite intervenir vite si possible » recommande le Mwami Richard Nijimbere Ndabagore 3.
Pour rappel, le Forum sur la paix, la cohésion sociale et la prévention des conflits électoraux a débuté le mardi 13 novembre 2018 à Bukavu. Il entre dans un projet qui vise à renforcer la cohésion sociale en incluant les femmes et le groupes marginalisés dans les communautés de six territoires prioritaires de l’Est de la RDC à savoir Walungu, Kabare, Kalehe et la ville de Bukavu pour la province du Sud-Kivu et le territoire de Masisi et la ville de Goma pour la province du Nord-Kivu.
Il vise aussi principalement à mettre ensemble les habitants de ces zones surtout en rapprochant les gouvernants et gouvernés pour des solutions idoines aux conflits qui les écument.
Les organisateurs et participants disent être déterminés à trouver des solutions aux conflits qui divisent des communautés et à obtenir une paix durable dans les régions de l’Est de la République Démocratique du Congo. Un forum qui se clôture ce jeudi 15 novembre 2018.






