Vue Minembwe, territoire de Fizi. ©Laprunellerdc.info
Sous l’égide de l’administrateur du territoire de Fizi , Mr Kawaya Mutipula Aimé, les communautés Banyamulenge, Fulero, Nyindu et Bembe viennent encore une fois de jurer pour le rétablissement de la paix et la cohésion sociale.
Réunis dans la grande salle de la commune rurale de Minembwe pendant trois jours soit du Mardi au jeudi, les notables de toutes les communautés locales, les leaders d’opinion, les membres de la société civile de Minembwe et les cadres de la Monusco ont accepté cette fois de ne plus recourir à la violence en cas d’un probable conflit.
Ils ont pris plusieurs décisions dans un acte d’engagement qui a sanctionné ces assises.
Dans ce document, les communautés en conflit promettent, toutes, de sensibiliser leurs fils à déposer les armes, de collaborer avec l’armée dans le désarmement des groupes armés et de ne remettre la redevance qu’aux autorités coutumières et non aux éléments armés.
Pour l’administrateur du territoire de Fizi, c’est ça la principale cause de déclenchement des hostilités à Lulenge.
«La solution est maintenant trouvée, la redevance c’est le droit reconnu aux chefs coutumiers, les participants ont compris cela », renchérit le numéro un de Fizi.
Présents dans cette rencontre, le chef de secteur de Lulenge, celui de Tanganyika et l’autre de Nganja se félicitent des pardons que les communautés ont accepté de s’accorder en dépit des dégâts enregistrés pendant des tensions.
Les représentants des communautés se réjouissent également de la sérénité qui a marqué ce dialogue.
«Notre communauté Banyamulenge s’est engagée à déposer les armes .Si nous avons pris les armes, c’était dans le cadre d’auto-défense car ça fait environs dix ans que nous sommes menacés par les Maïmaï. À Rugezi, nous avons décidé de déposer les armes, nous le confirmons dans cette réunion aussi », explique Bikino Mitabo, notable de la communauté Banyamulenge.
Du côté de la communauté Bafulero, c’est le même sentiment.
Pour Bandeko Namuhenda Pascal, président de la communauté Bafulero à Minembwe il n’y a plus de doute.
« Nous avons pris aussi l’engagement de déposer les armes et nous sommes rassurés d’y arriver en sensibilisant nos citoyens», dit-il.
Notez que les femmes présentes ont également manifesté leur volonté à contribuer pour le retour d’une paix durable entre communautés des Hauts et Moyens plateaux.






